{"product_id":"105637","title":"Je pense à K ","description":"\u003ccenter\u003e\u003cdiv style=\"text-align:center\"\u003e\u003cimg src=\"https:\/\/tmgdisk01.cafe24.com\/images\/vs\/4172\/sv\/3jYHQoAQlkTL38hfJvgMLtni23m61Q.png?v=1765123502\" style=\"max-width:100%;max-height:10px\"\u003e\u003c\/div\u003e\u003c\/center\u003e\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\u003ccenter\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:95%\"\u003e\n\n\u003cdiv style=\"text-align:center;font-size:30px;font-weight:bolder;line-height:1.6em\"\u003e Je pense à K \u003c\/div\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003cdiv style=\"border-bottom:1px;border-bottom-style:dotted;border-color:;padding-bottom:20px\"\u003e\u003ccenter\u003e\u003ctable align=\"center\" width=\"100%\"\u003e\u003ctbody style=\"border:0px\"\u003e\n\n\u003ctr\u003e\u003ctd align=\"center\" style=\"line-height:1.2em;text-align:center;font-size:18px;color:black;font-weight:bold;padding-bottom:20px;\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\n\n\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"text-align:center\"\u003e\u003cimg src=\"https:\/\/image.yes24.com\/goods\/101505214\/XL\" style=\"max-width:100%;height:auto\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\n\n\n\u003c\/tbody\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\u003c\/div\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:95%;{split_style6}padding-top:20px;padding-bottom:20px\"\u003e\n\n\u003cdiv style=\"text-align:left;font-size:16px;font-weight:bold;padding-bottom:20px\"\u003e Description \u003c\/div\u003e\n\n\u003cdiv style=\"text-align:left;word-break:break-all;font-size:14px;line-height:1.6em;\"\u003e\n\n\u003cdiv\u003e\u003ch5\u003e \u003cb\u003eIntroduction au livre\u003c\/b\u003e\n\u003c\/h5\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cdl\u003e\n\u003cdt\u003e Un mot du médecin\u003c\/dt\u003e\n\u003cdd\u003e\n\u003cdiv\u003e La Corée du Sud vue par ceux nés dans les années 90\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e Le discours sur la génération Y (ou génération Y) aborde généralement le rôle des consommateurs nés dans les années 1990. \u003cbr\u003eCe livre rassemble les témoignages de ceux qui sont nés dans les années 1990, en tant qu'acteurs politiques et citoyens.\u003cbr\u003e Que représente la Corée du Sud pour les personnes nées dans les années 1990 ? Nous explorons le présent et l’avenir de la Corée du Sud à travers la parole des jeunes sur la démocratie, les examens d’entrée à l’université et le nationalisme.\u003cbr\u003e\n\n\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003cspan\u003e11 mai 2021.\u003c\/span\u003e \u003cspan\u003eDirecteur de la production sociale et politique : Son Min-gyu\u003c\/span\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003c\/dd\u003e\n\u003c\/dl\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cdiv\u003e \u003cb\u003eTerre de fierté et de stress, de désir et de contrôle\u003cbr\u003e Quelle est la réalité de la « fièvre K » en Corée ?\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Ce livre prouve que les succès fulgurants de la Corée du Sud, qui ont conquis le monde et attiré l'attention, ainsi que notre propre stress, notre frustration et notre volonté de suivre le rythme de la pyramide, ont les mêmes racines.\u003cbr\u003e Les deux ne sont jamais des éléments séparés.\u003cbr\u003e Cette fierté et ce stress constituent la nature étrange et contradictoire de la République de Corée elle-même, ce qui fait que le « K » se dresse fièrement dans le monde tout en nous tourmentant.\u003cbr\u003e \u003cbr\u003ePourquoi la génération des années 90, dans ce pays, affiche-t-elle un comportement si combatif, résigné et imprévisible ? Que nous apprennent les réussites et les limites du confinement en Corée ? Que suggère la montée rapide du nationalisme et du multiculturalisme en Corée, et qu’avons-nous négligé dans ce débat ? Qui sont exactement les « 386 » dans notre société, et pourquoi nous provoquent-ils autant de confrontations et de divisions ? Enfin, quels sont les problèmes de notre système éducatif et d’accès à l’université ?\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Ce livre est une exploration complète de l'essence de la théorie générationnelle et des avantages et inconvénients de la génération 386, ainsi que des théories de l'éducation et de l'État qui ont bouleversé la société coréenne, basée sur les connaissances et la vision uniques d'une personne née dans les années 1990.\u003cbr\u003e L'analyse de l'auteur ne se contente pas de défendre ou de critiquer hâtivement chaque point, mais offre une perspective nouvelle en examinant de près ses origines et son contexte historique mondial. \u003cbr\u003eEn ce sens, la lecture de ce livre constituera la première étape vers une véritable compréhension des dynamiques hautes en couleur de « K ».\u003cbr\u003e\n\n\u003c\/div\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003cul\u003e\u003cli\u003e Vous pouvez consulter un aperçu du contenu du livre.\u003cbr\u003e \u003cspan\u003eAperçu\u003c\/span\u003e\n\n\u003c\/li\u003e\u003c\/ul\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cbr\u003e\u003cdiv\u003e\u003ch5\u003e \u003cb\u003eindice\u003c\/b\u003e\n\u003c\/h5\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\n\u003cdiv\u003e introduction\u003cbr\u003e Le chaos en Corée │ Mondialisation et informatisation : des changements globaux │ Informatisation intensive : hyperconnectivité et systèmes omnipotents\u003cbr\u003e │ La Corée dans les rapides │ Pensées pour K\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Chapitre 1 : Qui sont les personnes nées dans les années 90 ?\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Comment sont-ils devenus les jeunes adultes qu'ils sont aujourd'hui ?\u003cbr\u003e Le champ de bataille de la génération des années 90 : Internet et contenu │ La vague de mondialisation et l’avènement d’une économie duale │ Le poids de la pyramide : la stratification\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e L'essor de l'information : contenu et communauté\u003cbr\u003e L'aggravation de la dépression collective : l'ère des médias sociaux │ Immersion dans le contenu et émergence de la culture des fans\u003cbr\u003e │ Communauté en ligne, ou communauté de soutien\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Les valeurs, ou leur absence, des personnes nées dans les années 90 \u003cbr\u003eÉchelles de statut, paradis des sens │ La génération des années 90 est-elle individualiste ? │ S'enrichir rapidement : « La vie, c'est soit le fleuve Han, soit sa vue. » │ Une « génération juste » ? │ La génération des années 90 peut-elle jouir d'une stabilité sociale et d'un sentiment d'accomplissement ?\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Chapitre 2 : Ce que la quarantaine coréenne nous apprend\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Comment la Corée du Sud réagit au virus\u003cbr\u003e Le triomphe de l'industrie manufacturière : des équipements de haute technologie aux masques │ Le triomphe de la mobilisation générale │ La manipulation numérique : étouffer l'action par la pression sociale │ Chine, SRAS et COVID-19 │ Les questions soulevées par la « nation en quarantaine »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Crise nationale et renaissance : 1990-2020\u003cbr\u003e La dureté du désordre : dans le vide de l’État │ Les années 2010 : l’État face au dilemme │ Souveraineté ressuscitée et Asie de l’Est │ Le virus disparaît, mais l’État demeure\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Chapitre 3 : Du nationalisme et du multiculturalisme\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Murmures à l'âme : Sur la nation et le nationalisme \u003cbr\u003eLa nation existe-t-elle ? │ Tribalisme : passion intérieure │ L’État-nation comme partenariat optimal │ Tribalisme « politiquement correct » : élites cosmopolites dans les métropoles mondiales │ La Corée et le nationalisme coréen │ Sommes-nous « nous » au-delà de la ligne de démarcation militaire ? : division et reconstruction de la nation\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e « Le multiculturalisme coréen » vu d’en bas\u003cbr\u003e Souvenirs du paradis du kimbap à la gare de Jochiwon │ Les « villes internationales » du Chungcheongnam-do │ Un regard sur la double mondialisation │ L'histoire de L │ L'histoire de Y │ Comment percevoir le multiculturalisme coréen ? │ La Corée dans le monde, le monde en Corée\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Chapitre 4 : Les chroniques de la génération 386 en Corée du Sud\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e De Park Chung-hee à Chun Doo-hwan : La formation de 386\u003cbr\u003e Le berceau : les années 1970 │ Gwangju : un tournant majeur │ Une idéologie fondée uniquement sur les antithèses\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Théorie révolutionnaire néo-traditionaliste : 386 dans un contexte historique mondial\u003cbr\u003e Le passé remémoré, la résurrection de la religion │ Une nation pure et des agents du mal : des révolutionnaires dans une économie duale  \u003cbr\u003e│ « La révolution ne sera pas terminée tant que nous ne serons pas retournés à la campagne » │ Le « 386isme » était une erreur dès le départ │ D'un jeune homme qui rêvait de révolution à une nomenklatura\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Entre monde développé et monde colonial : succession de classes et doublepensée\u003cbr\u003e Les défis et les défaites de la Nouvelle Droite │ L'ère Moon Jae-in : la génération 386 en première ligne et sa confusion │ Ceux qui ne se tournent pas vers le passé\u003cbr\u003e Ni froid ni chaud : la double pensée et la double vie de 386\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Chapitre 5 : Les examens d'entrée et l'essence de l'éducation\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Le désir de réussite, l'illusion de la réforme : les examens d'entrée à l'université vus par les étudiants\u003cbr\u003e L’éducation coréenne et sa « dualité » │ Le chaos engendré par l’éducation « progressiste » │ L’ère de la succession héréditaire illimitée inaugurée par le système des responsables des admissions\u003cbr\u003e Chaque jour est une compétition : Admissions basées sur la vie étudiante et les notes │ Pour une méritocratie « qui fonctionne correctement »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Suggestions sur les origines du système de classement académique et la transformation de l'éducation \u003cbr\u003eL’éducation prussienne et l’université intégrée américaine │ Mondialisation et crise universitaire │ Pourquoi les antécédents académiques existent-ils ?\u003cbr\u003e Pourquoi le parcours universitaire pose-t-il problème ? Les inévitables réformes universitaires.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Remerciements\u003cbr\u003e Références et lectures complémentaires\u003cbr\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cbr\u003e\u003cdiv\u003e\u003ch5\u003e \u003cb\u003eDans le livre\u003c\/b\u003e\n\u003c\/h5\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\n\u003cdiv\u003e\n\u003cdiv\u003e Quels éléments de la société coréenne lui ont permis de se placer à l'avant-garde des courants de son temps ? Une structure hiérarchique qui conçoit la société comme une entité unique et classe chacun ; une volonté de s'élever au sein de cette pyramide, rejetant toute hiérarchie ; un collectivisme actif qui cherche à suivre la norme et à inciter les autres à faire de même ; une vision contradictoire de l'État qui se plaint de son incapacité à subvenir aux besoins de la population tout en se croyant capable de tout fournir ; une mentalité dualiste qui croit devoir gagner sa place par la moralité tout en désirant par-dessus tout la réussite sociale. \u003cbr\u003ePeut-être ces éléments de la culture coréenne, confrontés aux changements de la mondialisation et de l'informatisation, ont-ils créé quelque chose d'unique dans cette société, la propulsant vers l'avenir.\u003cbr\u003e ---Extrait de la « Préface »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Le personnage de K semble parfaitement adapté à cette époque troublée, car il contribue à la confusion plutôt que d'être clairement compris en lui-même.\u003cbr\u003e Et la conscience ascendante, la hiérarchie, la pensée axée sur la rapidité et les fortes capacités nationales sous-jacentes à K semblent parfaitement adaptées au monde d'aujourd'hui, créé par le torrent de la mondialisation et de l'informatisation.\u003cbr\u003e Comme mentionné précédemment, ces facteurs ont également donné lieu au phénomène étrange et déroutant de l'ascension fulgurante de K à l'échelle mondiale.\u003cbr\u003e Par conséquent, comprendre K peut nous donner des indices pour comprendre le monde d'aujourd'hui, et inversement, essayer de comprendre le monde d'aujourd'hui peut aussi nous révéler qui nous sommes. \u003cbr\u003e---Extrait de la « Préface »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e La raison pour laquelle l'intensification des conflits sociaux et le développement de l'industrie du contenu peuvent être considérés comme les deux faces d'une même pièce se trouve dans le contenu qui s'est développé au cours des années 2010.\u003cbr\u003e Les contenus apparus dans les années 2010 reflétaient un degré important de conflit, quel que soit le genre.\u003cbr\u003e Dans le domaine de la musique populaire et du divertissement, les classements musicaux et les émissions de télé-crochet sont devenus des champs de bataille où se déroule constamment une concurrence féroce entre les fans et les sociétés de divertissement.\u003cbr\u003e Les romans en ligne sont plus « coréens » que jamais, captivant les lecteurs avec des histoires d'ascension sociale, de luttes dans un monde hostile et de stress lié à la compétition.\u003cbr\u003e Bien que dans une moindre mesure que les romans en ligne, les webtoons ont également connu une tendance similaire. \u003cbr\u003eÀ mesure que les changements de contenu se reflètent, des changements dans les modes de consommation sont également observés, les communautés en ligne concurrentes s'engageant de plus en plus dans des conflits autour du contenu et des plateformes, tentant d'exercer une réelle influence.\u003cbr\u003e ---Extrait du chapitre 1 : « Qui sont les personnes nées dans les années 90 ? » et « Comment sont-elles devenues les jeunes adultes d’aujourd’hui ? »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Le caractère conflictuel des contenus en Corée dans les années 2010 découlait de l'émergence sans précédent d'Internet au cœur de la production et de la consommation de la culture populaire. La prolifération des smartphones, après l'essor des ordinateurs personnels, a estompé la frontière entre le monde virtuel et le monde réel, comme expliqué précédemment. Ce phénomène, particulièrement chez la génération née avec le numérique, a favorisé une tendance à réagir plus rapidement, plus intensément et plus fréquemment aux événements survenus en ligne.\u003cbr\u003e Cela a entraîné une expansion rapide des interactions entre les producteurs de contenu, les fournisseurs et les consommateurs. \u003cbr\u003eLes consommateurs pouvaient donner immédiatement leur avis sur ce qu'ils avaient aimé ou non dans le contenu qu'ils avaient consulté.\u003cbr\u003e Dans certains cas, ces retours d'information ont été amplifiés à un niveau collectif, exerçant une influence considérable sur les producteurs et les fournisseurs de contenu.\u003cbr\u003e Les préférences des consommateurs sont naturellement devenues plus agiles, et les fournisseurs ont dû créer un contenu répondant beaucoup plus efficacement qu'auparavant aux désirs immédiats des consommateurs.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 1 : Qui sont les personnes nées dans les années 90 ? », extrait de « La vague déferlante d'informations : contenu et communauté »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e À mesure que le contenu évoluait grâce aux interactions avec les consommateurs nés dans les années 90, le nouveau contenu coréen a acquis une popularité internationale.\u003cbr\u003e La raison principale résidait dans l'interaction rapide entre consommateurs et producteurs, et le résultat d'une concurrence féroce, qui a conduit à une augmentation qualitative considérable du contenu individuel. \u003cbr\u003eCependant, cela n'explique pas entièrement l'accueil enthousiaste réservé aux contenus coréens.\u003cbr\u003e Je crois que le secret de cet enthousiasme réside dans le fait que des générations similaires dans d'autres pays subissent les mêmes pressions sociales que celles nées dans les années 1990 en Corée, en raison de la mondialisation et de l'informatisation.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 1 : Qui sont les personnes nées dans les années 90 ? », extrait de « La vague déferlante d'informations : contenu et communauté »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Si l'on considère le contexte social dans lequel vivait la génération des années 90, il est facile de voir où elle a alloué ses ressources cognitives au lieu de poursuivre des valeurs.\u003cbr\u003e Ceux qui sont nés dans les années 90, à une époque où la stratification sociale était déjà bien avancée, se sont concentrés sur différents domaines en fonction de leur situation personnelle.\u003cbr\u003e Premièrement, ceux qui sont nés dans les années 1990 et qui ont réussi à gravir les échelons socio-économiques supérieurs ont été confrontés à une concurrence beaucoup plus intense qu'auparavant. \u003cbr\u003eLeur vie était dépeinte comme une succession de compétitions scolaires qui commençaient au moins au collège, suivies d'une compétition pour l'emploi, puis d'une compétition pour l'acquisition de biens.\u003cbr\u003e Il ne pouvait y avoir de répit dans la compétition, car le statut d'un adversaire, dans quel domaine et à quel stade de sa vie, était déterminé par celui qui le surpassait.\u003cbr\u003e Dans de nombreux cas, leurs parents participaient également à cette compétition, ce qui la rendait encore plus intense et exerçait une forte pression émotionnelle sur les concurrents.\u003cbr\u003e Là-bas, la culture des médias sociaux a même rendu la consommation culturelle plus compétitive.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 1 : Qui sont les personnes nées dans les années 90 ? », « Les valeurs des personnes nées dans les années 90, ou l'absence de valeurs »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Par conséquent, parmi les personnes nées dans les années 1990, on observe une tendance à se surveiller mutuellement afin d'empêcher autant que possible le piratage des règles, et à résister à tout ce qui pourrait rendre ce système prévisible incertain par une intervention extérieure. \u003cbr\u003eAinsi, plutôt que de réduire la prévisibilité du système par l'intervention et la perturbation, on peut dire qu'il est préférable de rechercher la prévisibilité garantie par la méritocratie évaluée par des tests et d'accepter les différences et les inégalités qui découlent des résultats.\u003cbr\u003e En ce sens, ce que veut la génération des années 90, ce n'est pas « l'équité », mais plutôt quelque chose qui n'accroisse pas davantage l'anxiété et un mécanisme minimal auquel on puisse faire confiance même si les fondements de la confiance sont en train de s'effondrer.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 1 : Qui sont les personnes nées dans les années 90 ? », « Les valeurs des personnes nées dans les années 90, ou l'absence de valeurs »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Au départ, les pays ont dû dépendre presque entièrement des masques produits en Chine, ou plutôt distribués gratuitement, et n'ont pas hésité à intercepter les masques destinés à d'autres pays.\u003cbr\u003e Les entreprises de vêtements de luxe que la Corée admirait autrefois ont redéployé leurs employés pour produire des masques faits main. \u003cbr\u003eEn revanche, en Corée du Sud, personne n'a eu de difficulté à se procurer des masques une fois que le système de distribution gouvernemental a enrayé la panique initiale liée aux achats.\u003cbr\u003e Cela a été possible car, si le système de distribution mis en place par le gouvernement était important, c'était fondamentalement parce que la Corée disposait encore d'une base importante de production manufacturière à faible valeur ajoutée, ou en d'autres termes, de production primaire.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 2 : Ce que nous apprend la K-Quarantine », « Comment la Corée du Sud réagit au virus »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Il serait difficile de dissocier l'ancien système militaro-étatique coréen de la manière dont le pays a surmonté la crise en réquisitionnant du personnel médical et en collaborant avec du personnel public facilement disponible.\u003cbr\u003e Le pouvoir étatique, fort de ses prérogatives, pouvait à tout moment réquisitionner diverses ressources de la société et les déployer pour atteindre les objectifs qu'il souhaitait. \u003cbr\u003eSous le régime militaire, ce pouvoir considérable a été utilisé comme instrument d'oppression pour maintenir le pouvoir, mais il a également constitué un moteur pour divers développements sociaux et modernisations, notamment dans les domaines de l'éducation, de l'industrie et de la santé.\u003cbr\u003e Le pouvoir d'État sud-coréen s'est immiscé dans de nombreuses ressources humaines et matérielles, entravant les activités « libres » du secteur privé et forçant au contraire des choses qui seraient autrement restées immobiles à se déplacer beaucoup plus rapidement.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 2 : Ce que nous apprend la K-Quarantine », « Comment la Corée du Sud réagit au virus »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e S'il fallait la catégoriser, la méthode coréenne d'utilisation de la puissance nationale en matière de mobilisation, d'administration et d'information était plus proche de celle de la Chine que de celle des pays occidentaux.\u003cbr\u003e Les pays occidentaux qui ont mieux garanti les droits individuels comme le respect de la vie privée, que ce soit pour défendre des valeurs libérales ou simplement par manque de précision administrative, ont dû subir la pandémie. \u003cbr\u003eLa Corée du Sud aurait dû être placée au même niveau que la Chine en termes de résolution rapide du problème d'approvisionnement en masques grâce à son secteur manufacturier à bas coût.\u003cbr\u003e En d'autres termes, il est raisonnable de considérer la COVID-19 et la quarantaine en Corée du Sud non pas comme un triomphe des valeurs libérales telles que la liberté, l'ouverture et la transparence, mais plutôt comme un signal que ces valeurs sont en crise.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 2 : Ce que nous apprend la K-Quarantine », « Comment la Corée du Sud réagit au virus »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e En ce sens, la capacité à recueillir des informations pour suivre et contenir la propagation du virus était tout aussi importante que la force de la nation dans la lutte contre la COVID-19.\u003cbr\u003e Comme nous l'avons vu dans des articles précédents, les institutions étatiques sud-coréennes ont activement utilisé les nouvelles technologies de l'information, telles qu'Internet, les smartphones et la vidéosurveillance, pour exercer pleinement leur pouvoir administratif et, grâce à ces mesures, elles ont finalement réussi à contenir l'épidémie.\u003cbr\u003e Bien sûr, cela ne signifie pas que la technologie est tout. \u003cbr\u003eBien que les pays occidentaux développés disposaient des infrastructures technologiques nécessaires pour collecter et exploiter l'information de cette manière, ils ont essentiellement choisi de ne rien faire, faute de consensus politique au sein de la société et parce que les institutions étatiques n'étaient pas habituées à une administration proactive et axée sur l'efficacité.\u003cbr\u003e Autrement dit, pour contenir efficacement la COVID-19, il fallait combiner une infrastructure technologique permettant un suivi et un isolement sophistiqués, et une institution nationale forte capable de l'utiliser activement.\u003cbr\u003e Cette combinaison a constitué l'essence même du succès unique des efforts de quarantaine en Asie de l'Est.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 2 : Ce que nous apprend la quarantaine coréenne », extrait de « Crise nationale et résurrection : 1990-2020 »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Autrement dit, malgré la diffusion d'une prise de conscience critique et d'une désillusion à l'égard de la nation et du nationalisme, les Coréens continuent d'afficher un comportement extrêmement nationaliste. \u003cbr\u003eCependant, il n'est pas facile de trouver un article qui reconnaisse et souligne cette situation contradictoire.\u003cbr\u003e Bien sûr, dans certains cas anecdotiques, comme l'incident Sam Okyere, des intellectuels autoproclamés ont exprimé leur malaise et leur conscience critique de la réaction nationaliste du public.\u003cbr\u003e Mais la désillusion actuelle à l'égard du nationalisme et la coexistence d'un sentiment nationaliste intense en Corée peuvent-elles s'expliquer par les critiques existantes du nationalisme ou par les discussions autour du politiquement correct ?\u003cbr\u003e Alors, quelle est donc cette force qui pousse même ceux qui froncent les sourcils à l'évocation du nationalisme à se plonger dans le « nationalisme » en ce moment même ?\u003cbr\u003e ---« Chapitre 3 Sur le nationalisme et le multiculturalisme », extrait de « Murmures à l'âme : Sur la nation et le nationalisme »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e De ce fait, un phénomène étrange s'est produit en Corée, notamment chez les jeunes : le nationalisme a décliné mais n'a pas disparu. \u003cbr\u003eLe nationalisme, en tant que valeur publique d'engagement envers la communauté ou en tant que base de coopération entre ses membres, s'est estompé, et en tant que mécanisme de mobilisation nationale, il est devenu la risée de tous.\u003cbr\u003e En revanche, le nationalisme a connu un important regain de popularité dans les années 2010, servant de refuge à ceux qui se sentaient psychologiquement instables.\u003cbr\u003e Dès qu'ils apercevaient un motif similaire au drapeau du Soleil levant japonais, qualifié de drapeau de criminel de guerre, certains s'empressaient de corriger et d'attaquer autrui au nom de leur nation sacrée. Plus furieux que quiconque du conflit politique et économique avec le Japon, ils lancèrent un mouvement de boycott anti-japonais et s'en prirent violemment à ceux qui achetaient des produits japonais sur Internet.\u003cbr\u003e Certaines personnes s'abonnent à des chaînes où des étrangers font l'éloge de la Corée pour obtenir une satisfaction par procuration grâce à un sentiment d'appartenance. \u003cbr\u003eAutrement dit, le rôle de l’État-nation en tant que fondement public d’une coopération optimale, qui a permis le triomphe du nationalisme, a pratiquement disparu, ne laissant subsister que le rôle psychologique de la fierté à travers l’expression de la haine et la satisfaction par procuration.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 3 Sur le nationalisme et le multiculturalisme », extrait de « Murmures à l'âme : Sur la nation et le nationalisme »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e C’est pourquoi, lorsque je pense à la question des immigrants, je pense que le mot qui décrit le mieux le phénomène est « gapjil » plutôt que des expressions comme discrimination ou haine.\u003cbr\u003e L’abus de pouvoir est un acte par lequel une personne qui comprend la hiérarchie exerce son autorité sur une personne qu’elle considère comme inférieure hiérarchiquement, insulte sa réputation et tente de s’immiscer dans sa vie.\u003cbr\u003e Ce qui importe dans Gapjil, c'est qu'une hiérarchie verticale et un rang partiellement standardisés opèrent de manière prépondérante avant toutes les autres identités. \u003cbr\u003eLa caractéristique la plus marquante des Coréens est qu'ils sont constamment victimes de harcèlement, mais qu'ils sont toujours prêts à harceler les autres à leur tour dès qu'ils en ont l'occasion.\u003cbr\u003e Teda.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 3 Sur le nationalisme et le multiculturalisme », extrait de « Le multiculturalisme coréen vu d'en bas »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Mais une chose semble certaine.\u003cbr\u003e Le fait est que la mondialisation, la plus grande vague de la société moderne, a scindé les vagues d'immigration en deux.\u003cbr\u003e J'ai vraiment ressenti ce sentiment d'aliénation à mon retour à l'Université nationale de Séoul.\u003cbr\u003e Un grand nombre d'étudiants de l'Université nationale de Séoul étaient des étudiants « mondialisés ».\u003cbr\u003e Ils faisaient des allers-retours entre l'Europe et les États-Unis à chaque vacances, avaient des amis étrangers de toutes les couleurs de peau et connaissaient bien de nombreuses cultures et cuisines du monde entier.\u003cbr\u003e Mais j'ai eu le sentiment que les « étrangers » qu'ils rencontraient étaient très homogènes malgré leurs différences apparentes. \u003cbr\u003e---« Chapitre 3 Sur le nationalisme et le multiculturalisme », extrait de « Le multiculturalisme coréen vu d'en bas »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Ce qui importait donc, c'était de savoir qui s'emparerait de l'hégémonie dans cette lutte de pouvoir entre organisations, déguisée en débat.\u003cbr\u003e Et NL a réussi à prendre l'initiative en tirant parti de sa méthodologie organisationnelle singulièrement anti-intellectuelle, caractérisée par la « théorie du caractère », et du sentiment nationaliste encore très présent chez les Coréens. NL a intuitivement compris que le facteur le plus crucial pour la victoire politique n'était pas la cohérence théorique, mais un dogme capable de susciter le ressentiment, et qu'une approche humaniste était la méthode à adopter pour rallier ses collègues et leur inculquer ce dogme.\u003cbr\u003e En réalité, étant donné que le mouvement étudiant des années 1980 était initialement motivé par un sentiment d'indignation envers le massacre de Gwangju et le nouveau régime militaire plutôt que par des considérations calmes et logiques, la victoire de NL était tout à fait naturelle. \u003cbr\u003e---« Chapitre 4 La vie de la génération 386 en Corée », extrait de « De Park Chung-hee à Chun Doo-hwan : la formation de la génération 386 »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Le récit du mouvement étudiant des années 1980, ainsi achevé, ne pouvait devenir qu'un recueil d'antithèses par rapport à la voie empruntée par la Corée du Sud au cours des 30 années écoulées depuis la guerre.\u003cbr\u003e Étant donné que la guerre contre la Corée du Nord, qui a joué un rôle décisif dans la formation de la nation sud-coréenne, et l'aide des États-Unis ont été interprétées d'une manière contraire à la perspective présentée par le régime, il était naturel que les antithèses et les opprimés occupent une position dominante dans tous les domaines, y compris la politique, l'économie et la société.\u003cbr\u003e Ils imaginaient que si seulement la Corée pouvait servir d'antithèse, tous ses problèmes seraient résolus. \u003cbr\u003eL'idée était de rompre avec les puissances capitalistes des États-Unis et du Japon, de nouer des relations d'amitié avec la Corée du Nord et la Chine, et de promouvoir les petites et moyennes entreprises pour le bien-être de la population, en s'opposant aux conglomérats qui exploitent les consommateurs et les travailleurs pour l'exportation. De plus, les travailleurs et les agriculteurs, principaux producteurs, devaient obtenir tous les droits.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 4 La vie de la génération 386 en Corée », extrait de « De Park Chung-hee à Chun Doo-hwan : la formation de la génération 386 »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Par conséquent, l'essence du « nationalisme socialiste » des Pays-Bas, qui constituait le courant dominant de l'idéologie du mouvement étudiant, doit être considérée comme du néo-traditionalisme plutôt que du socialisme.\u003cbr\u003e Ils n'étaient pas des descendants des bolcheviks, qui cherchaient à construire un monde égalitaire dirigé par la classe ouvrière grâce au socialisme. \u003cbr\u003eAu contraire, ils étaient désorientés par les divers chocs de la modernisation, tels que le développement rapide et les bouleversements culturels et les divisions de classes qui s'ensuivirent sous la dictature militaire, et ils aspiraient à restaurer en Corée les communautés rurales qu'ils connaissaient. Si l'on remonte à leur lignée, il serait plus juste de dire qu'ils descendaient de la faction Wijeongcheoksa de la fin de la dynastie Joseon.\u003cbr\u003e En réalité, ils n'ont pas cherché à restaurer l'hégémonie sociale des lettrés confucéens en luttant contre la modernisation comme le faisait le Wei Zheng Chuksapa.\u003cbr\u003e Cependant, ils manifestaient une forte affinité pour la sensibilité néo-confucéenne qu'ils avaient intériorisée dès leur enfance grâce à l'éducation reçue dans leurs foyers et leurs communautés, et étaient influencés par l'humanisme et la spiritualité traditionalistes, notamment ceux de Ham Seok-heon et Shin Yeong-bok, qui correspondaient davantage aux sensibilités de la faction vertueuse que le socialisme de style soviétique qui visait la modernité.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 4 : La vie de la génération 386 en Corée », extrait de « La théorie révolutionnaire néo-traditionaliste : la génération 386 dans le contexte de l'histoire mondiale »\u003cbr\u003e \u003cbr\u003eIl était donc naturel que la génération 386, dès leur sortie de l'université, participe activement à l'économie coréenne, suffisamment mature et prospère pour garantir la prospérité à la majorité de la population.\u003cbr\u003e Ce groupe d'élite, composé de personnes ayant fait des études supérieures et dont environ 35 % sont nées dans les années 1960, a abandonné ses anciens rêves de révolution et est devenu une figure clé dans divers domaines de la société coréenne.\u003cbr\u003e Ce qui leur a permis de former une force puissante d'opposition au régime dans les années 1980, c'est qu'ils constituaient le premier groupe démographique important de la société coréenne à bénéficier de l'enseignement supérieur.\u003cbr\u003e Dès l'instant où ils ont abandonné les théories révolutionnaires et rejoint divers secteurs de la société coréenne au plus fort de sa croissance économique rapide, il était inévitable qu'ils acquièrent une influence considérable sur l'ensemble de la société.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 4 : La vie de la génération 386 en Corée », extrait de « Théorie révolutionnaire néo-traditionaliste : la génération 386 dans le contexte de l'histoire mondiale »\u003cbr\u003e \u003cbr\u003eEt c’est dans ce contexte précis que s’est produit l’« incident Cho Kuk », qui a déclenché la controverse des 586.\u003cbr\u003e L'incident de Cho Kuk était un incident qui, plus dramatiquement qu'une pièce de théâtre, a montré le stéréotype selon lequel la génération 586, qui vit encore avec un cœur passionné de résistance contre la dictature et l'impérialisme, était en réalité composée de personnes obsédées par l'accumulation de biens et l'héritage de classe.\u003cbr\u003e Ils critiquaient les jeunes qui achetaient des vêtements Uniqlo en chantant la chanson anti-japonaise « Jukchangga », et qui pourtant roulaient en Lexus japonaise.\u003cbr\u003e Il s'agissait de personnes indignées par l'impérialisme américain qui bloquait la coopération entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et qui espéraient secrètement que la Chine chasserait les États-Unis, mais qui réussissaient pourtant à envoyer leurs enfants étudier aux États-Unis. \u003cbr\u003eEt bien qu'ils affirment qu'une maison n'est pas un « objet pour y vivre » mais un « lieu de vie », ce sont eux qui sont plus sensibles que quiconque aux prix des appartements à Gangnam, Mokdong, Bundang, etc. ; et bien qu'ils réclament la suppression des lycées spécialisés et privés et l'élimination de la concurrence dans l'éducation, ce sont eux qui s'efforcent d'imposer toutes sortes de critères à leurs enfants et de les faire entrer dans des universités prestigieuses.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e ---« Chapitre 4 : La vie de la génération 386 en République de Corée », extrait de « Entre nation avancée et colonie : succession de classes et double pensée »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e L'essence du système actuel d'examens d'entrée à l'université peut être considérée comme visant à empêcher que les « exigences internes » de l'éducation coréenne ne s'expriment à l'extérieur et à les confiner entièrement à la salle de classe et à l'école.\u003cbr\u003e Mais cela ne signifiait pas que les exigences du cœur avaient disparu. \u003cbr\u003eLes exigences internes, c’est-à-dire la concurrence, sont désormais confinées à la salle de classe et ne sont pas facilement perceptibles de l’extérieur, mais contrairement au passé, elles restent fortes (même si, bien sûr, elles ont aussi tendance à se concentrer au sommet).\u003cbr\u003e Pour obtenir de bonnes notes, les étudiants devaient mémoriser des polycopiés distribués par les professeurs pour dix examens répartis sur cinq semestres, perdaient du temps en formalités inutiles et en activités ostentatoires pour ajouter ne serait-ce qu'une ligne de plus à leur dossier scolaire, et écrivaient dans leur dossier scolaire des choses sur des livres qu'ils n'avaient même pas lus correctement, en prétendant que leur lecture avait changé leur vie.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 5 : Les examens d'entrée et l'essence de l'éducation », extrait de « Le désir de réussite, l'illusion de la réforme : les examens d'entrée du point de vue d'un étudiant »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e En revanche, si l'on observe l'évolution du paysage scolaire, avec un système d'examens d'entrée axé sur les notes et les résultats scolaires, on peut facilement deviner quelle était la « valeur extérieure ». \u003cbr\u003eL'idée est de faire asseoir les élèves en classe, de les faire se concentrer sur la leçon du professeur et de les faire travailler ensemble sur un projet original qui plaira aux adultes.\u003cbr\u003e Il reste toutefois difficile de savoir ce que ces activités signifient réellement.\u003cbr\u003e Avant de critiquer la conscience ascendante qui constitue fondamentalement l'éducation coréenne, il convient de se demander si les « principes » de l'éducation, qui servent de base à une telle critique et sont emplis de belles et agréables paroles, ne se contentent pas de poursuivre « ce qui est plaisant à l'œil ».\u003cbr\u003e ---« Chapitre 5 : Les examens d'entrée et l'essence de l'éducation », extrait de « Le désir de réussite, l'illusion de la réforme : les examens d'entrée du point de vue d'un étudiant »\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Pour résumer les problèmes de l'éducation moderne, les voici.\u003cbr\u003e Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la société moderne a exigé davantage de connaissances, et la polarisation entre ceux qui possèdent des connaissances et ceux qui n'en possèdent pas s'est accentuée. \u003cbr\u003eDans ce contexte, les classes populaires, dépourvues des connaissances exigées par la société, sont négligées sans pouvoir devenir de véritables ressources humaines, et l'inefficacité engendrée par un système éducatif fondé sur des programmes rigides et conservateurs joue un rôle majeur dans cette situation.\u003cbr\u003e Parallèlement, de nombreuses universités créées pour répondre à la demande publique ne parviennent pas à fonctionner correctement et continuent de fonctionner de manière gaspilleuse, et même les universités les plus prestigieuses ont de plus en plus de mal à fournir des services éducatifs de haute qualité en raison de leur préoccupation pour la recherche.\u003cbr\u003e Cependant, même dans ce contexte, en raison de la valeur accordée à un diplôme d'une université prestigieuse, la concurrence entre les candidats à l'examen d'entrée devient de plus en plus féroce.\u003cbr\u003e ---« Chapitre 5 : Les examens d'entrée et l'essence de l'éducation », extrait de « L'origine du système de parcours académique et suggestions de changements dans l'éducation »\u003cbr\u003e \u003cbr\u003eÀ cette fin, il est essentiel de contrôler adéquatement l’autonomie sans discernement des universités et de leur reprendre une partie de la fonction d’évaluation, car elles monopolisent pratiquement le pouvoir d’évaluer et de répartir les ressources humaines.\u003cbr\u003e Par ailleurs, la mise en place d'un système d'évaluation crédible pour chaque matière et la fourniture de cette évaluation sous forme d'infrastructure constitueraient une solution.\u003cbr\u003e Les universités ne parviennent pas à fournir au marché du travail les ressources humaines dont la société a besoin, s'appuyant uniquement sur l'inertie de la « prime liée au parcours universitaire » dans un contexte de coexistence passive des trois éléments que sont la recherche, l'éducation et l'évaluation.\u003cbr\u003e De plus, la surcharge des cursus universitaires entrave de plus en plus la recherche, qui devient de plus en plus difficile à mesure que les connaissances se développent de façon exponentielle dans la société de l'information du XXIe siècle.\u003cbr\u003e En tant que producteurs de connaissances, les professeurs devraient désormais consacrer plus de temps à la recherche plutôt que de le perdre à enseigner aux étudiants de premier cycle. \u003cbr\u003eQue ce soit volontairement ou non, les universités doivent désormais être libérées du fardeau inutile de l'enseignement de premier cycle, et les étudiants doivent également être libérés de ses chaînes.\u003cbr\u003e\n\n\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e ---« Chapitre 5 : Les examens d'entrée et l'essence de l'éducation », extrait de « L'origine du système de parcours académique et suggestions de changements dans l'éducation »\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cbr\u003e\u003cdiv\u003e\u003ch5\u003e \u003cb\u003eAvis de l'éditeur\u003c\/b\u003e\n\u003c\/h5\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\n\u003cdiv\u003e \u003cb\u003eTerre de fierté et de stress, de désir et de contrôle\u003cbr\u003e Quelle est la réalité de la \"K-Fever\" en Corée du Sud ?\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Né dans les années 90, confinement, nationalisme, génération 386 et examens d'entrée à l'université\u003cbr\u003e Analyse de cinq mots-clés qui convergent fortement dans notre société\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Beaucoup de gens ont le préfixe « K » sur les lèvres.\u003cbr\u003e K-Quarantaine, K-Pop, K-Drama, K-Beauty, K-Medical, K-Bio… . \u003cbr\u003eDans notre vie quotidienne, qui transcende le monde en ligne et hors ligne, nous louons spontanément la République de Corée dans le monde, ou nous sommes quelque peu déconcertés par le fait que notre pays se soit retrouvé au même niveau que les nations « avancées » de l'Occident, se vantant souvent de réalisations supérieures.\u003cbr\u003e Ce « jeu de mots » (K-ramen, K-will, K-office worker, K-family, K-confucianism, etc.) que l'on utilise parfois en remplacement de mots comme le Taegeukgi flottant ou le « nationalisme » ne semble pas prêt de s'arrêter facilement.\u003cbr\u003e Des vidéos permettant aux étrangers de découvrir notre culture et de partager leurs réactions d'admiration face à son excellence sont constamment mises en ligne sur les chaînes de télévision publiques et sur Internet.\u003cbr\u003e Qu’est-ce qui a déclenché ce phénomène ? Quelle est l’origine de cet engouement, et que nous apprend cette tendance K ? \u003cbr\u003eNé en 1994, l'auteur Lim Myeong-muk s'attaque au mot-clé « K » dans Corée dans son livre « Thinking of K » et dissèque cinq aspects qui constituent les problèmes les plus aigus de notre société et qui révèlent le plus symboliquement « la Corée dans le monde ».\u003cbr\u003e À travers cinq chapitres étroitement liés sur la « génération des années 90 » et la « quarantaine coréenne », le nationalisme et le multiculturalisme, la controverse du « 386 » et l'examen d'entrée à l'université et le système éducatif, il tisse avec perspicacité la fierté et le stress qui nous habitent, l'ordre hiérarchique créé par le désir et le contrôle, l'esprit de lutte pour survivre au sein de la pyramide de l'héritage et du classement des classes, le conflit entre la moralité affichée et les désirs laïques réellement poursuivis, la réaction contre un État puissant et le désir paradoxal. \u003cbr\u003eL'auteur analyse les raisons de l'enthousiasme des Coréens pour la lettre « K » dans un contexte de mondialisation et d'informatisation galopantes, et présente une nouvelle perspective sur la réalité à laquelle est confrontée la Corée du Sud.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e \u003cb\u003ePourquoi la génération des années 90 est-elle devenue une génération si combative ?\u003cbr\u003e Quelles sont les sources de frustration et de stress auxquelles ils sont confrontés ?\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Le point de départ est une analyse des personnes nées dans les années 90.\u003cbr\u003e Depuis plusieurs années, une analyse curieuse de la génération des années 90 dans ce pays est apparue comme un enjeu social, et les élections partielles d'avril 2021 pour les postes de maires de Séoul et de Busan ont été un événement marquant qui a mis ces questions en lumière.\u003cbr\u003e De nombreux intellectuels et critiques ont proposé, et proposent encore, leurs propres explications quant aux raisons pour lesquelles la génération des années 90 se comporte comme elle le fait aujourd'hui.\u003cbr\u003e Individualisme, conservatisme politique, haine et dégoût, désir d'équité, etc. \u003cbr\u003eCependant, pour l'auteur de 『Thinking of K』, tout cela apparaît comme une interprétation fragmentaire et incomplète.\u003cbr\u003e L'auteur, né dans les années 90, qui a personnellement vécu ce problème et le combat depuis longtemps, déclare :\u003cbr\u003e Pour vraiment comprendre leur stress, il faut d'abord s'attaquer à la situation problématique de la « pyramide hiérarchique » dans laquelle ils sont enfermés.\u003cbr\u003e Selon lui, les jeunes de 20 à 30 ans de notre société sont en proie à une anxiété constante de ne pas être repoussés vers le bas de la pyramide d'une concurrence féroce, et résignés au fait qu'ils ne peuvent résoudre cette anxiété par eux-mêmes, ils sont emportés par un « déluge de sensations » et satisfont leurs désirs par procuration à travers d'innombrables contenus.\u003cbr\u003e Et à la racine de cette réalité se trouve le système économique dualiste formé par la mondialisation et l'environnement médiatique en constante évolution de l'ère de l'information.\u003cbr\u003e La crise du FMI en 1997 et la crise financière de 2008, provoquée par les États-Unis, ont rapidement accéléré le « système économique dual » de notre société. \u003cbr\u003eCette polarisation a inévitablement accentué la pression pour accéder aux « emplois de qualité », de plus en plus rares, dans les secteurs à forte valeur ajoutée ou dans le secteur public, incitant ainsi naturellement les individus à éviter les emplois industriels à forte intensité de main-d'œuvre et à bas salaires. Il est indéniable que le fossé entre les deux secteurs s'est creusé de façon sans précédent.\u003cbr\u003e Les parents issus des classes moyennes et supérieures, parfaitement conscients de cela, ont commencé à afficher ouvertement leur désir d'héritage social, et dans ce contexte, ceux nés dans les années 1990 ne pouvaient s'empêcher de ressentir une pression constante pour ne pas prendre du retard socio-économique dès leur plus jeune âge.\u003cbr\u003e Dans le même temps, l'environnement médiatique a rendu cet environnement concurrentiel plus intense et plus explicite.\u003cbr\u003e Depuis le lancement de l'iPhone en Chine en 2007, la prolifération des smartphones a complètement bouleversé nos vies. \u003cbr\u003eAvant tout, les personnes nées dans les années 90 ont été la première génération à être exposée à des armes aussi puissantes dès l'adolescence, avant même d'avoir atteint la maturité personnelle.\u003cbr\u003e Nous vivons désormais à une époque où notre existence est exposée en temps réel au monde extérieur, où cette exposition est promue comme une tendance, où nous devons nous comparer aux autres et rivaliser pour être reconnus, et où nous pouvons trouver sur Internet « tout ce qui peut satisfaire nos sens ».\u003cbr\u003e L'interaction entre ces pressions socio-économiques et l'évolution du paysage médiatique a considérablement exacerbé l'esprit de compétition de la génération des années 90, les dressant les uns contre les autres tout en les attirant vers le monde en ligne où ils peuvent exprimer leur stress. \u003cbr\u003eLim Myeong-muk analyse le contenu que la génération des années 90 apprécie, examine méticuleusement la culture des fans et les activités des communautés en ligne, et confirme que le contenu et les habitudes de consommation de la génération des années 90 sont imprégnés des profondes pressions qu'elle subit : la pression de s'efforcer, de rivaliser, de gagner, de grandir et de se développer.\u003cbr\u003e Cette pression a créé le mythe du contenu coréen, incluant la K-pop et les K-webtoons.\u003cbr\u003e Mais au-delà de ce mythe, le cri collectif et solitaire de la génération des années 90 persiste.\u003cbr\u003e Ils espèrent la stabilité minimale nécessaire pour construire leur propre vie, rêvant parfois d'un « grand succès » avec cette phrase auto-dépréciative : « Si ce n'est pas l'eau du fleuve Han ou la vue du fleuve Han », et exprimant parfois leur colère face à « l'injustice » et « l'hypocrisie » du pays et de la génération 586.\u003cbr\u003e Ils ne croient en aucune valeur au-delà de ces « transactions ponctuelles » et de la « colère ». \u003cbr\u003eSoumis à une telle pression compétitive depuis leur enfance, ils n'ont plus la capacité de poursuivre des valeurs qui dépassent leur propre survie et leur propre développement.\u003cbr\u003e Selon Lim Myeong-muk, la génération des années 90 est la première « génération dévalorisée », et toute théorie sur cette génération qui n'examine pas correctement cette dévalorisation ne peut comprendre son stress fondamental.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e \u003cb\u003ePourquoi nous méfions-nous de l'État tout en restant enthousiastes à son égard ?\u003cbr\u003e Ce que nous apprennent la « quarantaine coréenne », le nationalisme et la réalité du multiculturalisme\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Que représente l'État pour nous ? Et pourquoi la génération des années 1990, qui semblait avoir renié toutes les valeurs et être devenue cynique, s'est-elle autant attachée à l'institution étatique ? Pour le comprendre, il faut saisir la vision contradictoire que les Coréens ont de l'État : « Tout en nourrissant une profonde méfiance à son égard, ils croient aussi qu'il est omnipotent. » \u003cbr\u003eSelon Lim Myeong-muk, la persistance des idées confucéennes et l'expérience d'un pouvoir étatique fort forgé durant la dictature militaire ont engendré chez les Coréens des sentiments contradictoires et ambivalents à l'égard de l'État. Ceux nés dans les années 1990, ayant grandi dans ce contexte, se méfiaient de l'État, tout en pressentant intuitivement que le système étatique coréen était le seul refuge auquel ils pouvaient se fier dans ce contexte instable.\u003cbr\u003e Et parmi les discussions actuelles sur l'ascension de la Corée du Sud dans le monde et le statut élevé de la vague coréenne, l'exemple le plus représentatif, « la K-Quarantine, la fierté de la Corée du Sud », semble confirmer au premier abord la véracité de cette affirmation.\u003cbr\u003e Alors que de nombreux pays occidentaux avancés ont été dévastés par la COVID-19 en 2020, la Corée du Sud a clairement obtenu des résultats remarquables dans sa lutte contre le virus. \u003cbr\u003eDe nombreux hommes politiques et intellectuels, dont le président Moon Jae-in, saluent les réussites de la K-Quarantine comme « une manifestation de la conscience civique démocratique et un symbole du libéralisme et de la démocratie ».\u003cbr\u003e La Corée du Sud a mieux maîtrisé le virus que les autres pays car elle est plus démocratique et ouverte.\u003cbr\u003e Mais ce n'est pas là la véritable signification de la K-Quarantine.\u003cbr\u003e Cette pandémie a mis en lumière les contradictions et les limites cachées au sein de nombreux pays « avancés » du monde.\u003cbr\u003e Alors, quel vrai visage la Corée du Sud a-t-elle révélé face au virus ? Lim Myeong-mook soutient avec minutie que le succès de la K-quarantaine était dû au système de mobilisation et à l’État militarisé du pays, que la génération qui a mené la démocratie a si véhémentement condamnés comme étant « maléfiques ». \u003cbr\u003eDans le même temps, il révèle que la base manufacturière coréenne à bas prix, auparavant négligée dans une société centrée sur les performances exceptionnelles des grandes entreprises exportatrices, a directement contribué à la réponse du pays à la COVID-19.\u003cbr\u003e L'auteur critique un groupe d'intellectuels qui sélectionnent ce qu'ils veulent voir dans nos efforts de confinement et ce qu'ils veulent montrer au monde, et interroge le lecteur : \u003cbr\u003eSi la démocratie est au cœur du confinement en Corée, comment expliquer le succès de la Chine, notre voisin, face à la pandémie ? Lim Myung-mook, auteur de « Le Grand Éléphant : La Vérité sur la Chine », une analyse critique de la politique chinoise après l’ère des réformes et de l’ouverture, revient sur la réponse de la Chine au virus sous les administrations de Hu Jintao et de Xi Jinping. Il démontre l’importance cruciale des systèmes de contrôle en Asie de l’Est face à l’épidémie et met en lumière les vérités que nous avons longtemps ignorées concernant la relation entre les virus et l’État.\u003cbr\u003e De plus, n'est-il pas évident que, grisés par le succès de la quarantaine en Corée du Sud, nous avons négligé de développer les infrastructures de quarantaine en première ligne et que nous sommes encore très en retard en matière d'approvisionnement en vaccins ?\u003cbr\u003e Le succès de la quarantaine coréenne a permis de confirmer la puissance de la nation et la souveraineté de la République de Corée.\u003cbr\u003e En pleine pandémie déclenchée par la COVID-19, la « nation » a fait un retour spectaculaire sur la scène internationale. \u003cbr\u003eEt lorsque nous discutons de l'avenir d'une nation, nous ne pouvons pas considérer la « nation » et le « peuple » séparément.\u003cbr\u003e Le nationalisme est également un mot clé du débat politique coréen, et Lim Myeong-muk examine d'un point de vue historique ce que signifie la nation pour les êtres humains et pourquoi elle exerce une influence aussi profonde.\u003cbr\u003e S’appuyant sur une interprétation historico-mondiale de la nation et du nationalisme, il explique pourquoi le concept d’État-nation nous fascine encore, quel genre de profond bouleversement et de populisme extrême le monde a connu lorsque le concept d’« État-nation » a été ébranlé, et pourquoi, en Corée, notamment chez les jeunes, le nationalisme est à la fois en déclin et, étrangement, en train de renaître. \u003cbr\u003eEn outre, l'auteur souligne que, comme les pays occidentaux qui ont subi de graves bouleversements depuis la mondialisation, divisés entre les villes mondiales transnationales et leurs arrière-pays, le système économique dual qui s'est accentué depuis les années 2000 conduit notre société à ignorer les sites de fabrication et de production dans les petites villes et les villages.\u003cbr\u003e Les postes vacants dans le secteur manufacturier à bas coût, que nous avions auparavant négligés, sont déjà occupés par des travailleurs migrants venus de nombreux pays, rêvant du « rêve coréen ». Eux aussi font partie intégrante de la « Corée » mondiale et dynamique.\u003cbr\u003e Ayant lui-même vécu les multiples facettes du multiculturalisme au cours de son éducation, Lim Myeong-muk écoute désormais les récits des travailleurs migrants, des récits auxquels aucun d'entre nous n'a prêté attention. \u003cbr\u003eS’appuyant sur son propre témoignage et sur des entretiens avec des travailleurs coréens qui œuvrent à ses côtés sur des sites de production coréens, l’histoire des « étrangers » qui soutiennent la Corée du Sud se dévoile avec force détails.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e \u003cb\u003eCritique de la double pensée et de la double vie de 386\u003cbr\u003e Retour sur les illusions de la réforme de l'éducation et la controverse autour de l'examen d'entrée à l'université\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Lorsqu'on évoque la génération des années 90 en Corée du Sud, ou lorsqu'on parle de conflits générationnels, la question incontournable est celle de « l'affaire Cho Kuk ».\u003cbr\u003e La controverse entourant les examens d'entrée à l'université des enfants de Cho Kuk, qui secoue la Corée du Sud depuis août 2019, et ses répercussions, ont soulevé des questions fondamentales sur la génération « 386 » (désormais appelée la « 586 »). \u003cbr\u003eQue représentaient exactement les 386e générations, symbolisées par la patrie, et pourquoi continuent-elles d'absorber toutes les controverses sud-coréennes comme « l'œil du cyclone » ? L'auteur ne cherche pas à déterminer si les 386e générations ont « raison » ou « tort » face à cette question toujours aussi explosive.\u003cbr\u003e Lim Muk, à travers le mot-clé controversé 386, souligne le désir de succession héréditaire infinie qui domine étroitement la Corée du Sud, notamment en lien avec le système d'examen d'entrée à l'université, et souligne la contradiction de leur pensée dualiste, où leurs « valeurs idéologiques qu'ils affichent extérieurement » et leurs « désirs acquis qu'ils poursuivent intérieurement » sont fortement en désaccord.\u003cbr\u003e La doublepensée est la doublepensée, mais la double vie de la génération 386 est remarquable à l'échelle mondiale car elle reflète l'influence énorme d'un certain groupe d'une certaine génération. \u003cbr\u003eIl s'agit bien sûr d'un schéma courant de succession héréditaire au sein des élites du monde entier, mais c'est aussi une caractéristique puissante qui constitue « K ».\u003cbr\u003e Ceci s'explique par le fait que l'histoire moderne et contemporaine, ainsi que les situations historiques vécues par la République de Corée, y sont toutes reflétées.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Lim Myeong-muk commence à aborder les origines historiques de la patate chaude connue sous le nom de génération 386, en utilisant la « situation de Cho Kuk » comme premier mot-clé.\u003cbr\u003e Selon lui, le lieu de naissance de 386 était les années 1970, l'ère de Park Chung-hee, lorsque la logique du mouvement s'opposant aux grands maux de l'armée, des conglomérats, du Japon et des États-Unis a été établie et que les fondements humains et idéologiques ont été posés.\u003cbr\u003e Le massacre de Gwangju perpétré par le nouveau gouvernement militaire en 1980 fut la cause la plus directe de la naissance de la génération 386. \u003cbr\u003eArmée de critiques à l'égard du régime de Chun Doo-hwan, la génération 386, dirigée par le Parti de libération nationale (NL), qui dominait désormais le mouvement étudiant, a commencé à aller de l'avant dans le but d'éliminer les tabous contre la Corée du Nord, d'établir une collection d'antithèses contre tous les développements modernes en Corée du Sud et de développer une sensibilité de perdants qui résistait à toutes les forces dominantes de notre société.\u003cbr\u003e Forte des réseaux personnels et de l'expérience d'action collective acquis sur les campus universitaires, la génération 386, premier groupe de population à grande échelle de la société coréenne à bénéficier de l'enseignement supérieur, était irrésistible.\u003cbr\u003e Le problème est survenu après qu'ils se soient imposés comme une force centrale en Corée du Sud, avec un PIB dépassant les 30 000 dollars.\u003cbr\u003e Lorsqu'on critique le « 1 % le plus riche de Corée du Sud », on constate que la génération 586, qui prônait des idéologies radicales et socialistes, est en réalité préoccupée par l'accumulation de sa propre richesse et la transmission de son appartenance à une classe sociale. \u003cbr\u003eIl est également vrai que de nombreuses politiques mises en œuvre sans suffisamment de réflexion, incapables d'abandonner le sentiment de victimisation du passé, créent des conflits et de la confusion dans toute la société.\u003cbr\u003e Si la génération 386 ou 586 de la Corée du Sud symbolise le renforcement croissant de la hiérarchie sociale, alors un regard sur l'évolution du système d'admission à l'université en Corée révèle un panorama brutal de stratification, de succession héréditaire et de compétition sans fin autour de l'éducation.\u003cbr\u003e Lim Muk-mook a souligné que la division des classes en Corée du Sud en 2021 entraînait un transfert de richesse et de statut social entre les générations, et que la famille Cho en était un symbole.\u003cbr\u003e Et le domaine de l'éducation en Corée du Sud est un champ de bataille où toutes les générations plus âgées, y compris la génération 586 de ce pays, s'engagent pour compléter la pyramide hiérarchique. \u003cbr\u003eDans le dernier chapitre de son livre, Lim Myeong-muk examine la longue histoire et la nature du débat sur les admissions universitaires au XXIe siècle, ainsi que la controverse sur l'entrée à l'université et la méritocratie, en analysant comment ces changements ont évolué et comment ils pénalisent les étudiants.\u003cbr\u003e À une époque où chacun vante des « valeurs superficielles » apparemment plausibles et la salle de classe idéale, les élèves gémissent de plus en plus sous la pression de la compétition quotidienne, et les élèves des classes populaires et moyennes sont de plus en plus marginalisés des discussions sur l'éducation.\u003cbr\u003e Nous sommes parfaitement conscients que l'origine de toute cette confusion réside dans les « désirs intérieurs » des joueurs participant au concours d'entrée à l'université, à savoir leur « parcours académique ».\u003cbr\u003e L'auteur examine l'histoire et les débats entourant le parcours académique et la méritocratie, en analysant les origines des problèmes éducatifs : la mise en place et l'évolution du système éducatif moderne, et la crise du système éducatif provoquée par la mondialisation et les progrès des technologies de l'information depuis la fin du XXe siècle. \u003cbr\u003eDu point de vue d'un étudiant ayant reçu une éducation formelle en Corée entre 2001 et 2021, nous discutons d'une solution à la crise fondamentale qui touche l'éducation : une refonte complète du système universitaire lui-même.\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e \u003cb\u003eQue signifie l'engouement mondial pour la kétamine ?\u003cbr\u003e L'énigme qu'est la République de Corée, son étrange confusion\u003c\/b\u003e\u003cbr\u003e\u003cbr\u003e Lim Myeong-muk, auteur de « Penser à K », est né en 1994 et est diplômé du lycée Jochiwon. Il étudie actuellement au département des langues et civilisations asiatiques de l’université nationale de Séoul.\u003cbr\u003e S'intéressant à un large éventail de domaines, notamment la civilisation et l'histoire, la société et les affaires internationales, la culture populaire, les sciences et les technologies, il contribue régulièrement à des publications telles que le Seoul Shinmun, Maeil Kyungjae, Sisa Journal, Chungcheong Review et Slow News. \u003cbr\u003eAuteur de « L'Éléphant géant : la vérité sur la Chine », ouvrage paru en 2018 et qui traite de la transition entre l'ère Deng Xiaoping et l'ère Xi Jinping, il a suscité un vif intérêt et jouit d'une intelligence et d'une perspicacité originales et étendues.\u003cbr\u003e Il existe plusieurs autres raisons pour lesquelles son ouvrage « Thinking of K » mérite l'attention sous différents angles.\u003cbr\u003e Il existe encore une profusion de livres sur les personnes nées dans les années 90.\u003cbr\u003e Il est toutefois vrai qu'il n'existe pratiquement aucun ouvrage ayant analysé, du point de vue de cette même génération, les situations et conditions tridimensionnelles et multiformes auxquelles a été confrontée la génération des années 90.\u003cbr\u003e Des ouvrages de sciences sociales et des analyses critiques sur la Corée du Sud du XXIe siècle sont constamment publiés.\u003cbr\u003e De nombreux ouvrages ont examiné le nationalisme et le multiculturalisme dans notre société, les virus et la quarantaine, la « génération 386 », ainsi que le système d'éducation et d'examens d'entrée à l'université. \u003cbr\u003eCependant, aucun ouvrage ne couvrait l'ensemble de ces domaines et ne les reliait à l'essor actuel de la Corée du Sud en 2021 (la « K-craze »), à la vague de changements qui déferle sur le monde et à la psychologie désespérée des personnes nées dans les années 1990.\u003cbr\u003e Enfin, la « Vérité sur K » dont tant de gens parlaient a été publiée comme un chef-d'œuvre.\u003cbr\u003e La Corée n'est plus un pays périphérique dans le monde.\u003cbr\u003e C'est l'un des pays les plus importants au monde, doté d'une science et d'une technologie très développées, de capacités industrielles importantes et d'un dynamisme socioculturel remarquable.\u003cbr\u003e Lim Muk décrit méticuleusement le processus par lequel nous sommes passés, au cours des 40 années allant de 1980 à 2020, d'une dictature développementaliste qui a favorisé avec succès une industrie manufacturière à bas salaires à une nation démocratique comptant de nombreux conglomérats de premier plan, tout en soulignant que nous payons un lourd tribut à ce rythme excessivement rapide. \u003cbr\u003eLa Corée du Sud n'a pas fait exception à la société dualiste engendrée par la mondialisation et à la profonde polarisation qu'elle a provoquée parmi ses membres.\u003cbr\u003e L'inégalité entre ces deux groupes s'accentue de génération en génération, et le désir d'héritage de classe au sein de la classe moyenne et des classes supérieures exerce une forte emprise sur notre société.\u003cbr\u003e Dans le même temps, la Corée du Sud se targue de posséder l'internet et l'environnement médiatique en ligne les plus rapides au monde, mais elle reste confrontée à la réalité de la division, avec des souvenirs persistants de la domination coloniale japonaise, de la guerre de Corée et de la dictature militaire, et avec un afflux d'immigrants qui devient déjà un moteur pour l'industrie.\u003cbr\u003e Ce côté coloré et bizarre de la « Corée » est la réalité qui nous domine, et c'est une vérité sur la République de Corée dont ceux nés dans les années 90 ont été témoins en grandissant. \u003cbr\u003eCette réalité a plongé la génération des années 90 dans une frénésie compétitive, tout en faisant de sa culture un phénomène mondial. Pour Lim Myeong-mook, la pression de cette compétition incessante, la popularité de la vague coréenne et le système de mobilisation oppressif en Corée sont indissociables.\u003cbr\u003e Pour l'auteur de « Thinking of K », l'étrange et déroutant mystère de la Corée du Sud est « K ». \u003cbr\u003e\u003cbr\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003cdiv\u003e\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\u003c\/div\u003e\n\n\n\u003c\/div\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:95%;padding-top:20px;padding-bottom:20px\"\u003e\n\n\u003cdiv style=\"text-align:left;font-size:16px;font-weight:bold;padding-bottom:20px\"\u003e SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS \u003c\/div\u003e\n\n\u003cdiv style=\"text-align:left;font-size:14px;line-height:1.6em;\"\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:100%;margin-bottom:5px;line-height:1.6em;font-size:14px\"\u003e - \u003cstrong\u003eDate de publication :\u003c\/strong\u003e 7 mai 2021\u003c\/div\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:100%;margin-bottom:5px;line-height:1.6em;font-size:14px\"\u003e \u003cstrong\u003eNombre de pages, poids, dimensions :\u003c\/strong\u003e 368 pages | 546 g | 152 × 225 × 30 mm\u003c\/div\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:100%;margin-bottom:5px;line-height:1.6em;font-size:14px\"\u003e - \u003cstrong\u003eISBN13 :\u003c\/strong\u003e 9791197320446\u003c\/div\u003e\n\n\u003cdiv style=\"width:100%;margin-bottom:5px;line-height:1.6em;font-size:14px\"\u003e - \u003cstrong\u003eISBN10 :\u003c\/strong\u003e 119732044X \u003c\/div\u003e\n\n\n\u003c\/div\u003e\n\n\n\u003c\/div\u003e\n\n\n\u003c\/div\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003ccenter\u003e\u003ctable\u003e\u003ctr\u003e\u003ctd style=\"height:10px\"\u003e\u003c\/td\u003e\u003c\/tr\u003e\u003c\/table\u003e\u003c\/center\u003e\n\n\u003cspan\u003e\u003c\/span\u003e\n\n\u003c\/center\u003e\n\n\n\u003c\/center\u003e","brand":"LIBRAIRIE COREENNE","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":43893969616938,"sku":"105637","price":27.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0683\/2750\/5962\/files\/20154d625832ba4cb1b42b8ed71acdde.jpg?v=1765427127","url":"https:\/\/librairie.coreenne.fr\/products\/105637","provider":"LIBRAIRIE COREENNE","version":"1.0","type":"link"}