
Méditations
Description
Introduction au livre
Traduction intégrale du texte grec original
Des classiques incontournables de Harvard, d'Oxford et de l'Université de Chicago
« Je le lis au moins deux fois par an. » – Bill Clinton (ancien président des États-Unis)
« Méditations », publié par Hyundae Jisung, est une traduction complète du texte grec original, minutieusement traduite par Park Mun-jae, un traducteur maîtrisant l'anglais, le latin et le grec.
À l'intention des lecteurs, le traducteur a inclus un commentaire détaillé, fruit des connaissances acquises lors du processus de traduction, ainsi qu'une collection de citations d'Épictète, dont Aurèle fut grandement influencé, en annexe, afin d'approfondir la compréhension de ce classique immortel.
Les Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, l'empereur philosophe des rêves de Platon, sont un livre de fragments de pensées qui lui sont venues pendant qu'il menait des guerres et régnait, et sont composées d'écrits argumentatifs et d'aphorismes alternés.
Pour lui, son moi intérieur était une « forteresse » que rien d'extérieur ne pouvait envahir.
Les Méditations sont donc la porte par laquelle nous entrons dans la place de sa forteresse.
S’appuyant sur sa propre version de la philosophie stoïcienne, Aurèle s’efforce d’articuler ses croyances et valeurs fondamentales dans des réflexions brèves, intenses et souvent puissantes, afin de trouver la force d’affronter les défis très sensibles auxquels il est confronté et les défis universels auxquels l’humanité est confrontée dans son ensemble.
Il devait notamment faire face à la mort qui l’approchait, trouver une logique qui justifierait son rôle social et tirer des leçons morales du monde naturel.
Les Méditations sont depuis longtemps considérées comme l'un des plus grands classiques de l'histoire.
L'idée, bien que propre à Marcus, n'était pas originale.
Il s'agit de la philosophie stoïcienne, issue des enseignements d'Épictète, mais dont certaines parties sont plus proches du platonisme.
Cette œuvre de Marc Aurèle, qui propose une réflexion sur la vie et la mort humaines dans une perspective éternelle, possède une force durable qui ne cesse de questionner, d'encourager et de réconforter les individus.
Des classiques incontournables de Harvard, d'Oxford et de l'Université de Chicago
« Je le lis au moins deux fois par an. » – Bill Clinton (ancien président des États-Unis)
« Méditations », publié par Hyundae Jisung, est une traduction complète du texte grec original, minutieusement traduite par Park Mun-jae, un traducteur maîtrisant l'anglais, le latin et le grec.
À l'intention des lecteurs, le traducteur a inclus un commentaire détaillé, fruit des connaissances acquises lors du processus de traduction, ainsi qu'une collection de citations d'Épictète, dont Aurèle fut grandement influencé, en annexe, afin d'approfondir la compréhension de ce classique immortel.
Les Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, l'empereur philosophe des rêves de Platon, sont un livre de fragments de pensées qui lui sont venues pendant qu'il menait des guerres et régnait, et sont composées d'écrits argumentatifs et d'aphorismes alternés.
Pour lui, son moi intérieur était une « forteresse » que rien d'extérieur ne pouvait envahir.
Les Méditations sont donc la porte par laquelle nous entrons dans la place de sa forteresse.
S’appuyant sur sa propre version de la philosophie stoïcienne, Aurèle s’efforce d’articuler ses croyances et valeurs fondamentales dans des réflexions brèves, intenses et souvent puissantes, afin de trouver la force d’affronter les défis très sensibles auxquels il est confronté et les défis universels auxquels l’humanité est confrontée dans son ensemble.
Il devait notamment faire face à la mort qui l’approchait, trouver une logique qui justifierait son rôle social et tirer des leçons morales du monde naturel.
Les Méditations sont depuis longtemps considérées comme l'un des plus grands classiques de l'histoire.
L'idée, bien que propre à Marcus, n'était pas originale.
Il s'agit de la philosophie stoïcienne, issue des enseignements d'Épictète, mais dont certaines parties sont plus proches du platonisme.
Cette œuvre de Marc Aurèle, qui propose une réflexion sur la vie et la mort humaines dans une perspective éternelle, possède une force durable qui ne cesse de questionner, d'encourager et de réconforter les individus.
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Aperçu
indice
Sortie | Park Moon-jae
Chronologie de Marc Aurèle
Volume 1
Volume 2
Volume 3
Volume 4
Volume 5
Volume 6
Volume 7
Volume 8
Volume 9
Volume 10
Volume 11
Volume 12
Annexe : Recueil de citations d'Épictète
Chronologie de Marc Aurèle
Volume 1
Volume 2
Volume 3
Volume 4
Volume 5
Volume 6
Volume 7
Volume 8
Volume 9
Volume 10
Volume 11
Volume 12
Annexe : Recueil de citations d'Épictète
Image détaillée
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Dans le livre
« Agissez, parlez et pensez comme si vous alliez mourir à cet instant précis. »
Si les dieux existent, quitter le monde des humains n'est pas à craindre.
Les dieux ne vous pousseraient tout de même pas vers le malheur ?
Si les dieux n'existent pas ou n'interviennent pas dans les affaires humaines, quel sens donneriez-vous à votre existence future dans un univers où il n'y a ni dieux ni providence ?
Mais les dieux existent, ils interviennent dans les affaires humaines et ils ont donné aux humains la capacité d’éviter de tomber dans des pièges qui leur sont véritablement nuisibles. — Extrait du « Livre 2 »
« La meilleure vengeance est de ne pas faire à ses ennemis ce qu’ils vous ont fait. » — Extrait du « Volume 6 »
« Dans peu de temps, tu auras tout oublié, et dans peu de temps, tout t’oubliera. » — Extrait du « Volume 7 »
« Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, sans impatience, sans désespoir, sans impuissance ni faux-semblants, alors vous atteignez la perfection du caractère. » — Extrait du « Volume 7 »
« Les êtres humains sont faits pour s’unir. »
« Il faut donc enseigner ou tolérer. » — Extrait du « Livre 8 »
« On pourrait objecter que vous n’avez terminé que l’acte 3, et non l’acte 5. »
C'est exact.
Mais contrairement à une pièce de théâtre, la vie ne peut se terminer qu'en trois actes.
Car seul l'être même qui vous a créé en combinant diverses choses à l'origine peut décider du moment où votre vie prendra fin, et selon cette décision, il démantèlera les éléments qui vous ont constitué.
Il ne dépend pas de vous de naître ni de mourir.
Acceptez donc la décision de la nature avec de bonnes intentions et partez en silence.
« Car la nature, qui vous renvoie, vous renvoie avec de bonnes intentions. »
Si les dieux existent, quitter le monde des humains n'est pas à craindre.
Les dieux ne vous pousseraient tout de même pas vers le malheur ?
Si les dieux n'existent pas ou n'interviennent pas dans les affaires humaines, quel sens donneriez-vous à votre existence future dans un univers où il n'y a ni dieux ni providence ?
Mais les dieux existent, ils interviennent dans les affaires humaines et ils ont donné aux humains la capacité d’éviter de tomber dans des pièges qui leur sont véritablement nuisibles. — Extrait du « Livre 2 »
« La meilleure vengeance est de ne pas faire à ses ennemis ce qu’ils vous ont fait. » — Extrait du « Volume 6 »
« Dans peu de temps, tu auras tout oublié, et dans peu de temps, tout t’oubliera. » — Extrait du « Volume 7 »
« Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, sans impatience, sans désespoir, sans impuissance ni faux-semblants, alors vous atteignez la perfection du caractère. » — Extrait du « Volume 7 »
« Les êtres humains sont faits pour s’unir. »
« Il faut donc enseigner ou tolérer. » — Extrait du « Livre 8 »
« On pourrait objecter que vous n’avez terminé que l’acte 3, et non l’acte 5. »
C'est exact.
Mais contrairement à une pièce de théâtre, la vie ne peut se terminer qu'en trois actes.
Car seul l'être même qui vous a créé en combinant diverses choses à l'origine peut décider du moment où votre vie prendra fin, et selon cette décision, il démantèlera les éléments qui vous ont constitué.
Il ne dépend pas de vous de naître ni de mourir.
Acceptez donc la décision de la nature avec de bonnes intentions et partez en silence.
« Car la nature, qui vous renvoie, vous renvoie avec de bonnes intentions. »
---Extrait du volume 12
Avis de l'éditeur
Caractéristiques de ce livre
#Traduction complète du texte grec original
#Comprend un commentaire détaillé de l'œuvre par le traducteur professionnel Park Moon-jae
Les « Citations » d'Épictète, qui a grandement influencé Aurèle, sont désormais disponibles pour la première fois en Corée.
À lire absolument pour les étudiants de Harvard, Oxford, Chicago et de l'université Sogang.
Les Méditations sont depuis longtemps considérées comme l'un des plus grands livres de l'histoire.
L'idée, bien qu'étant celle de Marc Aurèle, n'était pas originale.
1.
Quel genre de livre est le Journal de méditation ?
Son objectif principal en écrivant les Méditations était d'examiner ses pensées les plus intimes et de se conseiller sur la meilleure façon de vivre dans sa situation présente.
Comment ce livre ancien est-il devenu une lecture incontournable à Harvard et à Oxford ? Il cherchait à condenser dans un ouvrage concis les propositions essentielles qui ont sous-tendu toute sa vie, les principes éthiques fondamentaux et ses réflexions.
Ensuite, et plus largement, l'objectif de cet ouvrage était de publier et de diffuser largement un livre contenant une éthique que les gens pouvaient mettre en pratique dans leur vie au cours des premier et deuxième siècles après J.-C.
Les écrits d'Épictète eurent une influence particulièrement grande sur lui.
Deux types d'écrits, largement utilisés dans la philosophie stoïcienne sur laquelle il s'est fondé, ont eu une grande influence sur ses Méditations.
Un premier type propose des directives générales sur la manière de mener une vie éthique, dont un exemple célèbre est la déontologie de Cicéron.
Un autre type d'écriture utilisait la philosophie comme moyen d'identifier les défaillances psychologiques et éthiques humaines, de les qualifier de maladies, puis de les guérir.
Le Traité de la colère de Sénèque était une œuvre de ce genre.
Les Méditations de Marc Aurèle reflètent les objectifs et les thèmes de ces deux types d'écriture, offrant une combinaison unique de conseils et de guérison.
2.
La pensée de Marc Aurèle
Dans ses Pensées pour moi-même, Marc Aurèle semble avoir prêché ses croyances non seulement en se basant sur la philosophie stoïcienne, mais aussi en mêlant des idées issues de diverses écoles philosophiques.
Mais une telle attitude éclectique n'était pas courante dans le monde intellectuel de l'époque.
La tendance générale de cette époque était d'adhérer à une seule école philosophique et de la suivre.
Une raison plus concrète de montrer que le stoïcisme a influencé Marc Aurèle est que, bien qu'il n'utilise pas la terminologie stoïcienne dans ses Pensées et qu'il en reconstruise parfois les concepts à sa manière, les Pensées, prises dans leur ensemble, ont une forte saveur stoïcienne.
Nous pouvons donc conclure que Marc Aurèle suivait fondamentalement la philosophie du stoïcisme et, sur cette base, qu'il acceptait largement les idées de diverses écoles philosophiques.
3. Concepts fondamentaux de la philosophie stoïcienne
On peut citer cinq caractéristiques de la philosophie stoïcienne de l'époque, qui correspondent aux thèmes mis en avant dans les Méditations.
On pensait initialement que seule une vie vécue selon la vertu était une vie heureuse.
Autrement dit, l'idée est que la vertu est tout ce dont les humains ont besoin pour vivre une vie heureuse.
La seconde est l'idée que les émotions et les désirs humains sont directement déterminés par les croyances concernant ce qui est considéré comme précieux ou désirable.
Autrement dit, les émotions et les désirs ne constituent pas des dimensions séparées et irrationnelles dans la vie mentale humaine.
La troisième idée est celle selon laquelle les humains ont une tendance innée à faire le bien autour d'eux.
La quatrième raison était qu'elle appartenait aux sciences naturelles et servait de lien entre l'éthique et les sciences naturelles.
L'une des questions qui se posaient à l'époque était de savoir si la nature ou l'univers a un but ou une signification inhérente, ou s'il n'est que le résultat du fonctionnement arbitraire des lois ou des processus naturels.
Les stoïciens adoptèrent la première position, croyant que tout était prédéterminé et que chaque série d'événements incarnait le dessein ou la providence de Dieu, tandis que les épicuriens adoptèrent la seconde position, fondant leurs idées sur la nature atomique de la matière.
Dans la philosophie stoïcienne, les domaines de la philosophie tels que l'éthique et la physique étaient considérés comme interconnectés et se soutenant mutuellement.
Ainsi, leur croyance en la providence divine relevait des sciences naturelles, mais elle fournissait également un cadre important pour l'éthique.
Et, inversement, l'éthique sous-tendait et donnait sens aux principes liés à Dieu, notamment à la providence.
Cinquièmement, les philosophes stoïciens considéraient la philosophie comme un ensemble de connaissances hautement unifié et en constante évolution.
4.
Thèmes qui apparaissent fréquemment dans les Méditations.
Dans ses Pensées pour moi-même, Marc Aurèle utilise certains thèmes stoïciens très classiques, mais il emploie aussi, dans certains cas, un style d'expression unique auquel on ne s'attendrait pas.
Par exemple, il souligne que ce qui définit notre identité est essentiellement ce qui nous « domine ».
Lorsqu'il parle de ce qui nous « gouverne », il fait référence à la « raison ».
Il oppose les différentes parties qui constituent un être humain : « le corps » et « l’esprit ».
En apparence, elle semble suivre un dualisme platonicien qui distingue entre l'esprit désincarné et le corps incarné.
Cependant, de tels passages ne font que présenter des leçons éthiques, reflétant la première idée caractéristique de la philosophie stoïcienne que nous avons examinée ci-dessus.
Dans d'autres matières, l'influence de la philosophie stoïcienne sur Marc Aurèle est plus évidente.
Par exemple, à l'instar d'Épictète, il se conseille à maintes reprises de ne pas s'infliger de souffrances en attribuant des jugements inutiles de bien ou de mal à un événement ou à une circonstance.
D'une part, Marc Aurèle évoque fréquemment l'idée que l'ordre divin ou cosmique constitue un cadre important pour la vie éthique humaine, et à cet égard, il rappelle beaucoup Épictète ; d'autre part, en demandant : « Est-ce la providence ou sont-ce des atomes ? », il adopte une position qui consiste à ne pas trancher entre l'idée stoïcienne selon laquelle la nature a une finalité inhérente et l'idée épicurienne selon laquelle l'univers n'est que le résultat du rassemblement et de la dispersion des atomes.
Globalement, on ne peut affirmer que Marc Aurèle ait pleinement saisi la philosophie stoïcienne dans ses Pensées pour moi-même et qu'il ait présenté une idée brillante intégrant l'éthique et la physique. On peut toutefois dire qu'il croyait en la véracité de la vision providentielle du monde propre à l'école stoïcienne et qu'il a proposé des pratiques éthiques pour l'humanité fondées sur cette vision.
#Traduction complète du texte grec original
#Comprend un commentaire détaillé de l'œuvre par le traducteur professionnel Park Moon-jae
Les « Citations » d'Épictète, qui a grandement influencé Aurèle, sont désormais disponibles pour la première fois en Corée.
À lire absolument pour les étudiants de Harvard, Oxford, Chicago et de l'université Sogang.
Les Méditations sont depuis longtemps considérées comme l'un des plus grands livres de l'histoire.
L'idée, bien qu'étant celle de Marc Aurèle, n'était pas originale.
1.
Quel genre de livre est le Journal de méditation ?
Son objectif principal en écrivant les Méditations était d'examiner ses pensées les plus intimes et de se conseiller sur la meilleure façon de vivre dans sa situation présente.
Comment ce livre ancien est-il devenu une lecture incontournable à Harvard et à Oxford ? Il cherchait à condenser dans un ouvrage concis les propositions essentielles qui ont sous-tendu toute sa vie, les principes éthiques fondamentaux et ses réflexions.
Ensuite, et plus largement, l'objectif de cet ouvrage était de publier et de diffuser largement un livre contenant une éthique que les gens pouvaient mettre en pratique dans leur vie au cours des premier et deuxième siècles après J.-C.
Les écrits d'Épictète eurent une influence particulièrement grande sur lui.
Deux types d'écrits, largement utilisés dans la philosophie stoïcienne sur laquelle il s'est fondé, ont eu une grande influence sur ses Méditations.
Un premier type propose des directives générales sur la manière de mener une vie éthique, dont un exemple célèbre est la déontologie de Cicéron.
Un autre type d'écriture utilisait la philosophie comme moyen d'identifier les défaillances psychologiques et éthiques humaines, de les qualifier de maladies, puis de les guérir.
Le Traité de la colère de Sénèque était une œuvre de ce genre.
Les Méditations de Marc Aurèle reflètent les objectifs et les thèmes de ces deux types d'écriture, offrant une combinaison unique de conseils et de guérison.
2.
La pensée de Marc Aurèle
Dans ses Pensées pour moi-même, Marc Aurèle semble avoir prêché ses croyances non seulement en se basant sur la philosophie stoïcienne, mais aussi en mêlant des idées issues de diverses écoles philosophiques.
Mais une telle attitude éclectique n'était pas courante dans le monde intellectuel de l'époque.
La tendance générale de cette époque était d'adhérer à une seule école philosophique et de la suivre.
Une raison plus concrète de montrer que le stoïcisme a influencé Marc Aurèle est que, bien qu'il n'utilise pas la terminologie stoïcienne dans ses Pensées et qu'il en reconstruise parfois les concepts à sa manière, les Pensées, prises dans leur ensemble, ont une forte saveur stoïcienne.
Nous pouvons donc conclure que Marc Aurèle suivait fondamentalement la philosophie du stoïcisme et, sur cette base, qu'il acceptait largement les idées de diverses écoles philosophiques.
3. Concepts fondamentaux de la philosophie stoïcienne
On peut citer cinq caractéristiques de la philosophie stoïcienne de l'époque, qui correspondent aux thèmes mis en avant dans les Méditations.
On pensait initialement que seule une vie vécue selon la vertu était une vie heureuse.
Autrement dit, l'idée est que la vertu est tout ce dont les humains ont besoin pour vivre une vie heureuse.
La seconde est l'idée que les émotions et les désirs humains sont directement déterminés par les croyances concernant ce qui est considéré comme précieux ou désirable.
Autrement dit, les émotions et les désirs ne constituent pas des dimensions séparées et irrationnelles dans la vie mentale humaine.
La troisième idée est celle selon laquelle les humains ont une tendance innée à faire le bien autour d'eux.
La quatrième raison était qu'elle appartenait aux sciences naturelles et servait de lien entre l'éthique et les sciences naturelles.
L'une des questions qui se posaient à l'époque était de savoir si la nature ou l'univers a un but ou une signification inhérente, ou s'il n'est que le résultat du fonctionnement arbitraire des lois ou des processus naturels.
Les stoïciens adoptèrent la première position, croyant que tout était prédéterminé et que chaque série d'événements incarnait le dessein ou la providence de Dieu, tandis que les épicuriens adoptèrent la seconde position, fondant leurs idées sur la nature atomique de la matière.
Dans la philosophie stoïcienne, les domaines de la philosophie tels que l'éthique et la physique étaient considérés comme interconnectés et se soutenant mutuellement.
Ainsi, leur croyance en la providence divine relevait des sciences naturelles, mais elle fournissait également un cadre important pour l'éthique.
Et, inversement, l'éthique sous-tendait et donnait sens aux principes liés à Dieu, notamment à la providence.
Cinquièmement, les philosophes stoïciens considéraient la philosophie comme un ensemble de connaissances hautement unifié et en constante évolution.
4.
Thèmes qui apparaissent fréquemment dans les Méditations.
Dans ses Pensées pour moi-même, Marc Aurèle utilise certains thèmes stoïciens très classiques, mais il emploie aussi, dans certains cas, un style d'expression unique auquel on ne s'attendrait pas.
Par exemple, il souligne que ce qui définit notre identité est essentiellement ce qui nous « domine ».
Lorsqu'il parle de ce qui nous « gouverne », il fait référence à la « raison ».
Il oppose les différentes parties qui constituent un être humain : « le corps » et « l’esprit ».
En apparence, elle semble suivre un dualisme platonicien qui distingue entre l'esprit désincarné et le corps incarné.
Cependant, de tels passages ne font que présenter des leçons éthiques, reflétant la première idée caractéristique de la philosophie stoïcienne que nous avons examinée ci-dessus.
Dans d'autres matières, l'influence de la philosophie stoïcienne sur Marc Aurèle est plus évidente.
Par exemple, à l'instar d'Épictète, il se conseille à maintes reprises de ne pas s'infliger de souffrances en attribuant des jugements inutiles de bien ou de mal à un événement ou à une circonstance.
D'une part, Marc Aurèle évoque fréquemment l'idée que l'ordre divin ou cosmique constitue un cadre important pour la vie éthique humaine, et à cet égard, il rappelle beaucoup Épictète ; d'autre part, en demandant : « Est-ce la providence ou sont-ce des atomes ? », il adopte une position qui consiste à ne pas trancher entre l'idée stoïcienne selon laquelle la nature a une finalité inhérente et l'idée épicurienne selon laquelle l'univers n'est que le résultat du rassemblement et de la dispersion des atomes.
Globalement, on ne peut affirmer que Marc Aurèle ait pleinement saisi la philosophie stoïcienne dans ses Pensées pour moi-même et qu'il ait présenté une idée brillante intégrant l'éthique et la physique. On peut toutefois dire qu'il croyait en la véracité de la vision providentielle du monde propre à l'école stoïcienne et qu'il a proposé des pratiques éthiques pour l'humanité fondées sur cette vision.
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date de publication : 2 avril 2018
Nombre de pages, poids, dimensions : 272 pages | 362 g | 150 × 225 × 20 mm
- ISBN13 : 9791187142379
- ISBN10 : 1187142379
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