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Joies simples
Joies simples
Description
Introduction au livre
Il s'agit du récit autobiographique du Père Pierre, fondateur de la communauté d'assistance aux pauvres actuellement active dans 350 localités réparties dans 44 pays à travers le monde, et c'est aussi un livre intitulé « Confession que nous raconte le vieux prêtre ».
Vivant auprès de personnes blessées par la vie, le prêtre raconte comment lui-même a tourné le dos à l'absurdité pour choisir le mystère, et comment il a tourné le dos au désespoir pour choisir l'espoir.
Il renferme la sagesse de la vie révélée dans l'Évangile, la recherche et la vision d'une manière de vivre, ainsi que le Dieu que nous ne pouvons connaître par la connaissance.


Le père Pierre, prêtre qui a été classé premier à sept reprises dans le sondage annuel « Personnalité préférée » de France, souligne les aspects égoïstes de la vie isolée et délivre un message de joie dans la vie en communauté, une philosophie du partage et un amour concret.
Ce livre s'articule autour d'anecdotes intéressantes et touchantes, tirées de faits réels, ce qui le rend encore plus accessible.
  • Vous pouvez consulter un aperçu du contenu du livre.
    Aperçu

indice
1.
Aigles blessés
Joie des larmes
Emmaüs
Évangile des pauvres
Désillusion enthousiaste
espoir
Absurdité et mystère

2.
Confiance en l'existence d'un être inconnu
Ceux qui font preuve d'empathie envers les autres et ceux qui se contentent de la solitude
Trois certitudes
Les trois visages de l'amour
Le Verbe s'est fait homme
liberté
Tu dois te réveiller
Lumière de la Vérité

3.
En route vers la réunion
La violence n'engendre que la violence
Frères humains
Réunion à l'aube
Le pouvoir de la douleur
Une réunion tant attendue
La route continue

Dans le livre
Après tout, Dieu est amour.
Et nous sommes aimés malgré tout.
Les êtres humains ont la liberté d'aimer ou de ne pas aimer.
Ce sont là les fondements de ma foi.

Je pense que beaucoup de personnes d'autres religions, et pas seulement les chrétiens, peuvent se reconnaître dans ces croyances.
L'Apocalypse, message secret de Dieu à l'humanité, nous permet d'approfondir les mystères de Dieu.

Au cours des siècles qui ont suivi la mort du Christ, les théologiens ont cherché à nous rapprocher du mystère le plus profond de ce que Dieu nous dit.
Le mystère est le mystère de la Trinité, le mystère de l'Incarnation et le mystère du salut.

En tant que croyant, je peux dire que j'ai vécu ma vie dans la lumière de ce mystère.

Même après avoir découvert les mots « Je suis qui je suis », qui ont ravivé ma foi, j'ai réalisé que je ne pouvais rien ajouter à ce « Je suis qui je suis » si ce n'est le mot « amour ».
« Je suis amour », voilà la seule chose que nous puissions dire de Dieu.

Et puis, peu à peu, j'ai commencé à percer le mystère.
Le mystère de la Trinité est souvent considéré comme diamétralement opposé à la raison et difficile à accepter.
--- pp.
109-110
L'être humain vit dans un monde fini, dans le temps, dans un monde relatif, avec une aspiration à l'infini, à l'éternel et à l'absolu.
En d'autres termes, il s'agit donc d'un état ontologiquement insatisfaisant.
Lorsque les gens ignorent cet avantage, ils concentrent leurs désirs les plus fondamentaux dans le domaine de la possession.
Il recherche constamment les biens matériels et le plaisir immédiat, mais ils ne le combleront jamais.
Par conséquent, il ne sera jamais satisfait.
C'est parce qu'il se méprend sur le véritable sens de la richesse.
L'être humain vit dans un monde fini, dans le temps, dans un monde relatif, avec une aspiration à l'infini, à l'éternel et à l'absolu.
En d'autres termes, il s'agit donc d'un état ontologiquement insatisfaisant.
Lorsque les gens ignorent cet avantage, ils concentrent leurs désirs les plus fondamentaux dans le domaine de la possession.
Il recherche constamment les biens matériels et le plaisir immédiat, mais ils ne le combleront jamais.
Par conséquent, il ne sera jamais satisfait.
C'est parce qu'il se méprend sur le véritable sens de la richesse.
--- p.54---p.55
Bien que toutes sortes d'actes cruels nous blessent tous, le cœur de ma vie religieuse repose sur trois convictions.
Le premier fondement de ma foi est la conviction que Dieu est amour.
Le deuxième fondement est la confiance en l'amour que l'on porte aux autres.
Le troisième fondement est la conviction que la liberté humaine existe pour nous permettre de répondre à l'amour de Dieu par l'amour.
Bien que toutes sortes d'actes cruels nous blessent tous, le cœur de ma vie religieuse repose sur trois convictions.
Le premier fondement de ma foi est la conviction que Dieu est amour.
Le deuxième fondement est la confiance en l'amour que l'on porte aux autres.
Le troisième fondement est la conviction que la liberté humaine existe pour nous permettre de répondre à l'amour de Dieu par l'amour.
--- p.101
En réalité, nous poursuivons tous le même but : le bonheur.
La vraie question est de savoir quelle méthode choisir.
Tout être humain, quelles que soient l'époque, les conditions ou la culture dans lesquelles il vit, est tenu de choisir entre deux voies.
Serez-vous heureux sans les autres ou serez-vous heureux avec les autres ?
Vous contenterez-vous de la solitude ou ferez-vous preuve d'empathie envers les autres ?
Ce choix, qu’il faut renouveler chaque matin, est plus fondamental que tout le reste.
Ces choix déterminent la substance de nos vies et font de nous ce que nous sommes.
En réalité, nous poursuivons tous le même but : le bonheur.
La vraie question est de savoir quelle méthode choisir.
Tout être humain, quelles que soient l'époque, les conditions ou la culture dans lesquelles il vit, est tenu de choisir entre deux voies.
Serez-vous heureux sans les autres ou serez-vous heureux avec les autres ?
Vous contenterez-vous de la solitude ou ferez-vous preuve d'empathie envers les autres ?
Ce choix, qu’il faut renouveler chaque matin, est plus fondamental que tout le reste.
Ces choix déterminent la substance de nos vies et font de nous ce que nous sommes.
--- p.181
Prenons garde à ne pas donner de conseils à ceux qui souffrent.
Prenons garde à ne pas leur servir un sermon pompeux.
Mais soyons suffisamment prudents et circonspects pour témoigner de notre présence aux autres, en partageant leur souffrance par des gestes affectueux et bienveillants ! Prenons garde à ne pas donner de conseils à ceux qui souffrent.
Prenons garde à ne pas leur servir un sermon pompeux.
Faisons preuve de délicatesse et de prudence en leur montrant notre soutien en partageant leur souffrance par des gestes affectueux et bienveillants !
--- p.72

Avis de l'éditeur
Le père Pierre, le plus grand humaniste de ce siècle
En France, on désigne chaque année une « personne préférée ».
Et dans ce sondage, une personne s'est classée première à sept reprises en huit ans.
Le père Pierre, un prêtre âgé qui aura quatre-vingt-dix ans cette année.
Pourquoi les gens lui témoignent-ils tant d'amour et de respect, alors qu'il n'est ni une célébrité, ni un homme politique, ni un cardinal, ni un pape, mais simplement un prêtre ordinaire ?

Comment il est devenu prêtre
Né dans une famille de la haute société lyonnaise, il vivait confortablement, mais à l'âge de dix-neuf ans, il renonça à son important héritage et à un avenir assuré pour choisir la voie de la prêtrise.
Sa décision de devenir moine fut influencée non seulement par le fort contexte religieux de sa famille, mais aussi par sa nature religieuse profondément ancrée et par deux événements décisifs.


Le surnom que lui donnaient ses amis lorsqu'il avait quatorze ans et qu'il était un scout dévoué en dit plus que tout autre chose sur l'enfance du père Pierre.
Il dit ceci :
« C’est vraiment incroyable que des garçons de quatorze ans aient choisi ce prénom pour moi. »


Désormais, je consacrerai ma vie à construire une maison, car Harry est un bâtisseur né, et la méditation est l'une de mes spécialités. » Et puis, de manière décisive, sur le chemin du retour d'un voyage scolaire à Rome, il prit sa décision « après avoir entendu parler de la vie de saint François par un moine ».

Dès lors, il se consacra à la vie de moine, « vivant pieds nus, dormant à même le sol, se réveillant chaque nuit à minuit pour réciter les Psaumes pendant une heure environ, et priant dans l'obscurité pendant une autre heure », et développa un amour pour le monde et les gens.

* Une carrière extraordinaire, un résistant et un membre de l'Assemblée nationale
Le parcours du père Pierre est atypique.
Parmi ces particularités, le fait qu'il ait été un combattant de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale tout en étant prêtre est unique.
Mais quand on pense à celui qui croyait en la dignité humaine et qui pensait que toute l'humanité formait une seule fraternité, transcendant sa famille, son pays et son peuple, il aurait été indigne de sa part d'ignorer simplement les luttes découlant d'un nationalisme exclusif et de préjugés raciaux.


Le père Pierre, qui a commencé ses activités de résistance en 1941, décrit la situation de l'époque comme suit :
Rejoindre la résistance a ouvert un nouveau chapitre dans ma vie et ma foi.
Honnêtement, ce choix n'était motivé par aucune considération politique.

Pour aider les Juifs poursuivis à s'échapper, il traversa les Pyrénées escarpées, donna ses chaussures à un Juif qui en portait de vieilles et revint pieds nus dans la neige, échappant de justesse à la mort à plusieurs reprises après avoir été arrêté par les Allemands suite à un signalement d'un collègue.
Dès ses activités de résistance, il commence à aligner progressivement ses pensées et ses paroles, qu'il avait retenues jusque-là, avec ses actions.


Un autre aspect unique de sa carrière, son mandat de membre de l'Assemblée nationale, doit également être compris dans le même contexte.
Il a fait appel au pouvoir politique comme moyen de surmonter la pauvreté, l'inégalité, l'absurdité et l'irrationalité de cette société.
« J’ai appris une chose très simple durant mon mandat de membre du Congrès. »
Le rôle fondamental des hommes politiques est de décider qui reçoit l'argent et comment le redistribuer.

Emmaüs, la joie de vivre ensemble
Après la guerre, le père Pierre, qui séjournait à Neuilly-Plaisance pour son travail de député à l'Assemblée nationale, eut un jour une conversation avec une personne qui avait tenté de se suicider.
Au lieu de lui offrir précipitamment réconfort et aide, la mariée lui demande de rester chez elle et de l'aider à construire sa maison.
Il a déclaré plus tard qu'il y avait trouvé une nouvelle vie.


« Si le prêtre m’avait simplement donné de l’argent, une maison ou un travail, j’aurais de nouveau tenté de me suicider. »
« Car ce dont j’avais besoin, ce n’était pas d’un moyen de vivre, mais d’une raison de vivre. » Convaincu que tous les êtres humains sont des « aigles blessés », le père Pierre a rénové la maison où il vivait et a accueilli les sans-abri, les vagabonds et les orphelins de guerre qui débordaient alors.
Et il nomma cette communauté « Emmaüs ».


Emmaüs, qui compte actuellement plus de 350 implantations dans 44 pays, n'est pas qu'une simple organisation caritative.
Il y a trois règles à respecter.
Premièrement, nous gagnons ce que nous mangeons grâce à notre propre travail.
Deuxièmement, nous partageons tout.
Troisièmement, nous, les marginalisés et les méprisés, travaillons plus dur pour pouvoir nous offrir le luxe de donner.

Autrement dit, les membres arrivés ici dans des situations désespérées ont pu reprendre confiance en eux en travaillant dur et en s'investissant, plutôt qu'en recevant simplement une aide inconditionnelle, et ont pu se construire une seconde vie en devenant des personnes capables de rendre à la société l'aide qu'elles avaient reçue.

Ils parlent avec assurance.
« Si nous qui n’avons rien, pouvons partager et offrir le salut de tout notre cœur, pourquoi vous, qui avez plus que ce dont vous avez besoin, ne pourriez-vous pas faire de même ? »

* Père Pierre, Père des Pauvres
Le père Pierre, qui continuait de servir les sans-abri et les pauvres tout en partageant joies et peines avec ses frères de la communauté d'Emmaüs, s'est rendu dans les stations de radio et de télévision en 1954 pour faire appel à la réalité de ceux qui étaient marginalisés et souffraient dans une réalité inégale et absurde, ce qui a provoqué un grand écho social.


Cette histoire a été explorée en détail dans le film (Un Hiver) de 1989, récompensé par un César.
Il critique avec audace non seulement les questions extérieures, mais aussi les erreurs commises par lui-même, l'Église et le clergé, et va même jusqu'à construire des maisons pour les sans-abri, bien que cela soit illégal.
Mais ses critiques et ses arguments, souvent véhéments, ne sont pas motivés par le goût du combat ni par l'espoir d'une récompense.


Son indignation sincère face à la mesquinerie du monde qui néglige les faibles, et son désir de nous faire prendre conscience de notre myopie face à toutes sortes d'injustices, de corruption et d'inégalités, proviennent uniquement d'un cœur empli d'amour.


Et parce qu'il a personnellement mis cet amour en pratique, ses messages, aussi fondamentaux ou ordinaires soient-ils, ne sonnent jamais vides ou ordinaires.
Il dit.
« L’enfer, c’est les autres », écrivait Sartre.
Je suis sûre au fond de moi que c'est le contraire.
« L'enfer, c'est soi-même coupé des autres. » Et il dit aussi ceci.
« Le seul blasphème est le blasphème contre l'amour. »
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date de publication : 31 mai 2001
Nombre de pages, poids, dimensions : 256 pages | 501 g | 148 × 210 × 20 mm
- ISBN13 : 9788989351108
- ISBN10 : 8989351103

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