
À peine là
Description
Introduction au livre
L'ouvrage de Kim Hong-joong, « Barge-in : Bruno Latour et l'ontologie de la catastrophe », commence par son expérience personnelle de percevoir même la pluie printanière comme une menace après l'accident nucléaire de Fukushima, et capture notre existence au XXIe siècle à travers le concept de « barge-in ».
Face à la crise climatique qui devient un phénomène quotidien et à l'imminence de la sixième extinction de masse, il affirme que la catastrophe écologique doit être abordée comme la question sociale la plus importante et la plus urgente, à travers la pensée de Bruno Latour.
En effet, l'ontologie de Latour est imprégnée d'une sensibilité catastrophique.
Pour lui, l'existence n'est pas une entité stable, mais quelque chose de constamment menacé, à peine maintenu, et précairement préservé.
Tous les êtres, qu'il s'agisse de saumons, d'arbres, d'humains, d'insectes ou de bactéries, survivent à peine, enchevêtrés avec d'autres êtres, et n'existent que dans cette instabilité.
Kim Hong-joong analyse méticuleusement la pensée théologique de Latour, la théorie de l'acteur-réseau, la théorie Gaïa et la théorie des classes écologiques, et présente de manière convaincante pourquoi nous devrions lire Latour maintenant.
Il qualifie Latour de « point de passage essentiel pour la théorie sociale du XXIe siècle ».
Pour traverser la catastrophe de notre époque, nous devons tenir compte des intuitions de Latour.
Pour voir le monde différemment, pour en parler différemment et, finalement, pour créer ensemble un monde différent, nous devons nous rassembler là où Latour soulève la question.
Face à la crise climatique qui devient un phénomène quotidien et à l'imminence de la sixième extinction de masse, il affirme que la catastrophe écologique doit être abordée comme la question sociale la plus importante et la plus urgente, à travers la pensée de Bruno Latour.
En effet, l'ontologie de Latour est imprégnée d'une sensibilité catastrophique.
Pour lui, l'existence n'est pas une entité stable, mais quelque chose de constamment menacé, à peine maintenu, et précairement préservé.
Tous les êtres, qu'il s'agisse de saumons, d'arbres, d'humains, d'insectes ou de bactéries, survivent à peine, enchevêtrés avec d'autres êtres, et n'existent que dans cette instabilité.
Kim Hong-joong analyse méticuleusement la pensée théologique de Latour, la théorie de l'acteur-réseau, la théorie Gaïa et la théorie des classes écologiques, et présente de manière convaincante pourquoi nous devrions lire Latour maintenant.
Il qualifie Latour de « point de passage essentiel pour la théorie sociale du XXIe siècle ».
Pour traverser la catastrophe de notre époque, nous devons tenir compte des intuitions de Latour.
Pour voir le monde différemment, pour en parler différemment et, finalement, pour créer ensemble un monde différent, nous devons nous rassembler là où Latour soulève la question.
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Aperçu
indice
prologue
Chapitre 1 : Théorie sociale de l'Anthropocène
I.
Nouveau catastrophisme
II.
Qu'est-ce que l'Anthropocène ?
III.
Problème-Assemblage
IV.
Changement climatique intellectuel
V.
L'Ange de l'Histoire de la Terre
VI.
Qu'est-ce que le catastrophisme ?
VII.
Anthropocène, Capitalocène, Technocène
Bore.
Impression du climat
Chapitre 2 : Le tournant catastrophique
I.
Catastrophe et sociologie
II.
L'Anthropocène et le catastrophisme
III.
Ulrich Beck
IV.
Bruno Latour
V.
Catastrophisme de Gaïa
VI.
Théorie de la catastrophe ou catastrophe de la théorie
Bore.
Apocalypse préventive
Chapitre 3 : La COVID-19 comme méthode
I.
Le choc de la COVID-19
II.
La capacité d'agir au-delà de l'humain
III.
La sociabilité au-delà de la société
IV.
La subjectivité au-delà de l'individu
V.
En conclusion
Bore.
Pourquoi les théoriciens devraient-ils être des imbéciles ?
Chapitre 4 : Passages essentiels de la théorie sociale du XXIe siècle
I.
Le paradoxe du bon endroit
II.
Limites des théories de l'action sociologique
III.
La formation et les enjeux de la pensée de Latour
IV. Les fondements philosophiques de l'ANT
V.
l'agent de Latour
VI.
Qu'est-ce qu'un acte ?
VII.
En conclusion
Bore 1.
Latour est-il constructiviste ?
Bore 2.
fétichisme ontologique
Bore 3.
Les bactéries existaient-elles avant Pasteur ?
Chapitre 5 : Théorie de l'action des vortex - Les frères Grimm et Latour
I.
machine narrative
II.
Le pouvoir des histoires
III.
Analyse détaillée de la catastrophe
IV.
Tourbillon d'action
V.
Acteur sensible
Bore.
L'ontologie plate exclut-elle les différences ?
Chapitre 6 : Sur les origines théologiques de l’ANT
I.
Minorité
II.
Généalogie de la théorie des minorités
III.
non-réductionnisme
IV.
Jeune Latour et la théologie
V.
Rudolf Bultmann et Latour
VI.
Charles Péguy et Latour
VII.
théorie sociale non sociologique
Bore.
S’agit-il de l’abolition de la « société » ou de l’expansion de la « société » ?
Chapitre 7 : À peine – L’ontologie de l’être
I.
Thèse bizarre
II.
L'existence est un réseau
III.
Qu'est-ce que le plasma ?
IV.
L'existence est répétition
V.
À peine là
VI.
L'existence est autre
VII.
kénose
Bore.
Deleuze et une certaine vie
Chapitre 8 : Classe écologique et politique catastrophique
I.
sensibilité catastrophique
II.
Le choc de l'Anthropocène
III.
catastrophisme
IV.
classe écologique
V.
Devenir quelqu'un
Bore.
Deuil pour l'enfant à naître
Chapitre 9 : La redécouverte de Gabriel Tarde – Affect, mode et assemblage
I.
Pourquoi Gabriel Tarde ?
II.
Comment Tarde a-t-elle été redécouverte ?
III.
Jeongdong
IV.
Mode
V.
assemblée
VI.
Vers une théorie alternative
Bore 1.
Latour et le comédien sensible
Bore 2.
Le catastrophisme de Tarde
source
Références
Chapitre 1 : Théorie sociale de l'Anthropocène
I.
Nouveau catastrophisme
II.
Qu'est-ce que l'Anthropocène ?
III.
Problème-Assemblage
IV.
Changement climatique intellectuel
V.
L'Ange de l'Histoire de la Terre
VI.
Qu'est-ce que le catastrophisme ?
VII.
Anthropocène, Capitalocène, Technocène
Bore.
Impression du climat
Chapitre 2 : Le tournant catastrophique
I.
Catastrophe et sociologie
II.
L'Anthropocène et le catastrophisme
III.
Ulrich Beck
IV.
Bruno Latour
V.
Catastrophisme de Gaïa
VI.
Théorie de la catastrophe ou catastrophe de la théorie
Bore.
Apocalypse préventive
Chapitre 3 : La COVID-19 comme méthode
I.
Le choc de la COVID-19
II.
La capacité d'agir au-delà de l'humain
III.
La sociabilité au-delà de la société
IV.
La subjectivité au-delà de l'individu
V.
En conclusion
Bore.
Pourquoi les théoriciens devraient-ils être des imbéciles ?
Chapitre 4 : Passages essentiels de la théorie sociale du XXIe siècle
I.
Le paradoxe du bon endroit
II.
Limites des théories de l'action sociologique
III.
La formation et les enjeux de la pensée de Latour
IV. Les fondements philosophiques de l'ANT
V.
l'agent de Latour
VI.
Qu'est-ce qu'un acte ?
VII.
En conclusion
Bore 1.
Latour est-il constructiviste ?
Bore 2.
fétichisme ontologique
Bore 3.
Les bactéries existaient-elles avant Pasteur ?
Chapitre 5 : Théorie de l'action des vortex - Les frères Grimm et Latour
I.
machine narrative
II.
Le pouvoir des histoires
III.
Analyse détaillée de la catastrophe
IV.
Tourbillon d'action
V.
Acteur sensible
Bore.
L'ontologie plate exclut-elle les différences ?
Chapitre 6 : Sur les origines théologiques de l’ANT
I.
Minorité
II.
Généalogie de la théorie des minorités
III.
non-réductionnisme
IV.
Jeune Latour et la théologie
V.
Rudolf Bultmann et Latour
VI.
Charles Péguy et Latour
VII.
théorie sociale non sociologique
Bore.
S’agit-il de l’abolition de la « société » ou de l’expansion de la « société » ?
Chapitre 7 : À peine – L’ontologie de l’être
I.
Thèse bizarre
II.
L'existence est un réseau
III.
Qu'est-ce que le plasma ?
IV.
L'existence est répétition
V.
À peine là
VI.
L'existence est autre
VII.
kénose
Bore.
Deleuze et une certaine vie
Chapitre 8 : Classe écologique et politique catastrophique
I.
sensibilité catastrophique
II.
Le choc de l'Anthropocène
III.
catastrophisme
IV.
classe écologique
V.
Devenir quelqu'un
Bore.
Deuil pour l'enfant à naître
Chapitre 9 : La redécouverte de Gabriel Tarde – Affect, mode et assemblage
I.
Pourquoi Gabriel Tarde ?
II.
Comment Tarde a-t-elle été redécouverte ?
III.
Jeongdong
IV.
Mode
V.
assemblée
VI.
Vers une théorie alternative
Bore 1.
Latour et le comédien sensible
Bore 2.
Le catastrophisme de Tarde
source
Références
Image détaillée

Dans le livre
Cette sensibilité aux détails infimes est encore plus vive chez ceux qui doivent prendre soin d'un être cher.
Quiconque prépare à manger pour ses enfants devient automatiquement matérialiste.
Devenez pessimiste.
Il prend conscience du pouvoir de la matière, ne l'ignore pas et se concentre sur la relation entre la matière et les organismes.
Nous sommes douloureusement conscients de cette réalité rongée par l'inquiétude et le souci, et tumultueuse sur le plan matériel.
Matérialisme de l'amour, matérialisme du pessimisme, matérialisme des relations, matérialisme de la catastrophe.
--- Extrait du « Prologue »
La catastrophe n'est pas la « fin des temps », mais le « temps de la fin », le temps qui se déroule après la fin.
--- Extrait du « Chapitre 1 : Théorie sociale de l'Anthropocène »
De même que les micro-organismes de fermentation étaient largement méconnus (ignorés, non utilisés et non étudiés) avant 1857, il est probable qu'il existe encore aujourd'hui, en 2025, des agents inconnus qui ne sont pas encore pleinement compris.
Nous ne savons pas qui ils sont, ce qu'ils sont, ni ce qu'ils font actuellement.
Les entités que nous considérons toujours comme fixes et données sous des formes fixes (capitalistes, classe moyenne, ouvriers, hommes, femmes, jeunes, intellectuels, médecins, agriculteurs, militants, etc.) ne constituent pas la liste complète des acteurs qui composent la société.
--- Extrait du « Chapitre 4 : Points de passage essentiels de la théorie sociale du XXIe siècle »
Qu’est-ce qu’un acte ? Selon le conte, il ne s’agit pas d’un « comportement doté d’une signification subjective ».
Il ne s'agit pas d'une décision prise consciemment ou par un calcul rationnel.
Il ne s'agit ni de l'expression d'une pulsion inconsciente ni de la réalisation d'une structure.
Les actions représentées dans les livres d'images ne sont pas motivées par les capacités internes (conscience, motivation, désir, rationalité) de l'acteur.
La véritable force motrice d'une action ne vient pas de l'intérieur ou du dessus de l'acteur, mais de ce qui se trouve à côté de lui (les autres acteurs).
Le flux de l'action tourbillonne horizontalement, de façon rhizomatique, comme des coureurs de relais se passant le témoin, comme un virus se propageant, comme un rayon de lumière imitative rayonnant vers l'extérieur.
--- Extrait du « Chapitre 5 : Théorie de l'action des vortex ? Les frères Grimm et Latour »
On a souvent tendance à considérer que la réalisation la plus unique et la plus remarquable de la théorie de l'acteur-réseau (ANT) est d'avoir accordé aux non-humains la capacité d'agir et de les avoir reconnus comme des agents.
Ce n'est pas forcément une mauvaise analyse, mais il est difficile de la considérer comme la solution idéale.
Car la véritable puissance de la théorie de l'acteur-réseau (ANT) réside dans la manière dont elle opère son regard à un niveau ontologique plus profond.
Lorsqu'un changement survient dans notre perception du monde, nous commençons à voir différemment non seulement les non-humains, mais aussi les humains.
Vous pourrez percevoir différemment les chats, les chênes, les rivières, la nature, la Terre, les fantômes et les objets religieux tels que les dieux et les démons.
La société est perçue différemment, la culture est perçue différemment, et les attitudes et les méthodes d'investigation à l'égard de l'idéologie, du langage et du discours évoluent également.
L'existence n'est pas un état de plénitude.
L'existence est existence en réseaux et en répétition, et elle existe malgré le manque, la menace et la crise d'extinction.
Ce qui existe existe dans le «à peine existant».
C'est à peine visible.
En traversant diverses épreuves, et en les répétant sans cesse, on ne peut exister que si l'on remplit la maigre condition d'en être capable.
L'existence n'est pas substance, mais continuité.
Pour Latour, l'être est une connexion.
Exister à peine signifie être à peine connecté, à peine connecté.
--- Extrait du « Chapitre 7 : À peine – L’ontologie de l’être »
Ce dont nous avons besoin, c'est du catastrophisme.
Il s'agit d'un ensemble de connaissances, de pratiques, d'éthique et d'esthétique qui cherche à penser la catastrophe, à négocier avec elle et à la gouverner.
Le catastrophisme n'est pas simplement du pessimisme ou de la dépression ; il requiert un état d'esprit qui organise la volonté et la capacité de surmonter la catastrophe.
C'est l'espoir.
L'espoir n'est pas de l'optimisme.
L'optimisme, c'est espérer ce qui est escompté.
L'optimisme est automatique, ne demande que peu d'efforts, va de soi et est rationnel.
L’espoir, cependant, est la capacité d’imaginer quelque chose de « différent » de ce que nous voyons sous nos yeux.
L'espoir est toujours lié à l'impossible.
Le catastrophisme appelle à l'espoir.
Le catastrophisme sans espoir ne sera rien de plus qu'un pessimisme raffiné.
Quiconque prépare à manger pour ses enfants devient automatiquement matérialiste.
Devenez pessimiste.
Il prend conscience du pouvoir de la matière, ne l'ignore pas et se concentre sur la relation entre la matière et les organismes.
Nous sommes douloureusement conscients de cette réalité rongée par l'inquiétude et le souci, et tumultueuse sur le plan matériel.
Matérialisme de l'amour, matérialisme du pessimisme, matérialisme des relations, matérialisme de la catastrophe.
--- Extrait du « Prologue »
La catastrophe n'est pas la « fin des temps », mais le « temps de la fin », le temps qui se déroule après la fin.
--- Extrait du « Chapitre 1 : Théorie sociale de l'Anthropocène »
De même que les micro-organismes de fermentation étaient largement méconnus (ignorés, non utilisés et non étudiés) avant 1857, il est probable qu'il existe encore aujourd'hui, en 2025, des agents inconnus qui ne sont pas encore pleinement compris.
Nous ne savons pas qui ils sont, ce qu'ils sont, ni ce qu'ils font actuellement.
Les entités que nous considérons toujours comme fixes et données sous des formes fixes (capitalistes, classe moyenne, ouvriers, hommes, femmes, jeunes, intellectuels, médecins, agriculteurs, militants, etc.) ne constituent pas la liste complète des acteurs qui composent la société.
--- Extrait du « Chapitre 4 : Points de passage essentiels de la théorie sociale du XXIe siècle »
Qu’est-ce qu’un acte ? Selon le conte, il ne s’agit pas d’un « comportement doté d’une signification subjective ».
Il ne s'agit pas d'une décision prise consciemment ou par un calcul rationnel.
Il ne s'agit ni de l'expression d'une pulsion inconsciente ni de la réalisation d'une structure.
Les actions représentées dans les livres d'images ne sont pas motivées par les capacités internes (conscience, motivation, désir, rationalité) de l'acteur.
La véritable force motrice d'une action ne vient pas de l'intérieur ou du dessus de l'acteur, mais de ce qui se trouve à côté de lui (les autres acteurs).
Le flux de l'action tourbillonne horizontalement, de façon rhizomatique, comme des coureurs de relais se passant le témoin, comme un virus se propageant, comme un rayon de lumière imitative rayonnant vers l'extérieur.
--- Extrait du « Chapitre 5 : Théorie de l'action des vortex ? Les frères Grimm et Latour »
On a souvent tendance à considérer que la réalisation la plus unique et la plus remarquable de la théorie de l'acteur-réseau (ANT) est d'avoir accordé aux non-humains la capacité d'agir et de les avoir reconnus comme des agents.
Ce n'est pas forcément une mauvaise analyse, mais il est difficile de la considérer comme la solution idéale.
Car la véritable puissance de la théorie de l'acteur-réseau (ANT) réside dans la manière dont elle opère son regard à un niveau ontologique plus profond.
Lorsqu'un changement survient dans notre perception du monde, nous commençons à voir différemment non seulement les non-humains, mais aussi les humains.
Vous pourrez percevoir différemment les chats, les chênes, les rivières, la nature, la Terre, les fantômes et les objets religieux tels que les dieux et les démons.
La société est perçue différemment, la culture est perçue différemment, et les attitudes et les méthodes d'investigation à l'égard de l'idéologie, du langage et du discours évoluent également.
L'existence n'est pas un état de plénitude.
L'existence est existence en réseaux et en répétition, et elle existe malgré le manque, la menace et la crise d'extinction.
Ce qui existe existe dans le «à peine existant».
C'est à peine visible.
En traversant diverses épreuves, et en les répétant sans cesse, on ne peut exister que si l'on remplit la maigre condition d'en être capable.
L'existence n'est pas substance, mais continuité.
Pour Latour, l'être est une connexion.
Exister à peine signifie être à peine connecté, à peine connecté.
--- Extrait du « Chapitre 7 : À peine – L’ontologie de l’être »
Ce dont nous avons besoin, c'est du catastrophisme.
Il s'agit d'un ensemble de connaissances, de pratiques, d'éthique et d'esthétique qui cherche à penser la catastrophe, à négocier avec elle et à la gouverner.
Le catastrophisme n'est pas simplement du pessimisme ou de la dépression ; il requiert un état d'esprit qui organise la volonté et la capacité de surmonter la catastrophe.
C'est l'espoir.
L'espoir n'est pas de l'optimisme.
L'optimisme, c'est espérer ce qui est escompté.
L'optimisme est automatique, ne demande que peu d'efforts, va de soi et est rationnel.
L’espoir, cependant, est la capacité d’imaginer quelque chose de « différent » de ce que nous voyons sous nos yeux.
L'espoir est toujours lié à l'impossible.
Le catastrophisme appelle à l'espoir.
Le catastrophisme sans espoir ne sera rien de plus qu'un pessimisme raffiné.
--- Extrait du « Chapitre 8 : Classe écologique et politique catastrophique »
Avis de l'éditeur
Extrémisme, anti-intellectualisme et crise écologique
Le sociologue Kim Hong-joong, qui affronte de front la catastrophe de notre époque.
Avec Bruno Latour
Découvrir une alliance de formes de vie qui existent à peine, se soutenant mutuellement.
« Quand arrive la pluie printanière, je me blottis désormais dans ma poche. »
Pour l'auteur Kim Hong-joong, qui confie que depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, la pluie printanière a été perçue comme quelque chose de sinistre et de dangereux, avec un risque de contamination, le XXIe siècle est devenu semblable.
Non pas sous forme de connaissance, mais dans la sensation angoissante des gouttes de pluie ; non pas sous forme d'idées ou de philosophie, mais sous forme de préoccupation pour le corps d'un enfant qu'il faut nourrir et vêtir chaque jour ; non pas sous forme de vision du monde, mais sous forme de perception du monde.
Le monde qui jusqu'alors « coulait librement » est soudain devenu un monde qui « existe à peine ».
Au cœur de la catastrophe
La crise climatique et l'extinction massive ne sont plus de simples avertissements ; ce sont des réalités brutales qui empiètent sur notre quotidien.
Un sentiment de catastrophe et de fatalité s'empare des gens, pénétrant jusqu'au plus profond de leur existence.
Au XXIe siècle dans lequel nous vivons, les idéologies du progrès, de la croissance et de la prospérité ont déjà perdu leur réalisme.
La technologie domine toujours le discours, peignant l'avenir de manière fantasmée, mais derrière son rideau scintillant se révèle la cruelle réalité d'un système écologique en ruine.
Nous traversons actuellement une catastrophe.
« La catastrophe n’est pas la “fin des temps”, mais le “temps de la fin”, le temps qui se déroule après la fin. »
Le sociologue Kim Hong-joong, qui n'a cessé de créer des concepts originaux, présente son nouveau livre, Barely Being : Bruno Latour and the Ontology of Catastrophe, qui examine notre époque à travers le concept de catastrophe et interroge avec acuité le langage et la perspective que nous devrions utiliser pour percevoir et appréhender la réalité.
Selon lui, une catastrophe n'est pas une simple crise, mais plutôt une situation apocalyptique dont les conséquences sont inimaginables.
D'innombrables êtres vivants sur Terre survivent à peine au bord de l'extinction, et les humains ne font pas exception.
Kim Hong-joong affirme que la sociologie, la théorie sociale et même l'activité intellectuelle de notre époque doivent commencer précisément à partir de maintenant.
Le catastrophisme dont il parle n'est pas un simple pessimisme ou une résignation, mais une attitude paradoxale qui affronte de front la réalité catastrophique et cherche à découvrir de nouvelles possibilités.
Pour traverser la catastrophe
Kim Hong-joong explore la pensée de Bruno Latour, fondée sur sa prise de conscience de la catastrophe écologique de l'Anthropocène.
Latour est un penseur holistique.
Kim Hong-joong commence par les préoccupations théologiques contenues dans la thèse de doctorat de Latour, identifie le noyau de la théorie de l'acteur-réseau (ANT), qui a été développée dans le domaine de l'anthropologie scientifique, et discute plus en détail de la théorie Gaïa de Latour et de la théorie des classes écologiques, qui ont directement confronté la crise climatique de l'Anthropocène.
Cet ouvrage examine avec clarté et précision toute l'étendue de la pensée de Latour, qui embrasse la théologie, la philosophie, la sociologie et l'anthropologie.
Pourquoi devrions-nous lire Latour maintenant ? La réponse se trouve dans l'ontologie de Latour.
Latour est avant tout un philosophe qui a créé une nouvelle sensibilité ontologique.
Kim Hong-joong traduit cette sensibilité par le concept de « l’être à peine ».
Contrairement aux philosophes traditionnels qui identifiaient la substance à l'être, pour Latour, l'être n'est pas une substance pleine et stable.
Toute existence est à peine connectée par des réseaux et des répétitions.
Exister signifie survivre à peine face à la menace constante d'extinction.
Latour dit :
Une chose n'existe dans le monde que pour un instant, seulement tant que dure la connexion.
La lutte d'un saumon, un arbre qui prend racine dans le froid glacial, un être humain qui endure une journée au cœur d'une catastrophe.
Ils existent tous dans le principe du quasi-être.
Ni les humains ni le monde créé par les humains ne font exception.
Tous les êtres survivent toujours de justesse, et n'existent que dans le processus de cette survie « précaire ».
La disparition est naturelle, l'apparition est miraculeusement difficile.
Le monde existe dans un état de vacillement, d'interruption et d'instabilité constante.
Voir, expérimenter, s'impliquer
La théorie dont parle Latour s'apparente davantage à la destruction du savoir qu'au savoir lui-même.
Il s'agit d'un acte de « regard » sur une réalité inconnue qui apparaît dans une sensibilité nouvellement bouleversée.
Comme le souligne Kim Hong-joong, le mot grec pour théorie (theoria) signifie à l'origine « voir ».
Autrement dit, la théorie de Latour nous fait voir, nous explique ce que nous voyons différemment et crée un réseau d'acteurs qui façonnent ces récits.
À cet égard, la théorie de Latour est fondamentalement pratique et performative.
« Le contraire de la théorie n’est pas la pratique, mais l’aveuglement. »
Je ne peux pas le voir.
« Le tournant ontologique tenté par Latour implique une signification pratique de correction ou de guérison de la “cécité ontologique”, c’est-à-dire de l’insensibilité et du manque de discernement de l’existence. »
Voir, c'est agir.
L'expérience du spectateur peut être perçue comme une épreuve d'endurance, d'attente, de douleur, de patience et de silence, mais c'est de là que naîtront les actions futures.
Kim Hong-joong affirme :
La véritable force motrice de l'action ne vient ni de l'intérieur ni d'en haut, mais des autres acteurs.
Cela vient du fait de regarder la personne à côté de soi, de vivre des expériences ensemble et de se connecter les uns aux autres à travers ces expériences.
C'est comme un virus qui se propage, tourbillonne et s'infiltre.
Être acteur, c'est se laisser volontairement entraîner dans ce tourbillon.
« Une nouvelle histoire alternative commence avec ce renouveau du sens et du sentiment. »
Alors, comment acquiert-on ce sens ? Les frères Grimm n'auraient-ils pas dit quelque chose comme : « Il faut s'impliquer. »
Lorsque ceux qui sont pris au piège partagent leurs vulnérabilités et s'unissent, la possibilité de surmonter la catastrophe ne s'ouvrira-t-elle pas ? Une alliance d'êtres brisés et détruits, une solidarité transversale d'êtres vivants se soutenant et survivant, les voix et le flot des rêves de ceux qui aspirent à un monde au-delà du capitalisme.
Catastrophisme joyeux.
La formation d'une classe écologique, d'un peuple du futur qui parle, se rassemble et chante une autre ère au-delà des ténèbres de la modernité occidentale.
Voilà l’avenir de la « classe écologique » dont parle Latour.
« À peine exister » nous guide avec ténacité vers cet avenir.
Le sociologue Kim Hong-joong, qui affronte de front la catastrophe de notre époque.
Avec Bruno Latour
Découvrir une alliance de formes de vie qui existent à peine, se soutenant mutuellement.
« Quand arrive la pluie printanière, je me blottis désormais dans ma poche. »
Pour l'auteur Kim Hong-joong, qui confie que depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, la pluie printanière a été perçue comme quelque chose de sinistre et de dangereux, avec un risque de contamination, le XXIe siècle est devenu semblable.
Non pas sous forme de connaissance, mais dans la sensation angoissante des gouttes de pluie ; non pas sous forme d'idées ou de philosophie, mais sous forme de préoccupation pour le corps d'un enfant qu'il faut nourrir et vêtir chaque jour ; non pas sous forme de vision du monde, mais sous forme de perception du monde.
Le monde qui jusqu'alors « coulait librement » est soudain devenu un monde qui « existe à peine ».
Au cœur de la catastrophe
La crise climatique et l'extinction massive ne sont plus de simples avertissements ; ce sont des réalités brutales qui empiètent sur notre quotidien.
Un sentiment de catastrophe et de fatalité s'empare des gens, pénétrant jusqu'au plus profond de leur existence.
Au XXIe siècle dans lequel nous vivons, les idéologies du progrès, de la croissance et de la prospérité ont déjà perdu leur réalisme.
La technologie domine toujours le discours, peignant l'avenir de manière fantasmée, mais derrière son rideau scintillant se révèle la cruelle réalité d'un système écologique en ruine.
Nous traversons actuellement une catastrophe.
« La catastrophe n’est pas la “fin des temps”, mais le “temps de la fin”, le temps qui se déroule après la fin. »
Le sociologue Kim Hong-joong, qui n'a cessé de créer des concepts originaux, présente son nouveau livre, Barely Being : Bruno Latour and the Ontology of Catastrophe, qui examine notre époque à travers le concept de catastrophe et interroge avec acuité le langage et la perspective que nous devrions utiliser pour percevoir et appréhender la réalité.
Selon lui, une catastrophe n'est pas une simple crise, mais plutôt une situation apocalyptique dont les conséquences sont inimaginables.
D'innombrables êtres vivants sur Terre survivent à peine au bord de l'extinction, et les humains ne font pas exception.
Kim Hong-joong affirme que la sociologie, la théorie sociale et même l'activité intellectuelle de notre époque doivent commencer précisément à partir de maintenant.
Le catastrophisme dont il parle n'est pas un simple pessimisme ou une résignation, mais une attitude paradoxale qui affronte de front la réalité catastrophique et cherche à découvrir de nouvelles possibilités.
Pour traverser la catastrophe
Kim Hong-joong explore la pensée de Bruno Latour, fondée sur sa prise de conscience de la catastrophe écologique de l'Anthropocène.
Latour est un penseur holistique.
Kim Hong-joong commence par les préoccupations théologiques contenues dans la thèse de doctorat de Latour, identifie le noyau de la théorie de l'acteur-réseau (ANT), qui a été développée dans le domaine de l'anthropologie scientifique, et discute plus en détail de la théorie Gaïa de Latour et de la théorie des classes écologiques, qui ont directement confronté la crise climatique de l'Anthropocène.
Cet ouvrage examine avec clarté et précision toute l'étendue de la pensée de Latour, qui embrasse la théologie, la philosophie, la sociologie et l'anthropologie.
Pourquoi devrions-nous lire Latour maintenant ? La réponse se trouve dans l'ontologie de Latour.
Latour est avant tout un philosophe qui a créé une nouvelle sensibilité ontologique.
Kim Hong-joong traduit cette sensibilité par le concept de « l’être à peine ».
Contrairement aux philosophes traditionnels qui identifiaient la substance à l'être, pour Latour, l'être n'est pas une substance pleine et stable.
Toute existence est à peine connectée par des réseaux et des répétitions.
Exister signifie survivre à peine face à la menace constante d'extinction.
Latour dit :
Une chose n'existe dans le monde que pour un instant, seulement tant que dure la connexion.
La lutte d'un saumon, un arbre qui prend racine dans le froid glacial, un être humain qui endure une journée au cœur d'une catastrophe.
Ils existent tous dans le principe du quasi-être.
Ni les humains ni le monde créé par les humains ne font exception.
Tous les êtres survivent toujours de justesse, et n'existent que dans le processus de cette survie « précaire ».
La disparition est naturelle, l'apparition est miraculeusement difficile.
Le monde existe dans un état de vacillement, d'interruption et d'instabilité constante.
Voir, expérimenter, s'impliquer
La théorie dont parle Latour s'apparente davantage à la destruction du savoir qu'au savoir lui-même.
Il s'agit d'un acte de « regard » sur une réalité inconnue qui apparaît dans une sensibilité nouvellement bouleversée.
Comme le souligne Kim Hong-joong, le mot grec pour théorie (theoria) signifie à l'origine « voir ».
Autrement dit, la théorie de Latour nous fait voir, nous explique ce que nous voyons différemment et crée un réseau d'acteurs qui façonnent ces récits.
À cet égard, la théorie de Latour est fondamentalement pratique et performative.
« Le contraire de la théorie n’est pas la pratique, mais l’aveuglement. »
Je ne peux pas le voir.
« Le tournant ontologique tenté par Latour implique une signification pratique de correction ou de guérison de la “cécité ontologique”, c’est-à-dire de l’insensibilité et du manque de discernement de l’existence. »
Voir, c'est agir.
L'expérience du spectateur peut être perçue comme une épreuve d'endurance, d'attente, de douleur, de patience et de silence, mais c'est de là que naîtront les actions futures.
Kim Hong-joong affirme :
La véritable force motrice de l'action ne vient ni de l'intérieur ni d'en haut, mais des autres acteurs.
Cela vient du fait de regarder la personne à côté de soi, de vivre des expériences ensemble et de se connecter les uns aux autres à travers ces expériences.
C'est comme un virus qui se propage, tourbillonne et s'infiltre.
Être acteur, c'est se laisser volontairement entraîner dans ce tourbillon.
« Une nouvelle histoire alternative commence avec ce renouveau du sens et du sentiment. »
Alors, comment acquiert-on ce sens ? Les frères Grimm n'auraient-ils pas dit quelque chose comme : « Il faut s'impliquer. »
Lorsque ceux qui sont pris au piège partagent leurs vulnérabilités et s'unissent, la possibilité de surmonter la catastrophe ne s'ouvrira-t-elle pas ? Une alliance d'êtres brisés et détruits, une solidarité transversale d'êtres vivants se soutenant et survivant, les voix et le flot des rêves de ceux qui aspirent à un monde au-delà du capitalisme.
Catastrophisme joyeux.
La formation d'une classe écologique, d'un peuple du futur qui parle, se rassemble et chante une autre ère au-delà des ténèbres de la modernité occidentale.
Voilà l’avenir de la « classe écologique » dont parle Latour.
« À peine exister » nous guide avec ténacité vers cet avenir.
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date d'émission : 9 septembre 2025
- Nombre de pages, poids, dimensions : 400 pages | 135 × 210 × 30 mm
- ISBN13 : 9791194172161
- ISBN10 : 1194172164
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Langue coréenne
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