
Îles LES ÎLES
Description
Introduction au livre
Une pensée esthétique délicate, le langage de la réflexion découvert dans la vie quotidienne
L'Île de Jean Grenier, édition révisée
« L’Île » de Jean Grenier, roman qui a toujours été plébiscité par les lecteurs depuis sa parution en août 1997, a été publié dans une édition révisée avec une nouvelle traduction et une nouvelle mise en page.
Jean Grenier, que nous connaissons bien comme le professeur d'Albert Camus, est un esthéticien et essayiste français représentatif qui a transmis sa philosophie et ses convictions esthétiques à travers de nombreux livres d'art et recueils d'essais.
Parce que Grenier écrivait de manière concise et réfléchie, en utilisant une variété d'anecdotes tirées de sa vie quotidienne, son écriture est facile et agréable à lire, tout en touchant profondément le cœur et en trouvant un écho profond auprès des lecteurs d'aujourd'hui.
Le livre qui a inspiré Camus à se mettre sérieusement à écrire était « L'Île », et Camus a donc pris à cœur les bienfaits qu'il a tirés de ce livre de Grenier, en faisant une expérience d'apprentissage qui a duré toute sa vie.
Camus affirme que L'Île montre « une autre réalité qui, sans nier la réalité sensuelle que nous avons prise pour royaume, lui fait écho et explique d'où viennent nos angoisses de jeunesse ».
Ces mots de Camus résonnent encore plus fort pour nous alors que nous traversons une réalité plus sombre que jamais.
D'un ton calme, Grenier rappelle aux lecteurs l'importance de vivre seul et de partager le quotidien avec ses voisins, et insiste sur la vie avec les animaux.
La nouvelle édition de l'Anthologie 1 de Jean Grenier, « L'Île », est encore plus attendue car non seulement la couverture et le texte ont été repensés, mais aussi parce que le traducteur Kim Hwa-young a entièrement retraduit l'ouvrage, quarante ans après sa première traduction.
Dans cette édition révisée de « L’Île », la traductrice Kim Hwa-young a cherché à éviter le caractère trop descriptif et amical des phrases traduites afin de préserver l’élégance et les secrets des phrases caractéristiques et sobres de Jean Grenier.
Les essais philosophiques et magnifiques de Jean Grenier, véritable maître de notre temps, devraient apporter un réconfort chaleureux et un message riche aux lecteurs coréens qui traversent des moments difficiles.
L'Île de Jean Grenier, édition révisée
« L’Île » de Jean Grenier, roman qui a toujours été plébiscité par les lecteurs depuis sa parution en août 1997, a été publié dans une édition révisée avec une nouvelle traduction et une nouvelle mise en page.
Jean Grenier, que nous connaissons bien comme le professeur d'Albert Camus, est un esthéticien et essayiste français représentatif qui a transmis sa philosophie et ses convictions esthétiques à travers de nombreux livres d'art et recueils d'essais.
Parce que Grenier écrivait de manière concise et réfléchie, en utilisant une variété d'anecdotes tirées de sa vie quotidienne, son écriture est facile et agréable à lire, tout en touchant profondément le cœur et en trouvant un écho profond auprès des lecteurs d'aujourd'hui.
Le livre qui a inspiré Camus à se mettre sérieusement à écrire était « L'Île », et Camus a donc pris à cœur les bienfaits qu'il a tirés de ce livre de Grenier, en faisant une expérience d'apprentissage qui a duré toute sa vie.
Camus affirme que L'Île montre « une autre réalité qui, sans nier la réalité sensuelle que nous avons prise pour royaume, lui fait écho et explique d'où viennent nos angoisses de jeunesse ».
Ces mots de Camus résonnent encore plus fort pour nous alors que nous traversons une réalité plus sombre que jamais.
D'un ton calme, Grenier rappelle aux lecteurs l'importance de vivre seul et de partager le quotidien avec ses voisins, et insiste sur la vie avec les animaux.
La nouvelle édition de l'Anthologie 1 de Jean Grenier, « L'Île », est encore plus attendue car non seulement la couverture et le texte ont été repensés, mais aussi parce que le traducteur Kim Hwa-young a entièrement retraduit l'ouvrage, quarante ans après sa première traduction.
Dans cette édition révisée de « L’Île », la traductrice Kim Hwa-young a cherché à éviter le caractère trop descriptif et amical des phrases traduites afin de préserver l’élégance et les secrets des phrases caractéristiques et sobres de Jean Grenier.
Les essais philosophiques et magnifiques de Jean Grenier, véritable maître de notre temps, devraient apporter un réconfort chaleureux et un message riche aux lecteurs coréens qui traversent des moments difficiles.
- Vous pouvez consulter un aperçu du contenu du livre.
Aperçu
indice
Dédié à « L'Île » / Albert Camus 4
L'attrait du bal 20
Chat Mulu 31
Archipel de Kerguelen 72
Îles Chanceuses 90
Île de Pâques 105
Inde imaginaire 122
Days Gone 159
Îles Borromées 166
Note du traducteur
Le silence de l'écriture / Kim Hwa-young 171
L'île flottant dans chaque cœur / Kim Hwa-young 175
L'attrait du bal 20
Chat Mulu 31
Archipel de Kerguelen 72
Îles Chanceuses 90
Île de Pâques 105
Inde imaginaire 122
Days Gone 159
Îles Borromées 166
Note du traducteur
Le silence de l'écriture / Kim Hwa-young 171
L'île flottant dans chaque cœur / Kim Hwa-young 175
Dans le livre
Dans chacune de nos vies, et plus particulièrement à l'aube de cette vie, il existe un moment qui détermine tout.
Il est difficile de retrouver ce moment.
Elle est enfouie profondément dans les sédiments d'innombrables autres moments.
D'autres moments se sont succédé d'innombrables fois, et pourtant, ils étaient étrangement absents.
Les moments décisifs ne passent pas forcément en un éclair --- p.21
Il n’est pas étonnant que la fascination pour le vide nous pousse à bondir d’une chose à l’autre comme si nous courions sur une jambe.
La peur et la fascination se mêlent.
— C’est avancer (et en même temps fuir) et reculer.
Il est impossible de rester immobile.
Mais le jour viendra où je serai récompensé pour ce mouvement incessant, et même si je me contente de contempler un paysage en silence, mon désir se taira.
--- p.29
J'ai rêvé d'innombrables fois d'arriver dans une ville inconnue, seule, sans rien.
Alors j'ai pensé que je pouvais vivre humblement, ou plutôt, mal.
Surtout, il semblait possible de garder le « secret ».
J'ai toujours pensé que parler de moi-même, révéler qui je suis, agir en mon nom, c'est révéler quelque chose de ce que j'ai de plus précieux.
Qu'y a-t-il de si précieux là-dedans ? --- p.178
Ce n'est pas la prise de conscience de la futilité des rêves qui les fait disparaître.
Étrangement, cette sensation secrète est comme une odeur persistante et entêtante, une odeur qui ne disparaît pas même lorsque les fenêtres sont grandes ouvertes.
--- p.77-78
Ce que la société exige des individus qui doivent vivre de leur travail — c’est-à-dire de la quasi-totalité de la population — est d’une cruauté absolue.
S’il leur reste un espoir (outre celui de la révolution, bien sûr), c’est de tomber malades.
(…) Pour une personne pauvre, la maladie est comme un voyage, et la vie à l'hôpital est une sorte de vie luxueuse dans un palais ancien.
Si les riches l'avaient su, ils n'auraient pas permis aux pauvres de tomber malades.
--- p.87-88
On peut donc dire qu'une personne voyage non pas pour fuir elle-même — ce qui est impossible — mais pour se retrouver.
De même que les jésuites utilisent l'entraînement physique, les bouddhistes l'opium et les artistes l'alcool, le voyage devient un moyen.
--- p.92
À Séville, si l'on fait abstraction des palais, des cathédrales, du fleuve Guadalquivir, etc., la vie devient agréable pour de nombreuses raisons.
Mais pour vraiment ressentir la profonde « magie » de ce lieu, il faut tenter de grimper jusqu'au sommet de la Giralda et se faire arrêter par le garde qui s'y trouve.
« Vous devez y aller deux par deux », vous dit-il.
« Non, pourquoi ? » — « Parce qu’il y a trop de suicides. » — p. 95-96
Fleurs flottant sur la mer, fleurs qui apparaissent aux moments les plus inattendus, algues, cadavres, mouettes endormies, toi que la proue du navire déchire, ah, mes îles chanceuses ! Surprises inattendues du matin, espoirs du soir — vous reverrai-je jamais ? Toi seule me libère de moi-même.
C'est seulement en toi que je peux me reconnaître.
Miroir sans taches, ciel sans lumière, amour sans objet.
--- p.103-104
Pourquoi l'idée des îles m'étouffe-t-elle ? Où ailleurs puis-je respirer l'air frais du large, voir l'océan se déverser librement à l'horizon de toutes parts ? Où ailleurs puis-je éprouver et vivre cette extase physique ? Pourtant, lorsque nous allons sur une île, nous sommes « isolés » (isole) – n'est-ce pas là l'étymologie même du mot « île » (ile) ? Une île, ou une personne « seule ».
Des îles, ou des humains « solitaires ».
--- p.120
Le principal symptôme de la manie chez les jeunes est la « perte d'intérêt ».
« Chez les adolescents, de grands espoirs et de grandes inquiétudes se développent quant à leur avenir personnel et social, tandis que les patients deviennent progressivement indifférents à leur propre situation. »
Les études deviennent ennuyeuses, les jeux et le sport perdent de leur intérêt, et la nature paraît grise et dépourvue de lumière.
Même lorsqu'un incident majeur survient, il est accueilli avec indifférence, comme s'il s'agissait d'une vieille histoire. --- p.146
Qui a dit que les humains ne pouvaient pas changer ? Les humains n'ont jamais fait que changer.
Les saints chrétiens ne ressemblent ni aux sages de l'Antiquité ni aux citoyens modernes.
Le peuple russe tente de créer une sorte d'« être humain nouveau ».
--- p.156
À quoi bon voyager ? Traverser une montagne en amène une autre, traverser un champ en amène un autre, traverser un désert en amène un autre.
Au final, il n'y aura jamais de fin et je ne trouverai jamais ma Dulcinée.
Alors, comme quelqu'un l'a dit, concentrons un long espoir dans ce court espace.
Il est impossible de vivre le long des galets et des balustrades du lac Majeur, nous devons donc nous contenter de ses glorieux substituts !
Il est difficile de retrouver ce moment.
Elle est enfouie profondément dans les sédiments d'innombrables autres moments.
D'autres moments se sont succédé d'innombrables fois, et pourtant, ils étaient étrangement absents.
Les moments décisifs ne passent pas forcément en un éclair --- p.21
Il n’est pas étonnant que la fascination pour le vide nous pousse à bondir d’une chose à l’autre comme si nous courions sur une jambe.
La peur et la fascination se mêlent.
— C’est avancer (et en même temps fuir) et reculer.
Il est impossible de rester immobile.
Mais le jour viendra où je serai récompensé pour ce mouvement incessant, et même si je me contente de contempler un paysage en silence, mon désir se taira.
--- p.29
J'ai rêvé d'innombrables fois d'arriver dans une ville inconnue, seule, sans rien.
Alors j'ai pensé que je pouvais vivre humblement, ou plutôt, mal.
Surtout, il semblait possible de garder le « secret ».
J'ai toujours pensé que parler de moi-même, révéler qui je suis, agir en mon nom, c'est révéler quelque chose de ce que j'ai de plus précieux.
Qu'y a-t-il de si précieux là-dedans ? --- p.178
Ce n'est pas la prise de conscience de la futilité des rêves qui les fait disparaître.
Étrangement, cette sensation secrète est comme une odeur persistante et entêtante, une odeur qui ne disparaît pas même lorsque les fenêtres sont grandes ouvertes.
--- p.77-78
Ce que la société exige des individus qui doivent vivre de leur travail — c’est-à-dire de la quasi-totalité de la population — est d’une cruauté absolue.
S’il leur reste un espoir (outre celui de la révolution, bien sûr), c’est de tomber malades.
(…) Pour une personne pauvre, la maladie est comme un voyage, et la vie à l'hôpital est une sorte de vie luxueuse dans un palais ancien.
Si les riches l'avaient su, ils n'auraient pas permis aux pauvres de tomber malades.
--- p.87-88
On peut donc dire qu'une personne voyage non pas pour fuir elle-même — ce qui est impossible — mais pour se retrouver.
De même que les jésuites utilisent l'entraînement physique, les bouddhistes l'opium et les artistes l'alcool, le voyage devient un moyen.
--- p.92
À Séville, si l'on fait abstraction des palais, des cathédrales, du fleuve Guadalquivir, etc., la vie devient agréable pour de nombreuses raisons.
Mais pour vraiment ressentir la profonde « magie » de ce lieu, il faut tenter de grimper jusqu'au sommet de la Giralda et se faire arrêter par le garde qui s'y trouve.
« Vous devez y aller deux par deux », vous dit-il.
« Non, pourquoi ? » — « Parce qu’il y a trop de suicides. » — p. 95-96
Fleurs flottant sur la mer, fleurs qui apparaissent aux moments les plus inattendus, algues, cadavres, mouettes endormies, toi que la proue du navire déchire, ah, mes îles chanceuses ! Surprises inattendues du matin, espoirs du soir — vous reverrai-je jamais ? Toi seule me libère de moi-même.
C'est seulement en toi que je peux me reconnaître.
Miroir sans taches, ciel sans lumière, amour sans objet.
--- p.103-104
Pourquoi l'idée des îles m'étouffe-t-elle ? Où ailleurs puis-je respirer l'air frais du large, voir l'océan se déverser librement à l'horizon de toutes parts ? Où ailleurs puis-je éprouver et vivre cette extase physique ? Pourtant, lorsque nous allons sur une île, nous sommes « isolés » (isole) – n'est-ce pas là l'étymologie même du mot « île » (ile) ? Une île, ou une personne « seule ».
Des îles, ou des humains « solitaires ».
--- p.120
Le principal symptôme de la manie chez les jeunes est la « perte d'intérêt ».
« Chez les adolescents, de grands espoirs et de grandes inquiétudes se développent quant à leur avenir personnel et social, tandis que les patients deviennent progressivement indifférents à leur propre situation. »
Les études deviennent ennuyeuses, les jeux et le sport perdent de leur intérêt, et la nature paraît grise et dépourvue de lumière.
Même lorsqu'un incident majeur survient, il est accueilli avec indifférence, comme s'il s'agissait d'une vieille histoire. --- p.146
Qui a dit que les humains ne pouvaient pas changer ? Les humains n'ont jamais fait que changer.
Les saints chrétiens ne ressemblent ni aux sages de l'Antiquité ni aux citoyens modernes.
Le peuple russe tente de créer une sorte d'« être humain nouveau ».
--- p.156
À quoi bon voyager ? Traverser une montagne en amène une autre, traverser un champ en amène un autre, traverser un désert en amène un autre.
Au final, il n'y aura jamais de fin et je ne trouverai jamais ma Dulcinée.
Alors, comme quelqu'un l'a dit, concentrons un long espoir dans ce court espace.
Il est impossible de vivre le long des galets et des balustrades du lac Majeur, nous devons donc nous contenter de ses glorieux substituts !
--- p.169
Avis de l'éditeur
« Dans la vie de chaque personne, et particulièrement à l’aube de cette vie,
Il y a un moment qui détermine tout.
(…) C'est l'enfance ou l'adolescence
Cela se poursuit tout au long du parcours, en apparence aussi banal que possible.
« Cela colore aussi le passage du temps d’un éclat particulier. »
« J’envie sans aucun regret. »
« J’envie ce jeune inconnu qui ouvre cette 『Île』 pour la première fois aujourd’hui. »
— Albert Camus
« Ici, les plus éloignées de nous… et donc les plus proches… les îles de beauté, poussiéreuses et nouvellement ornées, les îles mères… les îles Borromées vous attendent. »
— Kim Hwa-young (traductrice)
■ Une pensée esthétique délicate, le langage de la réflexion découvert dans la vie quotidienne
Une édition révisée de « L'Île » de Jean Grenier a été publiée.
« L’Île » de Jean Grenier, roman qui a conquis le cœur des lecteurs pendant vingt-trois ans depuis sa parution en août 1997, a été publié par Minumsa dans une édition révisée avec une nouvelle traduction et une nouvelle mise en page en octobre 2020.
Jean Grenier, que nous connaissons bien comme le professeur d'Albert Camus, est un esthéticien et essayiste français représentatif qui a transmis sa philosophie et ses convictions esthétiques à travers de nombreux livres d'art et recueils d'essais.
Parce que Grenier écrivait de manière concise et réfléchie, en utilisant une variété d'anecdotes tirées de sa vie quotidienne, son écriture est facile et agréable à lire, tout en touchant profondément le cœur et en trouvant un écho profond auprès des lecteurs d'aujourd'hui.
Voici « L'Île » qui nous parvient ! « L'Île » de Jean Grenier est particulièrement célèbre pour être une œuvre chère à Albert Camus, qui a exprimé son admiration pour le livre de son professeur dans une préface qui frôlait l'éloge.
Je crois que j'ai aussi eu envie d'écrire quand j'ai découvert 『Island』.
Mais c’est après avoir lu le livre que cette vague idée s’est véritablement transformée en décision.
Il est vrai que d'autres livres m'ont aidé à prendre cette décision, mais une fois leur travail terminé, je les ai oubliés.
Au contraire, ce livre a toujours vécu en moi, et je le lis depuis plus de vingt ans.
Aujourd'hui encore, il m'arrive souvent d'écrire et de parler des mots contenus dans « L'Île » ou dans d'autres livres du même auteur comme s'ils étaient les miens.
(Albert Camus, « Sur l’île », pp. 11-12)
Le livre qui a inspiré Camus à se mettre sérieusement à écrire était « L'Île », et Camus a donc pris à cœur les bienfaits qu'il a tirés de ce livre de Grenier, en faisant une expérience d'apprentissage qui a duré toute sa vie.
Camus affirme que L'Île montre « une autre réalité qui, sans nier la réalité sensuelle que nous avons prise pour royaume, lui fait écho et explique d'où viennent nos angoisses de jeunesse ».
Ces mots de Camus résonnent encore plus fort pour nous alors que nous traversons une réalité plus sombre que jamais.
D'un ton calme, Grenier rappelle aux lecteurs l'importance de vivre seul et de partager le quotidien avec ses voisins, et insiste sur la vie avec les animaux.
■ Jean Grenier, qui « montre » sans enseigner
Une vraie vie avec des voisins et des animaux, voilà l'espoir.
L'essai de Jean Grenier n'affirme ni ne nie la vie de manière inconditionnelle.
Il ne se vante pas de ses expériences et ne se montre jamais impoli envers ses voisins.
Grenier philosophe sans cesse sur la vie et trouve l'espoir d'une vie forte dans sa propre faiblesse.
Grenier ne cherche pas à imposer ni à enseigner ses propres idées.
Il respecte la vie quotidienne de ses voisins (« L'Île de Pâques »), et en philosophe, il ne compare pas la supériorité de l'intelligence humaine à celle des animaux, mais nous apprend plutôt que la nature aimante des animaux est le plus grand enseignement de la vie (« Le Chat Mulu »). La sincérité des essais de Grenier se révèle dans la contemplation et l'observation. Il pose simplement un regard intéressé et affectueux sur les objets qu'il observe, sans leur attribuer de signification particulière ni porter de jugement. Il regarde, observe et pense, tout simplement.
Peut-être notre attachement à la vie est-il si fort en raison des surprises inattendues que nous réserve notre corps.
Nous désespérions que la maladie ne s'améliore pas, mais soudain, nous nous sommes levés de nos sièges.
Nous avions tellement de foi, mais soudain, cette foi s'est effondrée.
La fin est toujours la même, mais les détours et les rebondissements qui y mènent sont aussi variés que les pentes des montagnes russes. (Île de Pâques, p. 119)
En effet, lorsqu'on dit que pour atteindre un absolu, il est nécessaire de se détacher de soi-même et de tout ce qui est humain, quel meilleur exemple pourrait-on trouver qu'un animal ?
On dit souvent que les émotions sont propres aux humains et que les animaux en sont dépourvus. (Cat Mulu, pp. 57-58)
Un autre point de vue qui ressort avec éclat dans l'essai de Jean Grenier est celui de « l'espace vide ».
Grenier ne s'intéresse pas aux significations qui remplissent nos vies, mais plutôt à la verbalisation du vide lui-même.
Cette vision n'adopte pas une approche conflictuelle du monde, mais reflète plutôt le flux organique de la vie, qui inclut le vide.
Le langage auquel ses pensées font allusion n'est donc ni négatif ni positif.
Comme l'a confessé Camus, « l'Île est venue nous enseigner le secret de la désillusion », et c'est seulement alors que nous découvrons la culture.
Une culture qui ne se limite pas à une personne en particulier, mais qui inclut les voisins ordinaires et même les animaux qui ne peuvent exprimer leurs pensées par des mots.
Elle révèle une culture qui ne se résume pas à la connaissance, mais une culture sans artifice et authentique qui reflète les émotions de la vie.
Il préfère l'histoire de la mort d'un chat, la maladie d'un boucher, le parfum des fleurs et le passage du temps.
Ce livre ne dit absolument rien.
Ici, tout est suggéré avec une puissance et une délicatesse inégalées.
Ce langage léger, précis et pourtant onirique, coule comme une musique.
(...) Il nous raconte simplement des expériences simples et familières dans un langage qui n'est pas excessivement orné.
Il nous laisse ensuite le soin à chacun de l'interpréter comme bon nous semble.
(Albert Camus, « Sur l’île », pp. 13-14)
Je suis… …une page blanche qui ne fait rien.
Il n'y a pas que la journée d'aujourd'hui qui soit complètement blanche.
Il y a d'innombrables pages dans ma vie qui sont presque vierges.
Le plus grand luxe est de prendre la vie qui nous est donnée gratuitement et de l'utiliser avec la même générosité que celui qui nous l'a donnée, et de ne pas transformer quelque chose d'une valeur infinie en un objet d'intérêts mesquins.
(« Les jours disparus », pp. 161-162)
N'avons-nous pas besoin d'histoires comme celle-ci, d'enseignants comme celui-ci, en ce moment ?
Un professeur qui, comme le disait Camus, est capable d’« une conversation qui, une fois entamée, ne cesse jamais de brûler et qui remplit la vie de l’autre ».
Comme l'a dit le traducteur Kim Hwa-young : « Tel un sculpteur qui taille une bûche ou du marbre jusqu'à ce qu'il ne puisse plus être taillé, et qui découvre alors le cœur ou la véritable nature de l'œuvre restante, tel un moine face à la mort, un philosophe qui pense et écrit avec modération et sincérité d'esprit comme plus grandes vertus. » Jean Grenier.
Les essais philosophiques et magnifiques de Jean Grenier, véritable maître de notre temps, devraient apporter un réconfort chaleureux et un message riche aux lecteurs coréens qui traversent des moments difficiles.
« L'Île » de Jean Grenier, rénovée après vingt-trois ans
Réédité avec une nouvelle traduction de Kim Hwa-young
La nouvelle édition de l'Anthologie 1 de Jean Grenier, « L'Île », est encore plus attendue car non seulement la couverture et le texte ont été repensés, mais aussi parce que le traducteur Kim Hwa-young a entièrement retraduit l'ouvrage, quarante ans après sa première traduction.
Dans cette édition révisée de « L’Île », la traductrice Kim Hwa-young a cherché à éviter le caractère trop descriptif et amical des phrases traduites afin de préserver l’élégance et les secrets des phrases caractéristiques et sobres de Jean Grenier.
De plus, plutôt que d'expliquer plus en détail les implications et la signification profondes du texte, nous avons ajouté des notes de bas de page détaillées se rapportant à des connaissances relativement indépendantes afin de faciliter la compréhension.
Les raisons sont les suivantes :
Jean Grenier est un philosophe qui pense et écrit non pas en combinant ou en reliant des matériaux, mais comme un sculpteur qui taille une bûche ou du marbre jusqu'à ce qu'il ne puisse plus la travailler, jusqu'à ce qu'il trouve la véritable nature de l'œuvre restante, comme un moine face à la mort, qui considère la modération et la nudité d'esprit comme les plus grandes vertus.
Ce passage, ces quelques mots au début du livre, est une sorte d’avertissement aux lecteurs : « La foi, la compassion, l’amour, etc., doivent aussi être des réalités. »
Les temples antiques, les églises, les palais et même les usines d'aujourd'hui sont de puissants refuges contre le désespoir.
« Ce dont je parle ici, ce ne sont pas les choses que les humains acquièrent après la naissance… » C’est un monde de déni et de rejet, bien loin des vaines décorations ou des conforts superflus.
C’est pourquoi j’ai veillé à minimiser autant que possible le nombre de mots et de syllabes dans la traduction, afin qu’un grand silence entoure les phrases ou les mots qui sont en eux-mêmes solitaires, solides et isolés, comme des îles.
(Note du traducteur)
La première édition de 『Island』 a été publiée par Minumsa le 10 décembre 1980.
À l'époque, l'auteur Jean Grenier était inconnu en Corée, il était donc difficile de publier ses écrits, et il semblerait que plusieurs éditeurs aient refusé de les publier.
Il existe une anecdote selon laquelle la traductrice Kim Hwa-young voulait faire découvrir Grenier aux lecteurs coréens ; elle a donc présenté « L’archipel de Kerguelen » extrait d’« Îles » aux médias littéraires, et plus tard Minumsa a suggéré de le publier.
Comme prévu, « L'Île » a reçu un accueil enthousiaste de la part des lecteurs après sa publication, et reste apprécié même quarante ans plus tard.
Aujourd'hui, nous pouvons redécouvrir « L'Île » de Grenier grâce à deux intellectuels qui ont reconnu sa véritable valeur pour transmettre un message de réflexion intemporelle.
De nombreuses années après avoir présenté 『L'Île』, durant l'été 2012, je flânais dans les petits villages disséminés dans les montagnes de Haute-Provence et me suis arrêté pour déjeuner dans le village de Simien-la-Rotonde, avec sa tour de château médiévale du XIIIe siècle perchée au sommet de la montagne comme la « cerise sur le gâteau ».
J'ai demandé au propriétaire d'un restaurant qui avait quelques tables installées dans un coin ombragé d'une ruelle étroite s'il savait où se trouvait la maison de Jean Grenier.
L'hôtesse était ravie et m'a dit que son fils, l'ambassadeur Alain Grenier, viendrait passer ses vacances dans la maison de campagne et qu'il lui avait demandé d'ouvrir les fenêtres pour aérer la maison quelques jours auparavant, car il prévoyait de venir bientôt.
Je me tenais devant la vieille maison de Jean Grenier, au pied de la colline, et contemplais les champs de lavande violette, baignés par la lumière provençale éclatante.
Et puis j'ai pensé aux îles Borromées, au milieu du lac Majeur, non loin de là.
Un jour, quand nous serons enfin débarrassés de cette pénible pandémie de coronavirus, je veux visiter les îles flottant au milieu du lac Majeur, non loin de Locarno.
(Note du traducteur)
L'anthologie en quatre volumes de Jean Grenier : L'Île, À la mémoire de Camus, La Mort d'un chien et La Vie quotidienne
Découvrez le message du véritable maître de notre temps dans une nouvelle présentation et une nouvelle traduction !
Les quatre anthologies de Jean Grenier publiées par Minumsa (Anthologie 1 : L'Île, Anthologie 2 : Souvenirs de Camus, Anthologie 3 : La Mort d'un chien, Anthologie 4 : La Vie quotidienne) ont été publiées pour la première fois en août 1997 et sont appréciées des lecteurs depuis plus d'un siècle.
Cette fois-ci, nous publierons les quatre volumes des anthologies de Jean Grenier, en commençant par « L'Île », dans des éditions révisées, afin de les offrir aux lecteurs comme un cadeau d'automne.
Cette édition révisée des quatre anthologies de Jean Grenier comprend une révision complète et une nouvelle traduction des traductions précédemment incluses, améliorant ainsi la sensibilité linguistique moderne et l'exhaustivité des traductions.
Le design a également changé.
Les quatre anthologies présentent des illustrations originales créées par Etop sur leurs couvertures, mettant en avant une image de convivialité et de nouveauté.
Nous avons également conservé ici l'atmosphère caractéristique de vide et de calme de l'édition de 1997, ce qui en fait une anthologie à la matérialité vide, cachée et délicate.
Découvrons les magnifiques essais de Jean Grenier, le professeur admiré par Albert Camus, dans une nouvelle présentation et une nouvelle traduction.
Il y a un moment qui détermine tout.
(…) C'est l'enfance ou l'adolescence
Cela se poursuit tout au long du parcours, en apparence aussi banal que possible.
« Cela colore aussi le passage du temps d’un éclat particulier. »
« J’envie sans aucun regret. »
« J’envie ce jeune inconnu qui ouvre cette 『Île』 pour la première fois aujourd’hui. »
— Albert Camus
« Ici, les plus éloignées de nous… et donc les plus proches… les îles de beauté, poussiéreuses et nouvellement ornées, les îles mères… les îles Borromées vous attendent. »
— Kim Hwa-young (traductrice)
■ Une pensée esthétique délicate, le langage de la réflexion découvert dans la vie quotidienne
Une édition révisée de « L'Île » de Jean Grenier a été publiée.
« L’Île » de Jean Grenier, roman qui a conquis le cœur des lecteurs pendant vingt-trois ans depuis sa parution en août 1997, a été publié par Minumsa dans une édition révisée avec une nouvelle traduction et une nouvelle mise en page en octobre 2020.
Jean Grenier, que nous connaissons bien comme le professeur d'Albert Camus, est un esthéticien et essayiste français représentatif qui a transmis sa philosophie et ses convictions esthétiques à travers de nombreux livres d'art et recueils d'essais.
Parce que Grenier écrivait de manière concise et réfléchie, en utilisant une variété d'anecdotes tirées de sa vie quotidienne, son écriture est facile et agréable à lire, tout en touchant profondément le cœur et en trouvant un écho profond auprès des lecteurs d'aujourd'hui.
Voici « L'Île » qui nous parvient ! « L'Île » de Jean Grenier est particulièrement célèbre pour être une œuvre chère à Albert Camus, qui a exprimé son admiration pour le livre de son professeur dans une préface qui frôlait l'éloge.
Je crois que j'ai aussi eu envie d'écrire quand j'ai découvert 『Island』.
Mais c’est après avoir lu le livre que cette vague idée s’est véritablement transformée en décision.
Il est vrai que d'autres livres m'ont aidé à prendre cette décision, mais une fois leur travail terminé, je les ai oubliés.
Au contraire, ce livre a toujours vécu en moi, et je le lis depuis plus de vingt ans.
Aujourd'hui encore, il m'arrive souvent d'écrire et de parler des mots contenus dans « L'Île » ou dans d'autres livres du même auteur comme s'ils étaient les miens.
(Albert Camus, « Sur l’île », pp. 11-12)
Le livre qui a inspiré Camus à se mettre sérieusement à écrire était « L'Île », et Camus a donc pris à cœur les bienfaits qu'il a tirés de ce livre de Grenier, en faisant une expérience d'apprentissage qui a duré toute sa vie.
Camus affirme que L'Île montre « une autre réalité qui, sans nier la réalité sensuelle que nous avons prise pour royaume, lui fait écho et explique d'où viennent nos angoisses de jeunesse ».
Ces mots de Camus résonnent encore plus fort pour nous alors que nous traversons une réalité plus sombre que jamais.
D'un ton calme, Grenier rappelle aux lecteurs l'importance de vivre seul et de partager le quotidien avec ses voisins, et insiste sur la vie avec les animaux.
■ Jean Grenier, qui « montre » sans enseigner
Une vraie vie avec des voisins et des animaux, voilà l'espoir.
L'essai de Jean Grenier n'affirme ni ne nie la vie de manière inconditionnelle.
Il ne se vante pas de ses expériences et ne se montre jamais impoli envers ses voisins.
Grenier philosophe sans cesse sur la vie et trouve l'espoir d'une vie forte dans sa propre faiblesse.
Grenier ne cherche pas à imposer ni à enseigner ses propres idées.
Il respecte la vie quotidienne de ses voisins (« L'Île de Pâques »), et en philosophe, il ne compare pas la supériorité de l'intelligence humaine à celle des animaux, mais nous apprend plutôt que la nature aimante des animaux est le plus grand enseignement de la vie (« Le Chat Mulu »). La sincérité des essais de Grenier se révèle dans la contemplation et l'observation. Il pose simplement un regard intéressé et affectueux sur les objets qu'il observe, sans leur attribuer de signification particulière ni porter de jugement. Il regarde, observe et pense, tout simplement.
Peut-être notre attachement à la vie est-il si fort en raison des surprises inattendues que nous réserve notre corps.
Nous désespérions que la maladie ne s'améliore pas, mais soudain, nous nous sommes levés de nos sièges.
Nous avions tellement de foi, mais soudain, cette foi s'est effondrée.
La fin est toujours la même, mais les détours et les rebondissements qui y mènent sont aussi variés que les pentes des montagnes russes. (Île de Pâques, p. 119)
En effet, lorsqu'on dit que pour atteindre un absolu, il est nécessaire de se détacher de soi-même et de tout ce qui est humain, quel meilleur exemple pourrait-on trouver qu'un animal ?
On dit souvent que les émotions sont propres aux humains et que les animaux en sont dépourvus. (Cat Mulu, pp. 57-58)
Un autre point de vue qui ressort avec éclat dans l'essai de Jean Grenier est celui de « l'espace vide ».
Grenier ne s'intéresse pas aux significations qui remplissent nos vies, mais plutôt à la verbalisation du vide lui-même.
Cette vision n'adopte pas une approche conflictuelle du monde, mais reflète plutôt le flux organique de la vie, qui inclut le vide.
Le langage auquel ses pensées font allusion n'est donc ni négatif ni positif.
Comme l'a confessé Camus, « l'Île est venue nous enseigner le secret de la désillusion », et c'est seulement alors que nous découvrons la culture.
Une culture qui ne se limite pas à une personne en particulier, mais qui inclut les voisins ordinaires et même les animaux qui ne peuvent exprimer leurs pensées par des mots.
Elle révèle une culture qui ne se résume pas à la connaissance, mais une culture sans artifice et authentique qui reflète les émotions de la vie.
Il préfère l'histoire de la mort d'un chat, la maladie d'un boucher, le parfum des fleurs et le passage du temps.
Ce livre ne dit absolument rien.
Ici, tout est suggéré avec une puissance et une délicatesse inégalées.
Ce langage léger, précis et pourtant onirique, coule comme une musique.
(...) Il nous raconte simplement des expériences simples et familières dans un langage qui n'est pas excessivement orné.
Il nous laisse ensuite le soin à chacun de l'interpréter comme bon nous semble.
(Albert Camus, « Sur l’île », pp. 13-14)
Je suis… …une page blanche qui ne fait rien.
Il n'y a pas que la journée d'aujourd'hui qui soit complètement blanche.
Il y a d'innombrables pages dans ma vie qui sont presque vierges.
Le plus grand luxe est de prendre la vie qui nous est donnée gratuitement et de l'utiliser avec la même générosité que celui qui nous l'a donnée, et de ne pas transformer quelque chose d'une valeur infinie en un objet d'intérêts mesquins.
(« Les jours disparus », pp. 161-162)
N'avons-nous pas besoin d'histoires comme celle-ci, d'enseignants comme celui-ci, en ce moment ?
Un professeur qui, comme le disait Camus, est capable d’« une conversation qui, une fois entamée, ne cesse jamais de brûler et qui remplit la vie de l’autre ».
Comme l'a dit le traducteur Kim Hwa-young : « Tel un sculpteur qui taille une bûche ou du marbre jusqu'à ce qu'il ne puisse plus être taillé, et qui découvre alors le cœur ou la véritable nature de l'œuvre restante, tel un moine face à la mort, un philosophe qui pense et écrit avec modération et sincérité d'esprit comme plus grandes vertus. » Jean Grenier.
Les essais philosophiques et magnifiques de Jean Grenier, véritable maître de notre temps, devraient apporter un réconfort chaleureux et un message riche aux lecteurs coréens qui traversent des moments difficiles.
« L'Île » de Jean Grenier, rénovée après vingt-trois ans
Réédité avec une nouvelle traduction de Kim Hwa-young
La nouvelle édition de l'Anthologie 1 de Jean Grenier, « L'Île », est encore plus attendue car non seulement la couverture et le texte ont été repensés, mais aussi parce que le traducteur Kim Hwa-young a entièrement retraduit l'ouvrage, quarante ans après sa première traduction.
Dans cette édition révisée de « L’Île », la traductrice Kim Hwa-young a cherché à éviter le caractère trop descriptif et amical des phrases traduites afin de préserver l’élégance et les secrets des phrases caractéristiques et sobres de Jean Grenier.
De plus, plutôt que d'expliquer plus en détail les implications et la signification profondes du texte, nous avons ajouté des notes de bas de page détaillées se rapportant à des connaissances relativement indépendantes afin de faciliter la compréhension.
Les raisons sont les suivantes :
Jean Grenier est un philosophe qui pense et écrit non pas en combinant ou en reliant des matériaux, mais comme un sculpteur qui taille une bûche ou du marbre jusqu'à ce qu'il ne puisse plus la travailler, jusqu'à ce qu'il trouve la véritable nature de l'œuvre restante, comme un moine face à la mort, qui considère la modération et la nudité d'esprit comme les plus grandes vertus.
Ce passage, ces quelques mots au début du livre, est une sorte d’avertissement aux lecteurs : « La foi, la compassion, l’amour, etc., doivent aussi être des réalités. »
Les temples antiques, les églises, les palais et même les usines d'aujourd'hui sont de puissants refuges contre le désespoir.
« Ce dont je parle ici, ce ne sont pas les choses que les humains acquièrent après la naissance… » C’est un monde de déni et de rejet, bien loin des vaines décorations ou des conforts superflus.
C’est pourquoi j’ai veillé à minimiser autant que possible le nombre de mots et de syllabes dans la traduction, afin qu’un grand silence entoure les phrases ou les mots qui sont en eux-mêmes solitaires, solides et isolés, comme des îles.
(Note du traducteur)
La première édition de 『Island』 a été publiée par Minumsa le 10 décembre 1980.
À l'époque, l'auteur Jean Grenier était inconnu en Corée, il était donc difficile de publier ses écrits, et il semblerait que plusieurs éditeurs aient refusé de les publier.
Il existe une anecdote selon laquelle la traductrice Kim Hwa-young voulait faire découvrir Grenier aux lecteurs coréens ; elle a donc présenté « L’archipel de Kerguelen » extrait d’« Îles » aux médias littéraires, et plus tard Minumsa a suggéré de le publier.
Comme prévu, « L'Île » a reçu un accueil enthousiaste de la part des lecteurs après sa publication, et reste apprécié même quarante ans plus tard.
Aujourd'hui, nous pouvons redécouvrir « L'Île » de Grenier grâce à deux intellectuels qui ont reconnu sa véritable valeur pour transmettre un message de réflexion intemporelle.
De nombreuses années après avoir présenté 『L'Île』, durant l'été 2012, je flânais dans les petits villages disséminés dans les montagnes de Haute-Provence et me suis arrêté pour déjeuner dans le village de Simien-la-Rotonde, avec sa tour de château médiévale du XIIIe siècle perchée au sommet de la montagne comme la « cerise sur le gâteau ».
J'ai demandé au propriétaire d'un restaurant qui avait quelques tables installées dans un coin ombragé d'une ruelle étroite s'il savait où se trouvait la maison de Jean Grenier.
L'hôtesse était ravie et m'a dit que son fils, l'ambassadeur Alain Grenier, viendrait passer ses vacances dans la maison de campagne et qu'il lui avait demandé d'ouvrir les fenêtres pour aérer la maison quelques jours auparavant, car il prévoyait de venir bientôt.
Je me tenais devant la vieille maison de Jean Grenier, au pied de la colline, et contemplais les champs de lavande violette, baignés par la lumière provençale éclatante.
Et puis j'ai pensé aux îles Borromées, au milieu du lac Majeur, non loin de là.
Un jour, quand nous serons enfin débarrassés de cette pénible pandémie de coronavirus, je veux visiter les îles flottant au milieu du lac Majeur, non loin de Locarno.
(Note du traducteur)
L'anthologie en quatre volumes de Jean Grenier : L'Île, À la mémoire de Camus, La Mort d'un chien et La Vie quotidienne
Découvrez le message du véritable maître de notre temps dans une nouvelle présentation et une nouvelle traduction !
Les quatre anthologies de Jean Grenier publiées par Minumsa (Anthologie 1 : L'Île, Anthologie 2 : Souvenirs de Camus, Anthologie 3 : La Mort d'un chien, Anthologie 4 : La Vie quotidienne) ont été publiées pour la première fois en août 1997 et sont appréciées des lecteurs depuis plus d'un siècle.
Cette fois-ci, nous publierons les quatre volumes des anthologies de Jean Grenier, en commençant par « L'Île », dans des éditions révisées, afin de les offrir aux lecteurs comme un cadeau d'automne.
Cette édition révisée des quatre anthologies de Jean Grenier comprend une révision complète et une nouvelle traduction des traductions précédemment incluses, améliorant ainsi la sensibilité linguistique moderne et l'exhaustivité des traductions.
Le design a également changé.
Les quatre anthologies présentent des illustrations originales créées par Etop sur leurs couvertures, mettant en avant une image de convivialité et de nouveauté.
Nous avons également conservé ici l'atmosphère caractéristique de vide et de calme de l'édition de 1997, ce qui en fait une anthologie à la matérialité vide, cachée et délicate.
Découvrons les magnifiques essais de Jean Grenier, le professeur admiré par Albert Camus, dans une nouvelle présentation et une nouvelle traduction.
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date de publication : 16 octobre 2020
Nombre de pages, poids, dimensions : 184 pages | 300 g | 152 × 195 × 10 mm
- ISBN13 : 9788937402852
- ISBN10 : 8937402858
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Langue coréenne
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