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Ensemble d'essais
Ensemble d'essais
Description
Introduction au livre
Un mot du médecin
Traduction intégrale des Essais de Montaigne
Nous retrouvons les « Essais » de Montaigne, à l’origine du mot « essai », dans une traduction intégrale.
Les « Essais » sont un recueil de 107 essais écrits par Montaigne sur une période de vingt ans après sa démission de ses fonctions judiciaires. Cet ouvrage tient compte des ajouts apportés à chaque publication ainsi que des corrections manuscrites figurant dans l’édition personnelle de Montaigne.
5 juillet 2022. Essai du réalisateur Park Hyung-wook
Après 10 ans de traduction, 5 ans de révision et un demi-siècle depuis sa première traduction nationale, voici enfin la traduction complète !
Une œuvre à la manière d'un portrait qui révèle et témoigne de l'évolution constante du « Moi, Michelle ».

« Voici un livre unique en son genre, né des idées les plus folles et les plus absurdes d’un individu déterminé. »


Après avoir démissionné de son poste judiciaire en 1571 et s'être retiré au château de Montaigne, Montaigne écrivit 107 essais, courts et longs, au cours des vingt années suivantes, jusqu'à sa mort en 1592. Sept ans après avoir commencé à écrire, il publia la première édition de ses essais sous le titre « Les Essais », marquant la naissance d'un nouveau style d'écriture.
Le mot « essai » est un nom créé par Montaigne à partir du verbe « essayer », qui signifie « tester », « expérimenter », « essayer pour la première fois », et c’est de ce style d’écriture particulier qu’est né le style d’écriture anglais « essai ».


Les Essais de Montaigne, qui décrivent des pensées plutôt que des événements, convoquent toutes les passions qui façonnent l'histoire humaine et les aspects arrogants du monde humain au bout de sa plume, sous 107 titres différents, et comme dans un tribunal, ils se contredisent ou s'interposent au sein de son esprit, de son cœur et de son âme, révélant, témoignant et créant « Moi, Michel ».
Montaigne, qui s'était retiré pour reconstruire le château de Montaigne auquel ses ancêtres s'étaient consacrés, et pour vivre la « vie de contemplation » tant désirée par les Anciens et les humanistes, traversa une crise existentielle dans « une chambre à lui », et décida de consigner par écrit les mouvements de sa pensée pour y échapper.
Son écriture était pour lui un moyen d’« introspection » pour observer et maîtriser son propre esprit, échapper à une dépression contraire à sa nature originelle, et ainsi devenir un maître de son propre esprit.
Lorsqu'un sujet qui éveillait sa curiosité ou captivait son esprit lui venait à l'esprit, Montaigne listait et comparait des anecdotes liées à cet épisode, qu'elles proviennent de livres, de rumeurs, de faits historiques ou d'histoires de la vie quotidienne, et examinait les mouvements de sa pensée au milieu de l'incertitude créée par ces exemples contradictoires et conflictuels.
La première chose qu'il découvrit en lui-même, c'est qu'il ne possédait rien en propre, si ce n'est son propre esprit confus.
Par ce processus d’introspection qui débuta ainsi, Montaigne découvrit en lui-même l’hétérogénéité et la fluidité de l’esprit humain, la fragilité et la partialité des sens et de la raison humains, et reconnut leurs limites comme une condition humaine universelle.
Posez-vous alors la question suivante :
« Qu'est-ce que j'en sais ? »
  • Vous pouvez consulter un aperçu du contenu du livre.
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indice
Essai 1

Note du traducteur [005]
Préface : Au lecteur [035]

Chapitre 1 Nous arrivons à des conclusions similaires de différentes manières [039]
Chapitre 2 : Sur le chagrin [045]
Chapitre 3 Nos cœurs sont toujours emportés au-delà de nous [052]
Chapitre 4 : Lorsque l’âme perd de vue le véritable objet de sa passion, comment le libère-t-elle au mauvais endroit ? [064]
Chapitre 5 : Le dirigeant d’un lieu assiégé doit-il sortir de la ville pour négocier [068]
Chapitre 6 : La négociation est dangereuse [073]
Chapitre 7 Nos actions doivent être jugées selon nos intentions [077]
Chapitre 8 : Sur l’inaction [080]
Chapitre 9 : Sur les menteurs [083]
Chapitre 10 : Parler vite ou lentement [092]
Chapitre 11 : Sur la prophétie [096]
Chapitre 12 : De la justice [103]
Chapitre 13 : Sur la cérémonie de rencontre entre les rois [107]
Chapitre 14 : Le bien et le mal dépendent de notre opinion [110]
Chapitre 15 : Si vous vous accrochez aveuglément à la défense d'une forteresse, vous serez punis [140]
Chapitre 16 : Sur le châtiment de la lâcheté [142]
Chapitre 17 : Caractéristiques de quelques ambassadeurs [145]
Chapitre 18 : De la peur [150]
Chapitre 19 : Notre bonheur doit être jugé après la mort [155]
Chapitre 20 : Philosopher, c’est apprendre à mourir [160]
Chapitre 21 : Du pouvoir de l’imagination [189]
Chapitre 22 Le gain de l’un est la perte de l’autre [207]
Chapitre 23 : Sur les habitudes et le refus de changer les lois existantes [209]
Chapitre 24 : Divers résultats d’un même plan [236]
Chapitre 25 : À propos des sciences [251]
Chapitre 26 : Sur l’éducation des enfants [271]
Chapitre 27 : C’est de la folie que d’essayer de distinguer le vrai du faux par notre propre force [328]
Chapitre 28 : Sur l’amitié [335]
Chapitre 29 : Vingt-neuf Sonnets d'Étienne de La Boësy [356]
Chapitre 30 : Sur la doctrine du juste milieu [358]
Chapitre 31 : Sur les cannibales [366]
Chapitre 32 : N’essayez pas de juger arbitrairement la volonté de Dieu [388]
Chapitre 33 : Sacrifier sa vie pour éviter les plaisirs du monde [392]
Chapitre 34 : La fortune s’aligne parfois sur la raison [395]
Chapitre 35 : Des défauts de nos vies [400]
Chapitre 36 : Sur les coutumes vestimentaires [403]
Chapitre 37 : À propos de Caton le Jeune [409]
Chapitre 38 Nous pleurons et rions tous les deux de la même chose [416]
Chapitre 39 : Sur la solitude [422]
Chapitre 40 : Réflexions sur Cicéron [442]
Chapitre 41 : Sur le fait de ne pas partager sa gloire avec les autres [452]
Chapitre 42 : Sur l’inégalité parmi nous [456]
Chapitre 43 : Sur les lois de la surabondance [473]
Chapitre 44 : Sur le sommeil [477]
Chapitre 45 : Sur la bataille de Dreux [481]
Chapitre 46 : Sur les noms [484]
Chapitre 47 : Sur l’incertitude de notre jugement [494]
Chapitre 48 : Sur les chevaux de guerre [505]
Chapitre 49 : Sur les anciennes coutumes [519]
Chapitre 50 : Sur Démocrite et Héraclite [527]
Chapitre 51 : Sur le vide des mots [533]
Chapitre 52 : De la frugalité des anciens [539]
Chapitre 53 : Un mot de César [541]
Chapitre 54 : Sur les tours inutiles [544]
Chapitre 55 : Sur l'odorat [549]
Chapitre 56 : Sur la prière [553]
Chapitre 57 : Sur l'âge [569]

Essai 2

Chapitre 1 : Sur le caractère capricieux de notre comportement [011]
Chapitre 2 : Sur l’alcoolisme [023]
Chapitre 3 : Sur les coutumes de l’île de Kea [039]
Chapitre 4 Bureau demain [061]
Chapitre 5 : De la conscience [065]
Chapitre 6 : Sur la culture [072]
Chapitre 7 : Sur les distinctions honorifiques [090]
Chapitre 8 : De l'amour d'un père pour ses enfants [096]
Chapitre 9 : Sur l'armement des Parthes [126]
Chapitre 10 : Sur les livres [131]
Chapitre 11 : De la cruauté [153]
Chapitre 12 : La défense de Raymond Sebong [177]
Chapitre 13 : Juger la mort des autres [460]
Chapitre 14 : Comment notre esprit s’auto-sabote [470]
Chapitre 15 Nos désirs se renforcent lorsque nous rencontrons des difficultés [472]
Chapitre 16 : Sur la gloire [482]
Chapitre 17 : De l’arrogance [504]
Chapitre 18 : Sur le mensonge [556]
Chapitre 19 : De la liberté de conscience [564]
Chapitre 20 Nous ne pouvons rien goûter de pur [571]
Chapitre 21 : Condamnation de la paresse [576]
Chapitre 22 : À propos des stations postales [583]
Chapitre 23 : De l’utilisation de mauvais moyens pour de bonnes fins [586]
Chapitre 24 : Du pouvoir de Rome [592]
Chapitre 25 : N’imitez pas les malades [595]
Chapitre 26 : Sur le pouce [599]
Chapitre 27 : La lâcheté est la mère de la cruauté [601]
Chapitre 28 : Il y a un temps pour tout [616]
Chapitre 29 : Du courage [620]
Chapitre 30 : À propos d’un enfant difforme [632]
Chapitre 31 : De la colère [635]
Chapitre 32 : L'Apologie de Sénèque et de Plutarque [647]
Chapitre 33 : L'histoire de Spurina [658]
Chapitre 34 : Considérations sur l'art de la guerre par Jules César [670]
Chapitre 35 : À propos de trois épouses vertueuses [683]
Chapitre 36 : À propos des hommes les plus excellents [695]
Chapitre 37 : Des enfants qui ressemblent à leurs pères [708]

Essai 3

Chapitre 1 : De la praticité et de la moralité [011]
Chapitre 2 Regret [037]
Chapitre 3 : Sur les trois types de relations [060]
Chapitre 4 : Sur le changement d'humeur [080]
Chapitre 5 : Sur quelques vers de Virgile [099]
Chapitre 6 : À propos du char [211]
Chapitre 7 : Sur les inconvénients du pouvoir [241]
Chapitre 8 : De l’art de la conversation [250]
Chapitre 9 : De la vanité [294]
Chapitre 10 : Concernant la maîtrise de sa volonté [399]
Chapitre 11 : À propos de l’infirme [439]
Chapitre 12 : Sur l’apparence [459]
Chapitre 13 : De l’expérience [511]

Annexe : Le cabinet de travail de Montaigne et les citations du plafond [609]
Annales de Montaigne [636]
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Avis de l'éditeur
Michel de Montaigne, le plus grand penseur et philosophe de la Renaissance française du XVIe siècle.
107 récits de Montaigne, le maître de l'introspection
La traduction intégrale de l'édition bordelaise de 1588 de l'« Essai », à l'origine du mot « essai », a été publiée !


La traduction intégrale des « Essais », œuvre de toute une vie de Michel de Montaigne, le plus grand intellectuel, penseur et philosophe de la Renaissance française du XVIe siècle, qui se retira de toute fonction publique à l’âge de 38 ans et vécut reclus dans son cabinet de travail au château de Montaigne jusqu’à sa mort, a été publiée par Minumsa.
Il s'agit de la traduction de la version bordelaise (avec Montaigne ajoutant de nouvelles notes en marge) de l'édition de 1588 (la dernière édition qu'il ait jamais publiée), un demi-siècle après la traduction complète de Son Woo-seong, connue sous le nom de « Susangrok » (première édition publiée le 5 mai 1965).
L'imposant « Essai », qui compte plus de 1 000 pages dans l'original (1 988 pages dans notre traduction), est le fruit de 15 années de travail des spécialistes de littérature française Sim Min-hwa et Choi Kwon-haeng, dont 10 ans de traduction et 5 ans de révision.
Le traducteur Sim Min-hwa s'est rendu à Bordeaux, ville natale de Montaigne, pour suivre ses traces afin de traduire les « Essais », et a effectué une étude approfondie en consultant la version bordelaise conservée à la bibliothèque.
Après avoir démissionné de son poste judiciaire en 1571 et s'être retiré au château de Montaigne, Montaigne écrivit 107 essais, courts et longs, au cours des vingt années suivantes, jusqu'à sa mort en 1592. Sept ans après avoir commencé à écrire, il publia la première édition de ses essais sous le titre « Les Essais », marquant la naissance d'un nouveau style d'écriture.
Le mot « essai » est un nom créé par Montaigne à partir du verbe « essayer », qui signifie « tester », « expérimenter », « essayer pour la première fois », et c’est de ce style d’écriture particulier qu’est né le style d’écriture anglais « essai ».


Les Essais de Montaigne, qui décrivent des pensées plutôt que des événements, convoquent toutes les passions qui façonnent l'histoire humaine et les aspects arrogants du monde humain au bout de sa plume, sous 107 titres différents, et comme dans un tribunal, ils se contredisent ou s'interposent au sein de son esprit, de son cœur et de son âme, révélant, témoignant et créant « Moi, Michel ».
Montaigne, qui s'était retiré pour reconstruire le château de Montaigne auquel ses ancêtres s'étaient consacrés, et pour vivre la « vie de contemplation » tant désirée par les Anciens et les humanistes, traversa une crise existentielle dans « une chambre à lui », et décida de consigner par écrit les mouvements de sa pensée pour y échapper.
Son écriture était pour lui un moyen d’« introspection » pour observer et maîtriser son propre esprit, échapper à une dépression contraire à sa nature originelle, et ainsi devenir un maître de son propre esprit.
Lorsqu'un sujet qui éveillait sa curiosité ou captivait son esprit lui venait à l'esprit, Montaigne listait et comparait des anecdotes liées à cet épisode, qu'elles proviennent de livres, de rumeurs, de faits historiques ou d'histoires de la vie quotidienne, et examinait les mouvements de sa pensée au milieu de l'incertitude créée par ces exemples contradictoires et conflictuels.
La première chose qu'il découvrit en lui-même, c'est qu'il ne possédait rien en propre, si ce n'est son propre esprit confus.
Par ce processus d’introspection qui débuta ainsi, Montaigne découvrit en lui-même l’hétérogénéité et la fluidité de l’esprit humain, la fragilité et la partialité des sens et de la raison humains, et reconnut leurs limites comme une condition humaine universelle.
Posez-vous alors la question suivante :
« Qu'est-ce que j'en sais ? »

La naissance de « l’individu spirituel », échapper à la conscience de soi médiévale
Une errance littéraire humaine, trop humaine, à la Montaigne

« Nous, nos jugements et toutes les choses mortelles,
« Cela coule et se déploie sans fin. »

Vivant à une époque de désillusion et de violence, Montaigne ne cherchait pas à transcender la misère de l'humanité et la misère du monde, mais plutôt « au-delà du monde » ou « au-delà de la tombe ».
La mort devient une épée de Damoclès qui intensifie chaque instant de la vie, et sa conscience que « chaque instant semble m’échapper » se mue en un désir actif de « saisir la fugacité du temps par mon agilité » lorsqu’il écrit. (Chapitre 13 des « Essais 3 ») Montaigne n’a jamais cessé de qualifier les productions de son esprit d’« illusions » ou de « rêves », mais malgré son humilité apparente, elles recèlent aussi la possibilité d’un monde nouveau d’objets qui se révélera demain, la possibilité d’un nouveau « moi ».
Ainsi, sans aucune illusion sur l'humanité, le monde, ni même sur l'avenir et la fin de la vie, nous ne saisissons que la réalité, les phénomènes et l'actualité, et, en tant qu'êtres humains, nous cherchons à bien vivre et à bien mourir. Pour cela, nous vivons pleinement le présent, ici et maintenant, qui sera consigné « tant qu'il y aura de l'encre et du papier » jusqu'à la fin des temps, ce temps de transition entre la négation et l'affirmation. En lisant les « Essais », nous sommes nous aussi transportés vers ce temps.
À la lecture des « Essais », vous comprendrez pourquoi Nietzsche le qualifiait de « vainqueur » et disait : « Il est heureux d’être avec un vainqueur. » (« Méditations anti-temporelles »)

Dans l'Antiquité et au Moyen Âge, l'introspection était un aspect majeur du développement personnel, et elle se pratiquait selon les doctrines collectives des écoles philosophiques et religieuses.
La conscience de soi des peuples médiévaux ne pouvait être comprise que sous des formes universelles et collectives telles que la tribu et la famille.
L’exploration du soi par Montaigne commençait avec le « je », « l’individu mental » qui avait échappé à cette perception, et constituait une tentative par, du et pour le soi de confirmer la réalité du soi et de redéfinir le soi.
Montaigne adopta les conventions non observatrices du pyrrhonisme (scepticisme), observant et notant les phénomènes qui lui arrivaient à chaque instant.
Cette technique phénoménologique par suspension du jugement (Époque) ouvre la voie à la récupération de sa propre initiative sur soi-même et à la vie en tant que « sujet », maître de sa propre vie, avec un « point de vue subjectif » accompagné d'une conscience critique.
Lorsqu'il parle de la condition humaine universelle, il utilise « nous » (nous) comme sujet, et lorsqu'il exprime ses propres points de vue, il utilise « je » (je) comme sujet.
« Ces essais sont le fruit de mes pensées capricieuses, et ce que je veux faire avec eux n’est pas de vous transmettre des connaissances, mais de vous faire connaître moi-même. » (Essais 2, Chapitre 10) La similitude en tant qu’espèce fait de nous des compatriotes.
Nos différences individuelles nous permettent de communiquer.
Nous, lecteurs, tous individus, rencontrons désormais Montaigne comme un « sujet » égal, partageant la même condition humaine universelle que lui, et comme un homme moderne qui nous fait face.

« N’est-ce pas le cas pour tout le monde, à tout âge ? Je ressens profondément que pour nous aussi, rencontrer quelqu’un, son cœur et son âme, façonne la direction et la forme de nos vies. »
Pour moi, ce fut donc une véritable chance de rencontrer un ami de toujours comme Montaigne. (Choi Kwon-haeng) (…) Je prie également pour tous les lecteurs qui ouvriront ce livre, en reprenant les derniers mots de Montaigne.
Puissiez-vous atteindre et jouir de « la santé et de la sagesse, la sagesse qui vous permet d’être vraiment joyeux et de bien vous entendre avec les gens » (Essai 3, Chapitre 13)… … .” (Sim Min-hwa)
— Note du traducteur

■ Quels sont deux points à garder à l'esprit lors de la lecture d'un essai ?
Étiquettes et citations de l'édition A, B et C de Bordeaux de 1588

« Quand je danse, je danse, et quand je dors, je dors. »
et (……)
« Je ramène mes pensées à moi-même, dans le confort de la solitude. »


On estime que les « Essais » ont été publiés cinq fois du vivant de Montaigne.
Seules quatre éditions sont connues et conservées à ce jour : celles de 1580, 1582, 1587 et 1588. Cependant, cela s'explique par le fait que Montaigne a rempli les marges de l'édition de 1588 des Essais qu'il possédait personnellement de notes manuscrites, indiquant clairement de sa propre main qu'il s'agissait de « la sixième édition ».
L’exemplaire personnel de Montaigne, plus tard appelé « version bordelaise », fut légué à la bibliothèque de l’abbaye de Faylan par son épouse après sa mort et tomba longtemps dans l’oubli. Cependant, au XXe siècle, lors de la publication d’une nouvelle édition basée sur celle-ci et de la réalisation de copies photographiques de la version bordelaise, les strates composant chaque chapitre furent révélées et les ajouts de Montaigne à chaque nouvelle édition purent être distingués.
Les symboles A, B et C associés au texte sont des symboles qui distinguent les couches, et leur signification est la suivante.
Si vous lisez attentivement ce panneau joint en petits caractères, vous pourrez ressentir le mouvement et l'évolution de la pensée de Montaigne.

A: Extraits des éditions de 1580 et 1582, publiées en deux volumes par Simon Millange à Bordeaux.
(La troisième édition, publiée par Jean Lysée à Paris en 1587, est identique à l'édition de 1582.)

B : Une partie ajoutée à l'ensemble du livre en 1588 lorsque treize chapitres en trois volumes ont été ajoutés par l'éditeur Langelier à Paris.

C : Une partie densément ajoutée à la main dans les marges de l'édition de 1588 (version bordelaise) que possédait Montaigne.


Au vu des nombreuses figures et citations mentionnées par Montaigne, il n'est pas nécessaire de supposer qu'une connaissance préalable des classiques soit indispensable à la lecture des Essais.
Montaigne n'aurait pas voulu étudier dur et se casser la tête pour relire ses propres écrits.
Montaigne lui-même affirme que de telles études ne sont pas nécessaires.


« Je ne souhaite pas que ces décorations me recouvrent et me dissimulent. »
Cela est contraire à mon intention, car je souhaite ne montrer que ce qui m'appartient, et ce qui m'appartient originellement.
Et si seulement j'avais eu suffisamment confiance, j'aurais tout laissé au hasard et parlé uniquement de ma propre voix. ((Essai 3, Chapitre 12)

Il y avait une raison pour laquelle Montaigne citait rarement les sources de ses citations au-delà des mots qu'il citait dans le texte.
Montaigne critiquait les anthologies qui se contentent d'empiler des citations et de prétendre être sensées, en disant :


« Je suis très à l’aise avec l’idée de pouvoir voler, déguiser et transformer n’importe quoi à partir d’innombrables citations. »
« Au risque d’être critiqué pour ne pas avoir compris le sens originel, je leur donne une orientation particulière de ma propre main afin qu’ils ne deviennent pas de simples écrits superficiels d’autrui. » (Essai 3, Chapitre 12)

Entre-temps, Montaigne a laissé à ses lecteurs un ordre très simple concernant les citations.
« Dans ce que j’ai cité, il reste à voir si j’ai su choisir un passage qui mette mon sujet en valeur. » (Chapitre 10 des Essais 2) Ainsi, nous, lecteurs, pouvons faire confiance aux mots de Montaigne et lire « Moi, Michel » avec aisance et plaisir.



« Je dors quand je dors et je danse quand je danse. »
[Éloges]


« Quand je lis des essais, j’ai l’impression de les avoir écrits moi-même. »
— Tavro, poète du XVIe siècle

« Tout ce que j’ai vu dans ce livre n’était pas de Montaigne. »
« C'est en moi. »
— Pascal, penseur du XVIIe siècle

« J’ai l’impression de l’avoir écrite moi-même dans une vie antérieure. »
— Emerson, essayiste du XIXe siècle

« Les écrits de Montaigne ont accru la joie de vivre sur cette terre. »
— Nietzsche, philosophe du XXe siècle
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SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date de publication : 24 juin 2022
- Format : Guide de reliure de livres à couverture rigide
Nombre de pages, poids, dimensions : 1 988 pages | 2 796 g | 152 × 235 × 112 mm
- ISBN13 : 9788937472237
- ISBN10 : 8937472236

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