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Nouvelles conditions pour le progrès
Nouvelles conditions pour le progrès
Description
Introduction au livre
Aujourd'hui, face à cette impression récurrente de déjà-vu, aux fantômes de la dictature du développement et à la résurgence de sentiments fascistes, nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur la voie du progrès.
Dans son ouvrage intitulé Nouvelles conditions du progrès, le philosophe Lee Jeong-woo considère cette régression historique non pas comme une simple régression, mais comme un problème de « répétition », et explore la possibilité d'une pratique subjective qui crée de nouvelles différences même au sein de la répétition.
À cette fin, l’auteur, en se concentrant sur le concept philosophique de « synthèse du temps », va au-delà de la simple répétition du passé et s’interroge sur la manière dont le progrès peut être créé au sein de cette répétition.
Ce livre, qui tente de repenser le progrès à travers les questions de répétition et de différence, d'événement et de mémoire, et de subjectivation, révèle clairement que le progrès n'est pas automatiquement garanti.

La recherche des conditions du progrès exige de nouvelles perspectives éthiques et ontologiques.
À travers le concept de création appelé « devenir », l'auteur explore comment des mouvements tels que le fait de devenir des femmes, des travailleurs et des minorités peuvent devenir le moteur du progrès.
Il s'agit d'une pratique de reconfiguration de soi plutôt que d'adhésion à une identité donnée.
Dans la dernière partie de l'ouvrage, s'appuyant sur le concept de « multiplicité » de Deleuze, le progrès est redéfini non pas comme le nom d'une idéologie unique ou d'une classe unifiée, mais comme un champ de création formé par la connexion de flux hétérogènes.
La tentative de l'auteur de réexaminer fondamentalement le sens du progrès, en franchissant les frontières entre philosophie et réalité, ontologie et politique, offre une base de réflexion nouvelle à tous ceux qui perçoivent la répétition du présent et cherchent à envisager de nouveaux arrangements.
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indice
Préface 5

Partie 1 : Nouvelles conditions du progrès 9

Chapitre 1 Progrès en histoire 11
Chapitre 2 Société de gestion 75
Chapitre 3 : Le retour de la réalité 107
Chapitre 4 : Le lieu de la vérité 147

Partie 2 : L'éthique du métier de dactylographe 191

Chapitre 1 : Mise en page – Structure et génération des événements 193
Chapitre 2 : Systèmes symboliques et lignes d'échappement 235
Chapitre 3 : L'éthique du métier de dactylographe 287

Bore : Qu'est-ce qu'une variété ? 327
Référence 389
Index des caractères 393
Index des concepts 395

Dans le livre
Lorsqu'une nouvelle ère s'ouvre dans l'histoire et que tout semble changer, mais que l'on constate aussi des répétitions indésirables, nous sommes contraints de repenser la « synthèse du temps ».
Puisque la vie, le sujet et l'histoire ne peuvent s'établir indépendamment de la synthèse du temps, les êtres vivants, et notamment les humains, existent en tant qu'êtres vivants non pas comme des identités abstraites, mais seulement lorsqu'ils modifient leur propre identité en intégrant les diverses différences qui se présentent à eux.
La vie est en fin de compte un jeu de différences et de répétitions.
Il en va de même pour la subjectivité.

--- p.12

La société de gestion n'exclut personne.
Ou du moins explorer des stratégies et des tactiques permettant d'éviter l'exclusion.
Parfois, les « droits de l’homme » deviennent une arme pour les pays puissants, et « l’éthique » un luxe pour les entreprises.
À cet égard, une société de gestion n'est pas une société qui exclut ou contrôle les autres, mais une société qui les gère.
Gérer les dactylographes, c'est empêcher la création de différences (absolues, au sens bergsonien du terme), de devenir une minorité.
Bien que la société managériale semble être une société en constante évolution, il s'agit en réalité d'une société qui gère les autres en répartissant judicieusement les différences et, en fin de compte, on peut dire qu'il s'agit d'une société dominée par des stratégies et des tactiques visant à « défendre la société » contre le risque de devenir minoritaire.

--- p.80

Qu'est-ce que la vérité ? La vérité est le retour à la réalité.
Le retour du réel est l'inévitable retour de la vie, du travail et du sujet contre le pouvoir qui contrôle et manipule les corps, l'argent et les symboles.
Par ce retour, l'histoire participe à l'éternel retour de la répétition secondaire.
Ce retour à la réalité rend possibles des « événements historiques ».
Et à ce moment-là, le temps peut devenir non pas un torrent aveugle, mais un temps imprégné de vérité et de sens, un temps d'humanité et d'histoire, un temps imprégné de l'intensité de la vie/de l'énergie.

--- p.134~135

Chaque lieu possède ses propres atouts.
Dans les lieux de forte intensité, se déploient des drames de pouvoir et de désir, de codification/super-codification et de décodification.
Une forte intensité se crée toujours là où se heurtent le désir de pouvoir pour réprimer la vie/l'énergie et le désir de la libérer.
Les sites historiques sont des lieux de bataille où s'affrontent l'intensité de la vie qui cherche à s'épanouir et l'intensité du pouvoir qui cherche à exercer son autorité.
L'acte de libération est aussi, d'une certaine manière, un acte de création d'un lieu d'une telle intensité, c'est-à-dire un lieu de vérité.
Créer un lieu où la réalité revient, un lieu de vérité, est un moment important de cet événement historique.

--- p.177

Les lignes qui opèrent par le biais de la signification stratifient et territorialisent nos vies.
Cependant, toutes les stratifications s'établissent sur le rhizome.
Il s'agit toujours déjà de la création de sauts post-signifiants.
La stratification confère une certaine signification en coagulant le rhizome.
Cependant, aucun treillis de stratification ne peut absolument solidifier le rhizome.
Les îlots d'identité mutent sur le champ de la production de la différence.
Ainsi, dans chaque stratification — dans les grilles, la ligne d'échappement est toujours — il en existe déjà une qui fonctionne.
Les lignes de signification et les lignes d'évasion se créent par référence mutuelle.
La création d'une vie nouvelle, d'une vie post-signifiante, est possible grâce à ce mouvement rhizomatique.

--- p.227

L’homme moderne, vivant dans un monde où tout est symbolisé, rencontre des symboles plutôt que des personnes ou des choses.
(…) les symboles sont regroupés en catégories et reliés en séries.
Lorsqu'un tel système s'établit comme une structure inconsciente, un système de signes, un système de signifiants, se met en place.
Cependant, si l'on comprend le système de signes non pas comme quelque chose d'inconscient et a priori, mais comme quelque chose d'historico-politique, il est inclus comme une forme spécifique de « système de signes ».
Cela implique une perspective qui considère la signification et la subjectivation non pas comme des concepts abstraits, mais comme des concepts qui se sont formés et transformés historiquement.

--- p.253

Le rôle décisif des médias mixtes réside dans la déterritorialisation des agencements réalistes.
L'élément crucial est d'identifier les pics de déterritorialisation.
(…) Afin de transformer l’agencement à travers la surface mixte, il est important de relier les lignes d’échappement, de changer les lignes pointillées en lignes continues et d’intégrer les processus de déterritorialisation.
Les lignes d'évasion sont constamment coupées, récupérées et usées.
Il est crucial de maintenir les voies d'évacuation, et la possibilité de le faire repose sur le principe de surface mixte = vie.

--- p.285~286

Le concept de « devenir minoritaire » s’établit lorsque le problème du devenir prend un contexte éthico-politique distinct.
Autrement dit, l’éthique du devenir-autre prend la forme de la politique du devenir-minorité.
La politique du devenir-minorité n'est ni une politique « des » minorités ni une politique « pour » les minorités.
La politique des minorités est une politique qui présuppose l'identité molaire des minorités.
Cependant, une politique fondée uniquement sur l'identité molaire des minorités présente inévitablement des limites fondamentales.
Dans ce cas précis, les minorités sont simplement des minorités et ne cherchent pas à le devenir.
Il n'est pas nécessaire de parler de politique en se basant sur l'identité fondue de la majorité.
Ils prétendent être « pour la minorité », mais au final, ils ne représentent qu'une sorte d'identité de façade et n'agissent pas comme s'ils appartenaient à une minorité.

--- p.312

Quel est le lien entre le fait que tout devenir est d'abord un devenir moléculaire et le fait que tout devenir est d'abord un devenir minoritaire ? Relier ces deux devenirs, c'est relier l'ontologie du devenir et l'éthique du devenir.
On peut dire que lorsque la « capacité à faire la différence au niveau moléculaire » prend une orientation éthique, elle tend rapidement à « devenir minoritaire ».
La formation des différences moléculaires constitue le fondement ontologique du devenir minoritaire, et le devenir minoritaire est la valeur qui permet à la formation des différences moléculaires de revêtir un caractère éthique.

--- p.325

Chez Deleuze, un phénomène s'explique par un processus d'actualisation qui procède de la dimension de potentialité qui lui est continue, ce qui peut être considéré comme une tentative d'explication immanente du monde.
Cet esprit d’immanence est l’esprit fondamental qui se perpétue chez Riemann, Bergson et Deleuze, malgré des contextes différents.
(…) La variété riemannienne, qui revient à l’espace euclidien plat (courbure = 0) par descente dimensionnelle à partir d’une variété n-dimensionnelle ; la variété qualitative de Bergson, qui revient finalement à la matière par descente dimensionnelle à partir de la continuité, de l’hétérogénéité et de la créativité de la vie ; et la variété potentielle de Deleuze, qui progresse par couches à travers la génération de qualités supérieures par la détermination mutuelle d’éléments secondaires et atteint la réalité dans la couche finale, révèlent clairement le lien entre les trois.
--- p.374~375

Avis de l'éditeur
Les progrès ne sont pas automatiques.
Conditions du progrès réécrites du point de vue du devenir et du déploiement

La répétition n'est pas une répétition du passé.
S’interroger sur la voie du progrès dans une histoire répétitive marquée par les différences

« Nouvelles conditions du progrès » s’ouvre sur les questions fondamentales posées par le philosophe Lee Jeong-woo face à la résurgence du sentiment de déjà-vu et de régression apparue après 2008.
La trajectoire de progrès que l'on tenait pour acquise après la démocratisation a été remplacée à un moment donné par le spectre de la dictature développementaliste et le simulacre du fascisme, et nous avons une fois de plus assisté à des scènes familières.
L'auteur considère cela non pas comme une simple régression, mais comme un problème de « répétition », et étend la pensée marxiste à la philosophie deleuzienne pour réexaminer la possibilité du progrès sur la base de l'ontologie de la « répétition avec différence ».
Le progrès n'est pas automatiquement garanti dans le temps linéaire, mais ne peut émerger que dans la directionnalité des différences qui apparaissent au sein du champ de la répétition.

La première partie de ce livre sert d'introduction et d'axe central pour réfléchir aux fondements ontologiques de ce progrès, en présentant le concept de « synthèse du temps » comme un maillon essentiel.
Le temps ne s'écoule pas simplement ; il revêt une structure complètement différente selon la manière dont le sujet synthétise et sérialise les événements répétitifs.
Le progrès n'est pas une simple répétition du passé, mais plutôt un flux de création qui se forme avec la possibilité d'une nouvelle subjectivation.
Ce livre repense le progrès non pas comme une idéologie, mais comme une structure et une pratique à travers la répétition et la différence, l'événement et le sujet, et la politique de la mémoire.
Des progrès restent possibles, mais seulement chez les sujets capables de percevoir la répétition et de l'organiser différemment.

Il n'y a pas de progrès sans devenir.
Le retour de la réalité créée par l'éthique du devenir et l'agencement des événements

Dans la deuxième partie de son ouvrage, intitulée « L’éthique du devenir autre », Lee Jeong-woo construit une ontologie du progrès à travers le concept de « devenir ».
Devenir une femme, devenir une travailleuse, devenir une minorité.
Il ne s'agit pas d'une politique identitaire, mais d'un mouvement de création qui échappe au système identitaire.
Les minorités ne constituent pas un état inné, mais plutôt un sujet qui se jette dans le flux de la création.
Le progrès ne peut advenir que par cette éthique du devenir et la sérialisation des événements.
Le devenir est étroitement lié au retour à la réalité.

La réalité finit toujours par revenir, brisant l'ordre de signification existant, et un nouveau sujet se forme là où il est perçu et sérialisé.
Ce livre définit le progrès comme un véritable « événement de vérité » qui revient du côté opposé de l'idéologie, et souligne l'importance du devenir comme pratique éthico-politique qui renverse les structures de reproduction existantes.
Le sujet ne naît pas au sein de la structure de la majorité, mais est un être qui se remodèle en devenant l'autre.
Le progrès n'est possible que par cette répétition du devenir, cette répétition de la création.

Réécrire l'ontologie du progrès
La philosophie des multiples et le tournant final de la pensée

Le dernier chapitre du livre, intitulé « Qu’est-ce qu’une variété ? », ajoute une profondeur ontologique aux « Nouvelles conditions du progrès ».
L'auteur repense la notion de progrès sous l'angle de l'ontologie, en se concentrant sur le concept de « multiplicité », qui est l'essence même de la philosophie de Deleuze.
La multiplicité n'est pas une simple pluralité, mais une structure ontologique dans laquelle les différences et les flux inhérents forment un champ unique au sein d'une composition hétérogène.
Cet ouvrage, à travers les travaux de Bergson, Riemann, Deleuze et Badiou, organise les significations physiques, mathématiques et philosophiques du concept de multiplicité et montre comment il se rattache aux concepts de devenir, d'événement et d'assemblage.

Le lecteur apprend ainsi que le progrès n'est pas une idéologie unique ni une unité de classe, mais un domaine multiforme formé par l'interconnexion de différents courants.
En elle, le devenir et la différence, la répétition et l'agencement s'entremêlent pour former une carte de la création.
Le progrès ne s'établit que sur la politique du plus grand nombre plutôt que sur celle de l'individu, sur l'éthique de la différence plutôt que sur celle de l'identité, et sur l'ontologie de la création plutôt que sur celle de la statique.
L'ouvrage « Nouvelles conditions du progrès » du philosophe Lee Jeong-woo explore cette diversité philosophique, nous obligeant à reconsidérer le progrès non pas comme une idéologie du passé à simplement restaurer ou à hériter, mais comme une tâche à reconstruire ici et maintenant.
Dans la dynamique de la répétition et de la différence, du devenir et de l'agencement, le progrès reste possible, et les conditions mêmes de cette possibilité sont devant nous.
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date d'émission : 20 juin 2025
- Nombre de pages, poids, dimensions : 400 pages | 150 × 220 × 19 mm
- ISBN13 : 9791194513155

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