
Corps, Spectacle, Démocratie
Description
Introduction au livre
Une nouvelle perspective sur la démocratie coréenne d'aujourd'hui !
Pour une place où chacun peut briller à égalité
Faisons face aux images des corps sacrifiés pour la démocratie des années 1980.
La démocratie coréenne se déroule comme une répétition du film « 1987 ».
Quand quelqu'un se sacrifie pour protester contre l'oppression du pouvoir, la noble résistance des citoyens qui se rassemblent dans les rues se poursuit, et c'est seulement alors que la démocratie triomphante entre dans une nouvelle phase.
La fierté que nous avons pour la démocratie, que nous appelons fièrement « K », est largement alimentée par ce spectacle narratif où le sacrifice d'un individu se transforme en lutte citoyenne.
Mais combien de temps cette démocratie passionnée et intense peut-elle durer ?
Ne pouvons-nous pas imaginer une démocratie nouvelle en dehors de ce cliché d'une histoire passée qui semble se répéter encore aujourd'hui ?
« Corps, spectacle, démocratie : sociologie pour une nouvelle place publique » est le premier ouvrage de Kim Jeong-hwan, un chercheur prometteur qui s'est fait remarquer pour ses travaux explorant la modernité coréenne à travers l'interprétation de divers phénomènes culturels.
Ce sociologue, né dans les années 1980, n'a pas pu vivre directement le puissant moment de la démocratie dans les années 1980, mais il utilise de vastes ressources culturelles pour porter un regard sérieux sur cette époque.
Tout en retraçant l'histoire de cette époque jusqu'à nos jours, nous restons vigilants face à l'ivresse historique dans laquelle la soi-disant « génération 86 », les personnes concernées, sont susceptibles de sombrer.
Des portraits des martyrs Park Jong-cheol et Lee Han-yeol, devenus symboles de la démocratie, à « The Boy Comes », nous explorons avec calme les images de corps brisés en tentant de protéger la démocratie, et nous réfléchissons à la démocratie d'aujourd'hui, où chacun brille sur la place publique.
Fait exceptionnel, la « Révolution de la Lumière » s'est accomplie non pas dans le sang des victimes, mais dans la joie de tous, et non pas par la voix d'un seul héros, mais par les voix de nombreuses personnes.
La démocratie ne devrait-elle pas désormais transcender le récit sacré de la victoire, résumé par les paroles « Je m’éveillerai, j’avancerai et je triompherai » ? Plutôt que de devenir de simples citoyens démocratiques accomplissant des objectifs historiques, ne devrions-nous pas être attentifs aux victimes invisibles qui nous entourent, afin d’éviter que ne se répète le drame de la mort et du sacrifice ? Ce livre est une lecture essentielle à l’aube de la transition démocratique vers une nouvelle phase, à une époque où une imagination politique dynamique est indispensable.
Pour une place où chacun peut briller à égalité
Faisons face aux images des corps sacrifiés pour la démocratie des années 1980.
La démocratie coréenne se déroule comme une répétition du film « 1987 ».
Quand quelqu'un se sacrifie pour protester contre l'oppression du pouvoir, la noble résistance des citoyens qui se rassemblent dans les rues se poursuit, et c'est seulement alors que la démocratie triomphante entre dans une nouvelle phase.
La fierté que nous avons pour la démocratie, que nous appelons fièrement « K », est largement alimentée par ce spectacle narratif où le sacrifice d'un individu se transforme en lutte citoyenne.
Mais combien de temps cette démocratie passionnée et intense peut-elle durer ?
Ne pouvons-nous pas imaginer une démocratie nouvelle en dehors de ce cliché d'une histoire passée qui semble se répéter encore aujourd'hui ?
« Corps, spectacle, démocratie : sociologie pour une nouvelle place publique » est le premier ouvrage de Kim Jeong-hwan, un chercheur prometteur qui s'est fait remarquer pour ses travaux explorant la modernité coréenne à travers l'interprétation de divers phénomènes culturels.
Ce sociologue, né dans les années 1980, n'a pas pu vivre directement le puissant moment de la démocratie dans les années 1980, mais il utilise de vastes ressources culturelles pour porter un regard sérieux sur cette époque.
Tout en retraçant l'histoire de cette époque jusqu'à nos jours, nous restons vigilants face à l'ivresse historique dans laquelle la soi-disant « génération 86 », les personnes concernées, sont susceptibles de sombrer.
Des portraits des martyrs Park Jong-cheol et Lee Han-yeol, devenus symboles de la démocratie, à « The Boy Comes », nous explorons avec calme les images de corps brisés en tentant de protéger la démocratie, et nous réfléchissons à la démocratie d'aujourd'hui, où chacun brille sur la place publique.
Fait exceptionnel, la « Révolution de la Lumière » s'est accomplie non pas dans le sang des victimes, mais dans la joie de tous, et non pas par la voix d'un seul héros, mais par les voix de nombreuses personnes.
La démocratie ne devrait-elle pas désormais transcender le récit sacré de la victoire, résumé par les paroles « Je m’éveillerai, j’avancerai et je triompherai » ? Plutôt que de devenir de simples citoyens démocratiques accomplissant des objectifs historiques, ne devrions-nous pas être attentifs aux victimes invisibles qui nous entourent, afin d’éviter que ne se répète le drame de la mort et du sacrifice ? Ce livre est une lecture essentielle à l’aube de la transition démocratique vers une nouvelle phase, à une époque où une imagination politique dynamique est indispensable.
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Aperçu
indice
préface
Chapitre 1 : Un aperçu de la démocratie coréenne
Un drame intitulé Démocratie ? | Cidre et patate douce | Scénario : Min (民), Avec : Min (民) | L’imagination : un trésor d’images | Reconstitution de la scène
Chapitre 2 : Le spectacle de la mort : le corps naturel du peuple
La démocratie se nourrit-elle de sang ? | Violence d'État et phénoménologie du corps | Cadavre
Chapitre 3 : Mouvement populaire et réhabilitation
Rencontres avec le spectacle : L'émergence des regards | Corps figés, mots inaudibles, personnes qui disparaissent | Au lieu des cadavres | À vos marques, prêts, action ! | Corps en flammes, corps qui s'effondrent | Le retour des morts
Chapitre 4 : Le spectacle de l'unité : le corps collectif du peuple
Physique du corps collectif | Physiologie du corps collectif | Corps en dispersion
Chapitre 5 : Récit et sémantique de la démocratie coréenne
Répertoire de la mort : du naufrage du Sewol aux veillées aux chandelles | Que signifie la « démocratie » pour nous ? | Exposition théâtrale : au cœur et en dehors du théâtre de la démocratie
Conclusion : Repenser la vie et la mort du peuple
Chapitre 1 : Un aperçu de la démocratie coréenne
Un drame intitulé Démocratie ? | Cidre et patate douce | Scénario : Min (民), Avec : Min (民) | L’imagination : un trésor d’images | Reconstitution de la scène
Chapitre 2 : Le spectacle de la mort : le corps naturel du peuple
La démocratie se nourrit-elle de sang ? | Violence d'État et phénoménologie du corps | Cadavre
Chapitre 3 : Mouvement populaire et réhabilitation
Rencontres avec le spectacle : L'émergence des regards | Corps figés, mots inaudibles, personnes qui disparaissent | Au lieu des cadavres | À vos marques, prêts, action ! | Corps en flammes, corps qui s'effondrent | Le retour des morts
Chapitre 4 : Le spectacle de l'unité : le corps collectif du peuple
Physique du corps collectif | Physiologie du corps collectif | Corps en dispersion
Chapitre 5 : Récit et sémantique de la démocratie coréenne
Répertoire de la mort : du naufrage du Sewol aux veillées aux chandelles | Que signifie la « démocratie » pour nous ? | Exposition théâtrale : au cœur et en dehors du théâtre de la démocratie
Conclusion : Repenser la vie et la mort du peuple
Image détaillée

Avis de l'éditeur
Le drame de la mort et de la lutte qu'est la démocratie coréenne
Pourquoi le récit du spectacle perdure-t-il ?
Pour retracer l'histoire de la démocratie coréenne, il nous faut explorer le vaste répertoire d'images accumulées au cours de son développement.
Le chapitre 1 ne limite pas la réflexion sur la démocratie au niveau institutionnel ou idéologique, mais se concentre sur le « corps du peuple », qui est à la fois le sujet qui produit les scènes historiques et le public de ces scènes.
Lorsqu'on évoque la démocratie coréenne, les scènes et les images qui reviennent sans cesse sont reconsidérées à travers le concept d'« imaginaire », et l'on constate que, notamment dans les années 1980, ces images étaient composées de scènes de mort et de sacrifice.
Des déclarations telles que « L’arbre de la liberté pousse en buvant du sang » (Jang Jun-ha) et « L’arbre de la démocratie pousse en buvant le sang du peuple » (Kim Dae-jung) se sont largement répandues, et la mort du peuple a été reconnue comme une opportunité essentielle pour la démocratisation.
Le mouvement de démocratisation s'inscrivait également dans la continuité de la pratique du deuil et de l'héritage de ces sacrifices.
La place lors des manifestations de juin 1987 fut l'une des scènes les plus dramatiques mises en scène par Min.
L'image de Lee Han-yeol, touché par une grenade lacrymogène et tombé au sol, est restée gravée dans la mémoire de la foule rassemblée sur place.
Lee Han-yeol aurait gardé précieusement dans son cœur la mort de Park Jong-cheol, et Park Jong-cheol aurait gardé précieusement dans son cœur la vidéo du mouvement de démocratisation de Gwangju du 18 mai et l'histoire de Jeon Tae-il.
Une analyse approfondie de la réaction en chaîne de ces images et de leurs conséquences nous aide à comprendre la démocratie coréenne, qui répète le récit du spectacle, oscillant entre le «spectacle de la mort et le spectacle de l'unité» et le «cidre et la patate douce» politiques, sous un nouvel angle.
Un regard sur les années 80 par un sociologue
Corps brisés et brûlés dans la démocratie des années 1980
Lorsqu'on évoque la démocratie coréenne des années 1980, la première scène projetée sur nos écrans culturels est celle d'un citoyen arrêté et battu par la violence d'État, ce qui conduit finalement à sa mort.
Au chapitre 2, il est défini comme un « corps naturel » en ce sens qu'il apparaît comme un corps entièrement soumis aux lois de la physique, comme tomber lorsqu'on le frappe et saigner lorsqu'on le poignarde.
La répression du soulèvement de Gwangju par les forces de la loi martiale en août 1980 fut un exemple extrême de la violence d'État (p. 74). Selon le chapitre 3, les images de corps meurtris, vues par les civils témoins de ce spectacle, furent perçues comme le signe d'une démocratie mise à mal. « Gwangju » devint ainsi un symbole de la violence d'État et un sujet de réflexion, un événement ravivé chaque fois que l'État recourait à une force physique injuste.
Le « corps collectif » du peuple, analysé au chapitre 4, est un autre spectacle qui remplit le récit de la démocratie coréenne.
Une place noire de monde, une foule immense qui avance avec des bougies, des gens qui affluent de toutes parts. (Page 267) Min apparaît sur scène dans le rôle du personnage principal et forme une immense foule.
C'est un spectacle grandiose en soi, et les différents rituels de deuil qui s'y déroulent sont également un spectacle impressionnant.
La performance de deuil, où les gens pleurent, chantent et dansent ensemble, n'est pas seulement un processus métabolique qui active la vitalité collective du peuple, mais qui renouvelle aussi le peuple, qu'il soit interprète ou spectateur, en de nouveaux sujets démocratiques. (p. 303) La démocratie coréenne était un processus où le peuple, voyant les corps meurtris et brûlés des victimes et agissant lui-même, a finalement créé un corps plus grand, une démocratie plus passionnée.
L'auteur, né au milieu des années 1980, observe les différentes images qui ont surgi au cours de ce processus avec le sérieux d'un jeune de cette époque.
Et ce puissant récit de victoire nous sort de l'ivresse politique dont il nous procure encore aujourd'hui.
Bien que la victoire ait été répétée, les morts ne sont pas revenus.
La démocratie demeure une fête exceptionnelle, mais la démocratie progressive et graduelle de la vie quotidienne est introuvable.
Ne devrions-nous pas maintenant porter un regard sur la vie des personnes vulnérables qui vivent parmi nous et réfléchir à la manière dont nous pouvons prendre soin d'elles ensemble ?
Avant qu'ils ne connaissent à nouveau une mort prématurée sous nos yeux.
Pour une démocratie sur une place publique où chacun peut briller à égalité
Quel genre de citoyens devrions-nous être ?
Ce livre nous amène à reconsidérer la démocratie, non pas comme un idéal à protéger même au péril de sa vie, mais comme une pratique quotidienne à cultiver avec les êtres vivants, ici et maintenant.
À quel genre de démocratie sommes-nous incapables de nous identifier, captivés par le récit des « morts sauvant les vivants » ?
Dans le chapitre 5, qui réexamine le récit et la signification de notre démocratie, l'auteur pose la question suivante :
« Est-il impossible d’avoir une démocratie qui ne soit pas une démocratie sacrée et sainte qui provoque la résurrection des morts, mais une démocratie quotidienne et laïque, une démocratie dans laquelle chaque citoyen peut vivre égal, plutôt qu’une démocratie dans laquelle le peuple triomphe de l’État ? » (pp. 358-359) Cette transition exige non pas une démocratie plus grande et plus forte, mais une nouvelle imagination et une nouvelle pratique d’une démocratie différente de celle que nous avons aujourd’hui.
Du naufrage du ferry Sewol à l'accident où Kim Chung-hyun, employé de la centrale thermique de Taean, a été piégé dans un wagon, les décès de civils continuent de se produire sans interruption.
Il nous faut désormais dépasser la question post-mortem du « qui est mort et comment ? » et concentrer notre attention préventive sur la question de « qui est en vie, dangereusement, à nos côtés ? »
Comment construire la démocratie sur les fondements de la vie quotidienne, plutôt que sur des tragédies récurrentes ?
Comment instaurer une démocratie sur la place publique où les voix et l'existence des vivants puissent briller de manière égale ?
L’auteur a poursuivi cette réflexion sur le problème à travers une étude commune intitulée « Un monde rencontré sur la place : analyse des discours des citoyens lors du rassemblement pour la démission de Yoon Seok-yeol ».
Cette étude, qui a suscité beaucoup d'attention, analyse les aspirations et les espoirs contenus dans les voix des citoyens qui résonnent sur la place, capturant méticuleusement comment la démocratie d'aujourd'hui se reconstruit au-delà du spectacle de la mort et de la lutte.
La démocratie, qui protège la vie des vivants, ne commence-t-elle pas précisément au sein de ces voix diverses et même de cette lumière ? (p. 365) « Corps, Spectacle, Démocratie » aborde avec force la douleur et la joie inhérentes aux images de la démocratie coréenne, et pourtant, sans être submergé par leur puissance dramatique, inspire l'espoir d'une nouvelle démocratie.
Pourquoi le récit du spectacle perdure-t-il ?
Pour retracer l'histoire de la démocratie coréenne, il nous faut explorer le vaste répertoire d'images accumulées au cours de son développement.
Le chapitre 1 ne limite pas la réflexion sur la démocratie au niveau institutionnel ou idéologique, mais se concentre sur le « corps du peuple », qui est à la fois le sujet qui produit les scènes historiques et le public de ces scènes.
Lorsqu'on évoque la démocratie coréenne, les scènes et les images qui reviennent sans cesse sont reconsidérées à travers le concept d'« imaginaire », et l'on constate que, notamment dans les années 1980, ces images étaient composées de scènes de mort et de sacrifice.
Des déclarations telles que « L’arbre de la liberté pousse en buvant du sang » (Jang Jun-ha) et « L’arbre de la démocratie pousse en buvant le sang du peuple » (Kim Dae-jung) se sont largement répandues, et la mort du peuple a été reconnue comme une opportunité essentielle pour la démocratisation.
Le mouvement de démocratisation s'inscrivait également dans la continuité de la pratique du deuil et de l'héritage de ces sacrifices.
La place lors des manifestations de juin 1987 fut l'une des scènes les plus dramatiques mises en scène par Min.
L'image de Lee Han-yeol, touché par une grenade lacrymogène et tombé au sol, est restée gravée dans la mémoire de la foule rassemblée sur place.
Lee Han-yeol aurait gardé précieusement dans son cœur la mort de Park Jong-cheol, et Park Jong-cheol aurait gardé précieusement dans son cœur la vidéo du mouvement de démocratisation de Gwangju du 18 mai et l'histoire de Jeon Tae-il.
Une analyse approfondie de la réaction en chaîne de ces images et de leurs conséquences nous aide à comprendre la démocratie coréenne, qui répète le récit du spectacle, oscillant entre le «spectacle de la mort et le spectacle de l'unité» et le «cidre et la patate douce» politiques, sous un nouvel angle.
Un regard sur les années 80 par un sociologue
Corps brisés et brûlés dans la démocratie des années 1980
Lorsqu'on évoque la démocratie coréenne des années 1980, la première scène projetée sur nos écrans culturels est celle d'un citoyen arrêté et battu par la violence d'État, ce qui conduit finalement à sa mort.
Au chapitre 2, il est défini comme un « corps naturel » en ce sens qu'il apparaît comme un corps entièrement soumis aux lois de la physique, comme tomber lorsqu'on le frappe et saigner lorsqu'on le poignarde.
La répression du soulèvement de Gwangju par les forces de la loi martiale en août 1980 fut un exemple extrême de la violence d'État (p. 74). Selon le chapitre 3, les images de corps meurtris, vues par les civils témoins de ce spectacle, furent perçues comme le signe d'une démocratie mise à mal. « Gwangju » devint ainsi un symbole de la violence d'État et un sujet de réflexion, un événement ravivé chaque fois que l'État recourait à une force physique injuste.
Le « corps collectif » du peuple, analysé au chapitre 4, est un autre spectacle qui remplit le récit de la démocratie coréenne.
Une place noire de monde, une foule immense qui avance avec des bougies, des gens qui affluent de toutes parts. (Page 267) Min apparaît sur scène dans le rôle du personnage principal et forme une immense foule.
C'est un spectacle grandiose en soi, et les différents rituels de deuil qui s'y déroulent sont également un spectacle impressionnant.
La performance de deuil, où les gens pleurent, chantent et dansent ensemble, n'est pas seulement un processus métabolique qui active la vitalité collective du peuple, mais qui renouvelle aussi le peuple, qu'il soit interprète ou spectateur, en de nouveaux sujets démocratiques. (p. 303) La démocratie coréenne était un processus où le peuple, voyant les corps meurtris et brûlés des victimes et agissant lui-même, a finalement créé un corps plus grand, une démocratie plus passionnée.
L'auteur, né au milieu des années 1980, observe les différentes images qui ont surgi au cours de ce processus avec le sérieux d'un jeune de cette époque.
Et ce puissant récit de victoire nous sort de l'ivresse politique dont il nous procure encore aujourd'hui.
Bien que la victoire ait été répétée, les morts ne sont pas revenus.
La démocratie demeure une fête exceptionnelle, mais la démocratie progressive et graduelle de la vie quotidienne est introuvable.
Ne devrions-nous pas maintenant porter un regard sur la vie des personnes vulnérables qui vivent parmi nous et réfléchir à la manière dont nous pouvons prendre soin d'elles ensemble ?
Avant qu'ils ne connaissent à nouveau une mort prématurée sous nos yeux.
Pour une démocratie sur une place publique où chacun peut briller à égalité
Quel genre de citoyens devrions-nous être ?
Ce livre nous amène à reconsidérer la démocratie, non pas comme un idéal à protéger même au péril de sa vie, mais comme une pratique quotidienne à cultiver avec les êtres vivants, ici et maintenant.
À quel genre de démocratie sommes-nous incapables de nous identifier, captivés par le récit des « morts sauvant les vivants » ?
Dans le chapitre 5, qui réexamine le récit et la signification de notre démocratie, l'auteur pose la question suivante :
« Est-il impossible d’avoir une démocratie qui ne soit pas une démocratie sacrée et sainte qui provoque la résurrection des morts, mais une démocratie quotidienne et laïque, une démocratie dans laquelle chaque citoyen peut vivre égal, plutôt qu’une démocratie dans laquelle le peuple triomphe de l’État ? » (pp. 358-359) Cette transition exige non pas une démocratie plus grande et plus forte, mais une nouvelle imagination et une nouvelle pratique d’une démocratie différente de celle que nous avons aujourd’hui.
Du naufrage du ferry Sewol à l'accident où Kim Chung-hyun, employé de la centrale thermique de Taean, a été piégé dans un wagon, les décès de civils continuent de se produire sans interruption.
Il nous faut désormais dépasser la question post-mortem du « qui est mort et comment ? » et concentrer notre attention préventive sur la question de « qui est en vie, dangereusement, à nos côtés ? »
Comment construire la démocratie sur les fondements de la vie quotidienne, plutôt que sur des tragédies récurrentes ?
Comment instaurer une démocratie sur la place publique où les voix et l'existence des vivants puissent briller de manière égale ?
L’auteur a poursuivi cette réflexion sur le problème à travers une étude commune intitulée « Un monde rencontré sur la place : analyse des discours des citoyens lors du rassemblement pour la démission de Yoon Seok-yeol ».
Cette étude, qui a suscité beaucoup d'attention, analyse les aspirations et les espoirs contenus dans les voix des citoyens qui résonnent sur la place, capturant méticuleusement comment la démocratie d'aujourd'hui se reconstruit au-delà du spectacle de la mort et de la lutte.
La démocratie, qui protège la vie des vivants, ne commence-t-elle pas précisément au sein de ces voix diverses et même de cette lumière ? (p. 365) « Corps, Spectacle, Démocratie » aborde avec force la douleur et la joie inhérentes aux images de la démocratie coréenne, et pourtant, sans être submergé par leur puissance dramatique, inspire l'espoir d'une nouvelle démocratie.
SPÉCIFICATIONS DES PRODUITS
- Date d'émission : 25 juin 2025
Nombre de pages, poids, dimensions : 396 pages | 408 g | 140 × 210 × 20 mm
- ISBN13 : 9788936480868
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